Xbox Test : WWE 2K19

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#1
Quel que soit le ressenti final, une chose est assurée avec WWE 2K19 : l’amateur de catch a de quoi passer un très long moment sur le ring et en dehors. Le jeu développé par Yuke’s et Visual Concept est chargé comme une mule avec des menus qui finissent par donner le tournis. Rien que pour lancer un petit match d’exhibition, on a le choix parmi une cinquantaine de variantes suivant le nombre de combattants sur le ring, la présence d’une cage, d’une échelle (voire des deux), le principe de validation de la victoire… Bref, quand on ajoute à cela une sélection de catcheurs absolument titanesque (plus de 200), faite de figures d’hier et d’aujourd’hui -parfois dans leurs deux formes-, WWE 2K19 s’adjuge sans problème la ceinture de champion du contenu, poids très lourd. On s’y perd, clairement. Pas toujours pour les bonnes raisons (la sélection des combattants n’est pas des plus souples) mais au final on tombe toujours sur quelque chose de sympathique comme le mode Showcase qui marque son grand retour. Absent de l’édition 2K18, relégué avant cela au statut de DLC dans le 2k17, on se souvient que suivre l’épopée de Steve Austin dans WWE 2k16 offrait de beaux moments. Eh bien cette année, avec un focus sur la carrière de Daniel Bryan, on retrouve avec plaisir les vidéos d’époque, les commentaires de l’intéressé et surtout la reproduction des 11 affrontements clés du catcheur au cœur desquels nous devons reproduire les grands moments. Du fan service comme on l’aime, certes pas toujours facile à accomplir tant cela réclame le suivi à la lettre des instructions pour que la reproduction soit fidèle. Mais l’ambiance est assurément au rendez-vous.​


L’autre gros morceau de la proposition en solo, c’est le mode scénarisé « Ma carrière ». Là encore, on a la preuve s’il faut que WWE 2K19 est généreux avec un large choix d’éléments de personnalisation pour ce catcheur que l’on porte de la petite salle locale pour le compte de la BCW vers les plus grands rendez-vous de la WWE. La mise en scène est minimaliste, faite de cut-scenes utilisant le moteur du jeu, mais on apprécie tout de même l’effort de scénarisation, les choix de dialogues, l’humour bien présent et surtout des échanges entièrement doublés (en VOSTFR). Tout au long de l’aventure, on débloque trois sortes de points pour autant d’arbres d’améliorations. Comme pour le reste, c’est un peu bordélique mais au moins il y a de quoi faire pour créer son combattant et briller sur les rings. Toujours côté solo, le mode « Univers WWE » permet si on le souhaite de mettre de côté les prestations sur le ring pour se concentrer sur l’organisation du monde du catch. On est ainsi libre de fixer le type de rendez-vous voulu sur le calendrier, de gérer les rivalités, de choisir l’issue d’un combat pour favoriser la popularité de tel ou tel catcheur ; on retrouve même un système de joutes verbales où l’emporte celui qui enchaine le mieux les bonnes répliques face au public. Dommage pour le coup que cette partie ne profite pas de doublages. Le mode Univers WWE s’avère rapidement très riche, forcément addictif pour qui voue une certaine passion pour le catch et fait office d’expérience à part, à la limite de se suffire à elle-même.​


Si c’est toutefois une autre forme d’expression sur le ring que vous recherchez, sachez que le multijoueur est là évidemment (avec là encore une armada de variantes) et qu’il reste tout de même en solo la partie 2K Tour. Il s’agit là d’une sorte de mode « survival » où le joueur affronte une série de catcheurs selon plusieurs thématiques et où la défaite est définitive. Vous l’avez compris : avec sa tonne de contenu sous licence, sa myriade d’options de personnalisation, sa reproduction fidèle des entrées jusqu’au catcheur le moins en vogue, WWE 2k19 est probablement la simulation sportive la plus généreuse qui soit. On lui pardonne du coup son système de monnaie virtuelle (VC) sur lequel repose le déblocage de certains combattants et également la possibilité d’obtenir des boosters pour son personnage en mode Ma Carrière : rien ne semble trop difficile ou trop injuste et ne motive -à notre humble avis- le passage à la caisse synonyme de dépense d’euros cette fois pas virtuels du tout.​


Pour autant, prendre du plaisir avec WWE 2k19 n’est pas forcément aussi facile manette en mains ; du reste, la jouabilité proposée ici demande de faire preuve d’une certaine patience avant de véritablement s’offrir pleinement. Pour avoir joué aux épisodes précédents mais surtout testé plus en détails WWE 2k16 à l’époque de sa sortie, on s’est surpris ici à retrouver (un peu trop) rapidement nos marques. Le système de prises et plus particulièrement la possibilité de viser une partie du corps reposent encore et toujours sur des manipulations loin d’être souples. Ce n’est pas difficile à prendre en mains ; ça manque surtout de naturel. Ce déficit de souplesse se ressent comme par le passé à tous les étages, avec des catcheurs droits comme des piquets, des animations qui ont leurs petits moments où elles semblent robotisées (en dépit de l’annonce de plus de 200 nouveaux mouvements dans cette édition). Le système de contre n’a pas beaucoup changé non plus et s’il n’est en théorie pas difficile du tout à activer, trouver le bon timing n’est pas franchement évident. Et qui dit contre dit IA qui contre également, avec toute la frustration que cela peut occasionner. Il est cela dit appréciable de voir que la possibilité de contrer est limitée et se recharge avec le temps, empêchant de fait l’IA de « spammer » des contres.​


Après toutes ces années de loyaux et plus ou moins bons services, il serait peut-être temps d’offrir à WWE 2k un gameplay un poil plus souple. Pas forcément plus simple, mais au moins plus naturel à appréhender. Le spectacle répond néanmoins présent, les combats sont plaisants mais quoi qu’il en soit, on espère une véritable évolution à l’avenir. C’est également sur la forme que l’on attendait WWE 2k19. Sans décevoir, le titre du duo Yuke’s/Visual Concept ne prend aucun risque et délivre une prestation graphique dans la droite lignée des éditions précédentes. L’ambiance explosive du monde WWE, les entrées soignées et la musique toujours bien choisie limitent heureusement la casse mais tout le reste pourrait avoir bien meilleure mine… Par ailleurs, en dehors des grandes superstars la modélisation des catcheurs laisse à désirer. Ce constat est d’autant plus vrai du côté des divas où l’on semble décidément avoir abandonné l’idée de rendre grâce à leur beauté. On termine tout de même avec du positif en regardant du côté des temps de chargement tout à fait acceptables et du framerate, lequel s’avère stable en toutes circonstances (testé ici sur Xbox One X, le jeu est « Xbox One X Enhanced »).​

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