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PlayStation Ghost of Yōtei – Édition complète : Interview d’Erika Ishii

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GameActu
La traque d’Atsu n’est pas terminée. Un an après la sortie du jeu original, les joueurs PS5 peuvent replonger dans l’univers du jeu grâce à l’édition complète de Ghost of Yōtei. Disponible dès maintenant sur PS5, cette édition regroupe la campagne, le mode multijoueur Ghost of Yōtei Legends et deux ajouts majeurs : le mode roguelike Ennemi public et l’extension narrative Échos de Sekigahara. Cette histoire est partagée entre le présent et des flashbacks de l’époque où Atsu vivait sur le continent.

Pour marquer le lancement de l’édition complète et célébrer le premier anniversaire du jeu, nous accueillons à nouveau la voix d’Atsu, Erika Ishii, pour parler du jeu.

Remarque : cette interview a été condensée pour plus de clarté et de concision. Vous pouvez écouter l’intégralité de la discussion dans le dernier épisode de PlayStation Podcast, disponible plus tard aujourd’hui.


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Ghost of Yōtei – Édition complète : Interview d’Erika Ishii







PlayStation Blog : Cela fait déjà un an que le jeu est sorti. Comment Atsu a-t-elle affecté votre vie depuis ?

Erika :
Je n’arrive toujours pas à y croire, vous savez, car, encore une fois, c’était mon rêve. J’ai joué à The Last of Us et je me suis dit : je veux faire ça. Je savais déjà que je voulais être actrice. Je savais déjà que j’adorais les jeux vidéo. Mais ce que je voulais vraiment, c’était ça. Je me suis dit : c’est ça, ce que je veux faire. Et… oui, de me voir sur l’écran d’accueil de ma PlayStation, de jouer au jeu et d’avoir la chance de me rendre au Tokyo Game Show, ce qui était un autre de mes rêves. Mais aussi d’avoir un magnifique cosplay d’Atsu réalisé par des professionnels pour moi afin de pouvoir être Atsu sur la scène de Sony PlayStation au Japon… j’ai vraiment l’impression de vivre un rêve éveillé, parfois.

PlayStation Blog : J’étais curieux de savoir si vos dialogues pour l’extension avaient été enregistrés après coup ou s’ils faisaient partie de l’enregistrement original du jeu. Tout porte à croire que vous êtes revenue après coup. Combien de temps s’est écoulé entre le dernier dialogue que vous avez enregistré pour la campagne principale et votre retour pour l’extension ?

Erika :
Il y a eu au moins quelques mois d’écart. Ils ont dû travailler très dur pour perfectionner le jeu avant sa sortie, puis prendre une pause bien méritée. Mais alors que nous approchions de la fin de la production du jeu, je leur posais constamment des questions. « Est-ce qu’on fait un DLC ? Parce que l’île d’Iki était vraiment géniale et m’a vraiment poussée à vouloir en savoir plus sur le passé d’Atsu… »

J’avais une liste de propositions pour eux [rit], mais ils n’ont rien retenu de ce que j’avais suggéré. Mais à la soirée de lancement, j’ai discuté avec Courtney Woods, la scénariste d’Échos de Sekigahara. Et nous avons comploté. Nous nous sommes dit : « Atsu a besoin d’un peu de romance dans sa vie ». Genre, c’est impossible qu’elle n’ait connu aucune forme de romance. Elle l’a mentionné [en ce sens] dans l’une des scènes d’onsen. Donc, on savait qu’elle ne dormait pas toujours seule, au moins. Mais qu’en est-il des liens plus personnels ? Est-ce la seule fois dans sa vie, jusqu’à présent, qu’elle en a eu ? Et j’ai fini par obtenir ce que je voulais.

PlayStation Blog : Vous avez eu ce petit moment de pause. Ce temps vous a-t-il permis de mieux comprendre le personnage, ou y a-t-il quelque chose que vous avez vécu en dehors du rôle qui a aidé à enrichir votre interprétation d’Atsu ?

Erika :
J’ai joué au jeu, tout simplement. C’est fou parce que, vous savez, la plupart du temps, les acteurs de doublage ne peuvent pas jouer au jeu avant sa sortie. J’ai eu la chance [de pouvoir le faire] pendant la production. Mais c’est autre chose de jouer au jeu complet et être littéralement aux commandes et l’incarner. Parce que souvent, si cela fait un moment que vous n’avez pas joué un personnage, ils vous font écouter des enregistrements de référence. Mais j’ai pu redevenir Atsu sans aucun souci et me rendre tout de suite en cabine. C’était vraiment une chance.

