L’introduction de Crimson Desert est simple et efficace : on retrouve notre héros, Kliff, dans un campement, retiré dans la forêt baignée par la lumière de la lune. La tension est palpable et lors d’un repas rapidement écourté, on se retrouve attaqué par un groupe d’ennemis répondant au nom d’Ours Noirs. Les affrontements sont rapides et intenses et notre équipe se fait rapidement éliminer, à l’exception de deux de nos compagnons et de Kliff, retrouvé agonisant en aval d’un fleuve. C’est là que débute la réelle aventure, le point de départ d’une histoire qui tiendra le joueur en haleine pendant plusieurs longues dizaines d’heures de jeu. Cette histoire, bien qu’intéressante, rencontre un problème fondamental lié au game-design puisqu’elle se retrouve noyée dans le gigantisme du jeu. Entre les déplacements qui occupent une grande partie de notre temps, et les innombrables quêtes annexes qui viennent jalonner notre périple, on a tendance à perdre le fil du scénario. C’est d’autant plus vrai que votre avancée ne peut se faire en ligne droite. Le jeu, de par sa difficulté (sur laquelle nous revenons d’ici peu) vous oblige à faire des haltes afin de vous équiper et de faire évoluer votre personnage. Cela dilue inévitablement la trame principale qui manque réellement de profondeur et qui se montre, au final, assez convenue.

De ce voyage, on retiendra la possibilité de débloquer deux autres personnages jouables qui disposent chacun de leurs particularités. L’une est agile et rapide, tandis que le second incarne la force brute. C’est plutôt sympathique et cela rappelle, d’une certaine manière, la dualité des assassins d’Assassin’s Creed Shadows. Au cœur de ce trio, Kliff occupe une place de personnage équilibré, à mi-chemin entre les deux autres. Comme eux, ils disposent de ses spécificités et, surtout, de son arbre de talents personnel. Ce dernier est découpé en trois catégories bien distinctes : endurance, esprit et vie. Ces trois branches disposent de talents et compétences bien spécifiques qui peuvent être améliorés au cours de la partie en récupérant des artéfacts abyssaux. Si le principe n’a rien d’original bien qu’il soit efficace, on déplore tout de même un manque réel de visibilité, de clarté et même d’une certaine cohérence. Le tri des compétences en fonction de leur appartenance n’est pas toujours logique. L’augmentation des dégâts n’est pas quantifiée et il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver.
Ces problèmes, malheureusement, se répètent dans ce jeu qui manque cruellement d’intuitivité. Les menus sont austères et la navigation nous a semblé fastidieuse à la manette. On y voit là la résultante du projet initial – un MMORPG qui a été transformé en jeu PC. Et là où un Final Fantasy XIV offre une réelle alternative avec une manette, Crimson Desert nous impose un fonctionnement mal pensé et d’une lourdeur rare. Le journal se divise en multiples sous-menus dans lesquels les quêtes sont triées. L’inventaire, qui s’agrandit au fil des missions accomplies, se subdivise lui aussi maladroitement, tandis que la carte ne peut être ouverte qu’en passant par la touche menu. Alors oui, il y a bien la barre latérale qui accélère un tout petit peu la navigation, mais dans les faits, cela reste franchement peu intuitif. Ce constat s’applique également aux techniques à employer. Même après quelques heures de jeu, on peine à se souvenir de tous les mouvements mis à notre disposition. Une petite barre en bas de l’écran aurait largement facilité l’utilisation de toutes les compétences de Kliff : que ce soit celle pour combattre ou même les pouvoirs qui nous permettent de déplacer des objets. C’est une expérience laborieuse que Pearl Abyss nous propose avec Crimson Desert et c’est bien dommage.

Évidemment, tout cela se répercute inévitablement sur les affrontements du jeu qui nous sont présentés dans l’introduction et qui nous offrent, dans la plupart des cas, l’opportunité d’affronter de nombreux ennemis. Pris à froid, on se sent vite perdu, surtout que le tutoriel est assez mal pensé et qu’il manque de précisions. Mais après quelques paires de claques (et accessoirement de coups d’épée), on finit par prendre ses marques. Kliff est un guerrier fort qui tape dur, qui encaisse plutôt bien, et qui dispose de pas mal de possibilités : esquive, bouclier, attaque et évidemment de nombreuses compétences à employer. Pour vous aider ou plutôt vous contraindre à agir avec une certaine prudence, une jauge d’endurance est également de la partie. L’utilisation de certaines techniques l’impacte, logiquement, et c’est donc avec parcimonie que vous devez employer le panel de mouvements mis à votre disposition. Si tout cela semble plutôt réussi et astucieusement mis en place, il faut malencontreusement composer avec une caméra parfois capricieuse et surtout des imprécisions. Il y a un manque de réactivité (peut-être lié à la partie technique sur laquelle nous revenons longuement plus bas) et surtout un manque de lisibilité qui peut être gênant. Heureusement, quand on se retrouve dans un milieu un peu plus ouvert, en pleine lumière du jour, et que l’on parvient à se placer correctement face à nos ennemis, le tout devient brutal, technique et plutôt satisfaisant, il faut bien le dire.
