Xbox Test : The Shapeshifting Detective

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#1
Nous sommes dans la petite ville d’August, quelque part en Grande-Bretagne. La nuit s’apprête à tomber. Un homme ô combien étrange nous explique vaguement qu’il existe une limite et qu’il n’est absolument pas question de la franchir. Une limite à quoi ? A vous de le découvrir à mesure que vous assistez le patron de la police locale, « Chief Dupont », dans son enquête sur le meurtre d’une jeune femme. Au-delà de l’aspect sordide de l’événement qui secoue la petite ville, une chose travaille Dupont : le meurtre lui avait été annoncé peu de temps avant d’être commis par un groupe de diseurs de bonne aventure. Oui, deux femmes et un homme ont tiré des cartes de Tarot et ont conclu -avec justesse- au décès de la jeune femme. Ils logent dans une maison d’hôtes où vous, Sam, êtes invité à mener l’enquête. Sam n’est pas un investigateur comme un autre : il est « The Shapeshisfting Detective », il possède le pouvoir de se changer en d’autres êtres humains. C’est avec cet atout de taille en mains et autour de cette capacité que se déroule l’intrigue du jeu.​


The Shapeshisfting Detective est donc un FMV, soit un titre composé à 100% de séquences filmées. Ce genre qui a tenté une percée dans les années 1990 sur PC, Mega CD, 3DO et autres CDI, connait un certain regain de santé ces derniers temps. Le mythique Night Trap a ainsi fait son retour sur PS4/PS Vita et sur Xbox One, on accueillait l’année dernière le très bon Late Shift. D’ailleurs, ne vous attendez pas avec The Shapeshisfting Detective à la même qualité, du reste aux mêmes moyens mis dans la vidéo. Late Shift proposait véritablement de suivre une aventure à la manière d’un film tandis que le jeu de D’Avekki joue la carte de la vue à la première personne. L’enquête est au cœur de l’expérience et s’appuie la plupart du temps sur des plans sérés se focalisant sur les personnages. On n’est jamais spectateur ni en contact avec plus d’une personne à la fois, point de vue créant une ambiance très particulière, intime, parfaitement adaptée au thème du polar.​


Comme tout bon FMV, The Shapeshisfting Detective ne propose pas pléthore d’actions à réaliser. On peut simplement, au travers d’une liste du choix, se rendre auprès d’une personne à interroger ou alors aller dans notre chambre afin de procéder au changement d’identité parmi les personnages rencontrés (huit au total). Ainsi, on utilise l’un pour manipuler l’autre et peu à peu, on parvient à obtenir de plus en plus d’informations. Les interactions avec les personnages sont simples et reposent exclusivement sur des choix de dialogues (sans limite de temps) avec parfois la possibilité de se taire pour ne pas éveiller les soupçons. Quand on ne parle pas avec l’un des huit personnages impliqués dans l’aventure, des images de la maison d’hôtes défilent en noir et blanc, sur fond de radio diffusant des histoires sombres, parfois sordides. Au rythme d’un piano et de la diction lente et appliquée des différents narrateurs à la radio, la bande-son s’impose comme très réussie pour The Shapeshisfting Detective.​

Avec plus de 1600 scènes pour plus de 4h30 de vidéo environ, The Shapeshisfting Detective n’atteint certes pas les 7 heures de The Infectious Madness of Doctor Dekker mais propose largement de quoi faire. Les embranchements sont nombreux et surtout, l’identité du meurtrier n’est pas forcément la même d’une partie à l’autre ! Celui-ci est sélectionné de manière aléatoire par le jeu à son démarrage et en ajoutant à cela plusieurs issues, dont une malheureuse, on peut jouer plusieurs fois l’aventure et découvrir de nouvelles choses. C’est un parti-pris auquel on adhère ou non, sachant qu’il est, compte tenu des nombreux embranchements proposés, impossible de redémarrer une partie autrement que depuis le tout début (sans possibilité non plus d’accélérer des séquences que l’on a déjà visionné lors des parties précédentes).​


De notre côté, nous avons bouclé deux parties où le meurtrier était le même mais avons pu assister à des moments tout à fait différents et découvert de nombreuses choses passées sous silence lors de la première session. Chaque partie a duré environ deux heures, ce qui est plus que bon pour un FMV et du début à la fin, l’ambiance était au rendez-vous. Le jeu d’acteur est plaisant, volontairement exagéré, parfois drôle, parfois hypnotisant (mention spéciale l’actrice Leah Cunard). Voir chacun pousser les traits de caractère de son personnage jusqu’à sa limite fonctionne très bien et donne une certaine légèreté à un ensemble tout de même bien sombre. Les freins au plaisir dans The Shapeshisfting Detective sont aussi malheureux que simples : avec une progression basée sur des allers et retours auprès des personnages est quelque chose qui a fatalement tendance à hacher le rythme. On finit même parfois par s’agacer un peu quand ça n’avance pas parce que l’on n’a pas posé une certaine question avec un certain personnage à un autre. Et puis il faut noter que The Shapeshisfting Detective est intégralement en anglais et que l’on ne profite vraiment de l’ambiance qu’avec un niveau somme toute bon dans la langue de Shakespeare. Sans quoi, à défaut de vraiment risquer de ne pas comprendre l’histoire, on passe à côté des jeux de mots, références et autres éléments d’ambiance qui contribuent à la réussite du titre.​

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