PlayStation Blog : Il y a des flashbacks. Vous jouez donc deux périodes différentes de la vie d’Atsu. Comment faites-vous pour entrer dans le personnage quand vous devez changer entre les deux périodes ?

Erika :
Plusieurs choses m’ont aidée. Nous avions fait beaucoup de flashbacks avec la jeune Atsu. Je pouvais donc extrapoler ce qui s’était passé. La plupart du temps, en tant qu’actrice, vous avez ce qu’on appelle un moment préalable. Avant le début de chaque scène, vous devez savoir où vous étiez, ce que vous faisiez. Il y a forcément tout un parcours de vie vécu avant ce moment. Je devais l’avoir en tête au préalable et savoir en quelque sorte ce qu’elle avait traversé et ce que ce point charnière de sa vie représentait pour elle.

En tant qu’actrice, vous devez être capable de vous mettre à la place du personnage à tout moment et de vous dire : « OK, je pense que le temps qu’elle a passé à faire cela a probablement influencé ce qu’elle vit dans le présent. »


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Ghost of Yōtei – Édition complète : Interview d’Erika Ishii







PlayStation Blog : Le mode roguelike, Ennemi public. Avez-vous enregistré de nouveaux dialogues pour ce dernier ?

Erika :
Oui, il y a quelques nouveaux dialogues. Comme il s’agit d’un nouveau mode qui n’est pas canon avec l’histoire du jeu, il a une atmosphère légèrement différente, plus mystique, de la même manière que le mode multijoueur a un aspect plus mythologique. Il y a une dimension plus intense.

PlayStation Blog : Vous n’êtes pas le seul personnage dans Ennemi public. On y retrouve des visages familiers, mais également un personnage plus surprenant… Jin, qui fait son grand retour, et je crois que Daisaku Tsuji a également enregistré de nouvelles lignes de dialogue à cette occasion. Je crois savoir que vous ne vous êtes pas croisés pendant les sessions d’enregistrement, mais vous avez dû vous réunir pour parler de tout ce qui concerne les jeux de la licence et comparer vos expériences, n’est-ce pas ?

Erika :
J’ai pu discuter avec lui [quand il était à Los Angeles] et nous en avons parlé un peu. C’était avant la sortie du jeu. Je lui ai dit à quel point son travail comptait pour moi et combien j’étais reconnaissante de reprendre le flambeau du Fantôme.

À bien des égards, il a découvert les jeux vidéo grâce à Ghost of Tsushima. Mais depuis, il est apparu dans beaucoup d’autres jeux. Je pense que je joue aussi dans la plupart d’entre eux. Nous plaisantons en disant que nous sommes liés pour toujours et que l’un d’entre nous suivra les traces de l’autre.

PlayStation Blog : L’année dernière, je vous ai demandé comment vous vous sentiez à l’approche de la sortie du jeu. Vous aviez mentionné que vous alliez vous réunir avec de personnes ayant travaillé sur ce dernier. Alors, comment vous sentez-vous pour le premier anniversaire de Ghost of Yōtei ?

Erika :
Oh, et bien… Je pense que le plus important, c’est la sortie de l’édition complète. J’ai appris la date de sortie de cette dernière en même temps que tout le monde. Nous avions tous fait un petit pari sur la date à laquelle nous pensions pour la sortie. Et j’ai dit : « Je suis sûre que ce sera le jour de l’anniversaire. » Bon, je me suis trompée d’une journée [rit]. J’ai l’impression que cette sortie célèbre également l’anniversaire du jeu.

J’éprouve des sentiments très ambivalents à ce sujet. J’ai passé quatre ans de ma vie à être son visage, ses mouvements et sa voix, à contribuer à son développement et à travailler avec l’une des meilleures équipes de tous les temps… Atsu fera partie de mon cœur pour toujours. Et vous savez, quand ils affichent les logos de PlayStation, il y a souvent une image d’Atsu, une image de mon visage. Je vois encore des cosplays dans les conventions. Je… C’est, pour en revenir à ce que je disais au début, tout ce dont je rêvais. Et je pense que c’est ce qu’on fait quand on accomplit une grande chose, quand on arrive au sommet de la montagne, on sait qu’on doit juste continuer à avancer. Et je pense qu’il me reste encore beaucoup de montagnes à gravir.

J’ai le grand privilège, en plus d’Atsu, d’avoir d’autres personnages ou travaux qui font partie de mes accomplissements. Je n’ai pas à être définie par Atsu, mais elle sera toujours si spéciale pour moi.

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