Vous l’avez compris, nos impressions s’avèrent plutôt mitigées en ce qui concerne le gameplay, les menus ou même l’histoire. Mais au final, après de nombreuses heures de jeu, on se rend assez rapidement compte que la véritable star du jeu, c’est le monde ouvert proposé dans Crimson Desert. Gigantesque, colossal, monumental, les qualificatifs ne manquent pas pour parler de l’univers proposé par les développeurs de Pearl Abyss. Il suffit d’ailleurs de jeter un simple coup d’œil à la carte du monde pour se rendre compte de l’immensité de cette dernière. À cela, il faut ajouter des quêtes annexes en nombre démentiel et des possibilités de jeux (et de mini-jeux) tout aussi impressionnantes. Pour vous donner un ordre d’idée, la première zone du titre propose, à elle seule, pas moins de 100 quêtes annexes ! Alors oui, évidemment, avec un nombre pareil, il est logique qu’une immense partie d’entre elles soit de simples allers-retours, mais même si c’est le cas, on ne peut pas reprocher au jeu de proposer un contenu qui frise l’indécence.
Bien entendu, au-delà d’être un simple monde ouvert, Crimson Desert, c’est aussi de l’exploration. De ce côté-là, les possibilités sont également immenses. Vous pouvez partir à l’aventure (on écrirait même bien à l’Aventure) à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, et pourtant vous trouverez toujours quelque chose à faire. Que ce soit des planques à libérer, des ennemis à affronter, des téléporteurs à activer ou même des quêtes à lancer, l’exploration est récompensée pour le joueur qui se montre courageux. C’est d’autant plus vrai que vous pouvez – moyennant de l’endurance, à la manière de Breath of the Wild – escalader à peu près toutes les parois qui se trouvent sur votre chemin. N’oublions pas non plus toutes les ressources qui peuvent être récupérées (plantes, insectes, animaux, minerais…) et qui servent le craft et vous avez un panel non exhaustif de ce que Crimson Desert a à vous offrir. D’ailleurs, tant qu’à parler de la partie « création », sachez qu’il est possible, chez le forgeron, de créer, modifier et améliorer votre équipement. La cuisine occupe également une place importante dans le titre puisque vous pouvez préparer de bons petits plats qui, non contents de vous rendre de la vie de manière considérable. Cette étape est d’ailleurs essentielle pour les affrontements de boss qui sont parfois compliqués. La raison ? La difficulté du jeu qui est assez mal dosée et qui risque bien de rebuter certains joueurs. Si les affrontements basiques sont relativement accessibles, c’est surtout du côté des boss que les choses se corsent. Certains d’entre eux nous ont semblé franchement compliqués, nous obligeant ainsi à retourner sur nos pas et à « farmer » un meilleur équipement et des artéfacts abyssaux qui permettent d’améliorer nos compétences ou nos caractéristiques. On regrette d’ailleurs que les développeurs n’aient pas offert aux joueurs la possibilité de choisir la difficulté, ce qui aurait résolu bon nombre de problèmes et de frustrations.

Du côté du bestiaire, c’est peu ou prou la même chose. Crimson Desert est un jeu généreux qui va vous proposer une kyrielle d’adversaires différents. Outre les boss dont nous avons déjà parlé précédemment, vous allez croiser un grand nombre d’humains, évidemment, mais aussi toute une série de créatures plus ou moins dangereuses. L’exploration – tout comme l’histoire évidemment – amène Kliff et sa bande devant des monstres ou des animaux allant du simple crabe au gigantesque dragon. On peut également, à la pelle croiser des monstres mécaniques, des sorcières, des guerriers en tous genres et même des ours. Il ne faut sous-estimer aucune de ces rencontres qui peut rapidement se solder par votre défaite, si vous ne vous montrez pas prudent.
Passons maintenant à la partie technique et à la direction artistique du jeu. Pour cette dernière, Crimson Desert remplit toutes les cases de ce que l’on est en droit d’attendre d’un jeu de Fantasy. Il existe de nombreuses factions ainsi que des races très différentes. Votre périple vous amène à la rencontre de toutes ces créatures, mais aussi à traverser plusieurs cités et biomes différents. C’est plutôt varié, soyons honnêtes, et comme la carte du monde est immense, vous ne tournez jamais vraiment en rond. On peut toutefois reprocher un héros qui manque de charisme et qui, malgré l’envergure de l’univers dans lequel il est plongé, ne risque pas de marquer les joueurs. En ce qui concerne la partie céleste, on ne peut évidemment s’empêcher de penser à Tears of the Kingdom, notamment quand on saute dans le vide. C’est plutôt réussi, plutôt sympathique, même si, à titre de comparaison, cela n’atteint jamais l’aura et le mystère que dégage le dernier Zelda.

Venons-en maintenant à la partie technique du jeu. Crimson Desert est, d’après les tests déjà parus, sublime sur PC. Sur console, et dans le cas présent sur Xbox Series X, c’est franchement plus compliqué. Trois modes de jeu sont proposés : qualité, équilibré et performance. Ce dernier est forcément le plus fluide, mais cela a un prix conséquent sur l’aspect visuel. Même constat pour le mode « qualité » qui est plus beau, plus fin, mais qui nous donne une impression de lourdeur omniprésente, ce qui s’avère plutôt ennuyeux pour les combats. Reste donc le mode « équilibré », celui avec lequel nous avons joué la plupart du temps, qui fait office de bon compromis. Pour faire simple, le jeu n’est jamais parfaitement fluide, et n’est pas toujours très joli. Certains panoramas restent marquants, agréables à l’œil, mais on a toujours l’impression qu’un filtre s’affiche sur le fond de notre écran. On peut également souligner la bouillie de pixels qui envahit les chutes d’eau ou même la fumée.
Il faut ajouter une dose non négligeable d’éléments qui apparaissent au fur et à mesure de notre avancée, une gestion de la lumière en intérieur qui semble totalement ratée par moments et du scintillement qui donne à l’ensemble un aspect plastique parfois désagréable. Même constat du côté des animations et de la mise en scène qui sont assez vieillottes. Bref, vous l’avez compris, sur Xbox Series X, Crimson Desert déçoit, alors même que la console semble tourner à plein régime (jamais notre ventilateur n’a tourné aussi vite). Sur le plan sonore, on salue la musique d’ambiance qui est plutôt réussie. Certains thèmes sont épiques et n’ont rien à envier à certaines grosses productions plus marquantes. On n’est pas encore au niveau d’un Final Fantasy, mais cela reste franchement sympathique à écouter. Du côté des doublages, bien que le jeu se « contente » de la langue anglaise, il s’avère qu’ils sont de bonne facture.
De ce voyage, on retiendra la possibilité de débloquer deux autres personnages jouables qui disposent chacun de leurs particularités. L’une est agile et rapide, tandis que le second incarne la force brute. C’est plutôt sympathique et cela rappelle, d’une certaine manière, la dualité des assassins d’Assassin’s Creed Shadows. Au cœur de ce trio, Kliff occupe une place de personnage équilibré, à mi-chemin entre les deux autres. Comme eux, ils disposent de ses spécificités et, surtout, de son arbre de talents personnel. Ce dernier est découpé en trois catégories bien distinctes : endurance, esprit et vie. Ces trois branches disposent de talents et compétences bien spécifiques qui peuvent être améliorés au cours de la partie en récupérant des artéfacts abyssaux. Si le principe n’a rien d’original bien qu’il soit efficace, on déplore tout de même un manque réel de visibilité, de clarté et même d’une certaine cohérence. Le tri des compétences en fonction de leur appartenance n’est pas toujours logique. L’augmentation des dégâts n’est pas quantifiée et il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver.
Ces problèmes, malheureusement, se répètent dans ce jeu qui manque cruellement d’intuitivité. Les menus sont austères et la navigation nous a semblé fastidieuse à la manette. On y voit là la résultante du projet initial – un MMORPG qui a été transformé en jeu PC. Et là où un Final Fantasy XIV offre une réelle alternative avec une manette, Crimson Desert nous impose un fonctionnement mal pensé et d’une lourdeur rare. Le journal se divise en multiples sous-menus dans lesquels les quêtes sont triées. L’inventaire, qui s’agrandit au fil des missions accomplies, se subdivise lui aussi maladroitement, tandis que la carte ne peut être ouverte qu’en passant par la touche menu. Alors oui, il y a bien la barre latérale qui accélère un tout petit peu la navigation, mais dans les faits, cela reste franchement peu intuitif. Ce constat s’applique également aux techniques à employer. Même après quelques heures de jeu, on peine à se souvenir de tous les mouvements mis à notre disposition. Une petite barre en bas de l’écran aurait largement facilité l’utilisation de toutes les compétences de Kliff : que ce soit celle pour combattre ou même les pouvoirs qui nous permettent de déplacer des objets. C’est une expérience laborieuse que Pearl Abyss nous propose avec Crimson Desert et c’est bien dommage.
Évidemment, tout cela se répercute inévitablement sur les affrontements du jeu qui nous sont présentés dans l’introduction et qui nous offrent, dans la plupart des cas, l’opportunité d’affronter de nombreux ennemis. Pris à froid, on se sent vite perdu, surtout que le tutoriel est assez mal pensé et qu’il manque de précisions. Mais après quelques paires de claques (et accessoirement de coups d’épée), on finit par prendre ses marques. Kliff est un guerrier fort qui tape dur, qui encaisse plutôt bien, et qui dispose de pas mal de possibilités : esquive, bouclier, attaque et évidemment de nombreuses compétences à employer. Pour vous aider ou plutôt vous contraindre à agir avec une certaine prudence, une jauge d’endurance est également de la partie. L’utilisation de certaines techniques l’impacte, logiquement, et c’est donc avec parcimonie que vous devez employer le panel de mouvements mis à votre disposition. Si tout cela semble plutôt réussi et astucieusement mis en place, il faut malencontreusement composer avec une caméra parfois capricieuse et surtout des imprécisions. Il y a un manque de réactivité (peut-être lié à la partie technique sur laquelle nous revenons longuement plus bas) et surtout un manque de lisibilité qui peut être gênant. Heureusement, quand on se retrouve dans un milieu un peu plus ouvert, en pleine lumière du jour, et que l’on parvient à se placer correctement face à nos ennemis, le tout devient brutal, technique et plutôt satisfaisant, il faut bien le dire.
Vous l’avez compris, nos impressions s’avèrent plutôt mitigées en ce qui concerne le gameplay, les menus ou même l’histoire. Mais au final, après de nombreuses heures de jeu, on se rend assez rapidement compte que la véritable star du jeu, c’est le monde ouvert proposé dans Crimson Desert. Gigantesque, colossal, monumental, les qualificatifs ne manquent pas pour parler de l’univers proposé par les développeurs de Pearl Abyss. Il suffit d’ailleurs de jeter un simple coup d’œil à la carte du monde pour se rendre compte de l’immensité de cette dernière. À cela, il faut ajouter des quêtes annexes en nombre démentiel et des possibilités de jeux (et de mini-jeux) tout aussi impressionnantes. Pour vous donner un ordre d’idée, la première zone du titre propose, à elle seule, pas moins de 100 quêtes annexes ! Alors oui, évidemment, avec un nombre pareil, il est logique qu’une immense partie d’entre elles soit de simples allers-retours, mais même si c’est le cas, on ne peut pas reprocher au jeu de proposer un contenu qui frise l’indécence.
Bien entendu, au-delà d’être un simple monde ouvert, Crimson Desert, c’est aussi de l’exploration. De ce côté-là, les possibilités sont également immenses. Vous pouvez partir à l’aventure (on écrirait même bien à l’Aventure) à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, et pourtant vous trouverez toujours quelque chose à faire. Que ce soit des planques à libérer, des ennemis à affronter, des téléporteurs à activer ou même des quêtes à lancer, l’exploration est récompensée pour le joueur qui se montre courageux. C’est d’autant plus vrai que vous pouvez – moyennant de l’endurance, à la manière de Breath of the Wild – escalader à peu près toutes les parois qui se trouvent sur votre chemin. N’oublions pas non plus toutes les ressources qui peuvent être récupérées (plantes, insectes, animaux, minerais…) et qui servent le craft et vous avez un panel non exhaustif de ce que Crimson Desert a à vous offrir. D’ailleurs, tant qu’à parler de la partie « création », sachez qu’il est possible, chez le forgeron, de créer, modifier et améliorer votre équipement. La cuisine occupe également une place importante dans le titre puisque vous pouvez préparer de bons petits plats qui, non contents de vous rendre de la vie de manière considérable. Cette étape est d’ailleurs essentielle pour les affrontements de boss qui sont parfois compliqués. La raison ? La difficulté du jeu qui est assez mal dosée et qui risque bien de rebuter certains joueurs. Si les affrontements basiques sont relativement accessibles, c’est surtout du côté des boss que les choses se corsent. Certains d’entre eux nous ont semblé franchement compliqués, nous obligeant ainsi à retourner sur nos pas et à « farmer » un meilleur équipement et des artéfacts abyssaux qui permettent d’améliorer nos compétences ou nos caractéristiques. On regrette d’ailleurs que les développeurs n’aient pas offert aux joueurs la possibilité de choisir la difficulté, ce qui aurait résolu bon nombre de problèmes et de frustrations.
Du côté du bestiaire, c’est peu ou prou la même chose. Crimson Desert est un jeu généreux qui va vous proposer une kyrielle d’adversaires différents. Outre les boss dont nous avons déjà parlé précédemment, vous allez croiser un grand nombre d’humains, évidemment, mais aussi toute une série de créatures plus ou moins dangereuses. L’exploration – tout comme l’histoire évidemment – amène Kliff et sa bande devant des monstres ou des animaux allant du simple crabe au gigantesque dragon. On peut également, à la pelle croiser des monstres mécaniques, des sorcières, des guerriers en tous genres et même des ours. Il ne faut sous-estimer aucune de ces rencontres qui peut rapidement se solder par votre défaite, si vous ne vous montrez pas prudent.
Passons maintenant à la partie technique et à la direction artistique du jeu. Pour cette dernière, Crimson Desert remplit toutes les cases de ce que l’on est en droit d’attendre d’un jeu de Fantasy. Il existe de nombreuses factions ainsi que des races très différentes. Votre périple vous amène à la rencontre de toutes ces créatures, mais aussi à traverser plusieurs cités et biomes différents. C’est plutôt varié, soyons honnêtes, et comme la carte du monde est immense, vous ne tournez jamais vraiment en rond. On peut toutefois reprocher un héros qui manque de charisme et qui, malgré l’envergure de l’univers dans lequel il est plongé, ne risque pas de marquer les joueurs. En ce qui concerne la partie céleste, on ne peut évidemment s’empêcher de penser à Tears of the Kingdom, notamment quand on saute dans le vide. C’est plutôt réussi, plutôt sympathique, même si, à titre de comparaison, cela n’atteint jamais l’aura et le mystère que dégage le dernier Zelda.
Venons-en maintenant à la partie technique du jeu. Crimson Desert est, d’après les tests déjà parus, sublime sur PC. Sur console, et dans le cas présent sur Xbox Series X, c’est franchement plus compliqué. Trois modes de jeu sont proposés : qualité, équilibré et performance. Ce dernier est forcément le plus fluide, mais cela a un prix conséquent sur l’aspect visuel. Même constat pour le mode « qualité » qui est plus beau, plus fin, mais qui nous donne une impression de lourdeur omniprésente, ce qui s’avère plutôt ennuyeux pour les combats. Reste donc le mode « équilibré », celui avec lequel nous avons joué la plupart du temps, qui fait office de bon compromis. Pour faire simple, le jeu n’est jamais parfaitement fluide, et n’est pas toujours très joli. Certains panoramas restent marquants, agréables à l’œil, mais on a toujours l’impression qu’un filtre s’affiche sur le fond de notre écran. On peut également souligner la bouillie de pixels qui envahit les chutes d’eau ou même la fumée.
Il faut ajouter une dose non négligeable d’éléments qui apparaissent au fur et à mesure de notre avancée, une gestion de la lumière en intérieur qui semble totalement ratée par moments et du scintillement qui donne à l’ensemble un aspect plastique parfois désagréable. Même constat du côté des animations et de la mise en scène qui sont assez vieillottes. Bref, vous l’avez compris, sur Xbox Series X, Crimson Desert déçoit, alors même que la console semble tourner à plein régime (jamais notre ventilateur n’a tourné aussi vite). Sur le plan sonore, on salue la musique d’ambiance qui est plutôt réussie. Certains thèmes sont épiques et n’ont rien à envier à certaines grosses productions plus marquantes. On n’est pas encore au niveau d’un Final Fantasy, mais cela reste franchement sympathique à écouter. Du côté des doublages, bien que le jeu se « contente » de la langue anglaise, il s’avère qu’ils sont de bonne facture.
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