Annoncé en 2020, le premier projet de Third Shift a connu quelques turbulences. Fondé par deux amis, le studio allemand s’était tout d’abord rapproché de Wholesome Games, et projetait même de sortir Forever Ago dès 2021. Cinq ans et un changement d’éditeur plus tard, le titre voit enfin le jour et nous propose de partir à la rencontre d’Alfred. Comme souvent avec Annapurna Interactive, l’essentiel du concept proposé ici repose sur une narration poussée, et finalement assez peu de gameplay à exploiter. On y suit le voyage d’un vieil homme qui décide de retracer sa propre vie, en visitant des lieux emplis de souvenirs de jours heureux. Une histoire touchante qui prend la forme d’un road-trip, pour une aventure linéaire à vivre à la troisième personne, en marchant dans les pas du couple qu’il forme avec Audrey, sa compagne.

Autant dire que Forever Ago aime prendre son temps, et s’adapte finalement au rythme du vieillissant Alfred. Le titre débute malgré tout par un flashback, celui qui a vu l’officialisation du couple formé par notre héros du jour et la fameuse Audrey. Une première séquence qui permet d’introduire la seule mécanique de gameplay du jeu puisque la jeune femme, puis son futur conjoint, nous fait un petit cours sur l’utilisation d’un appareil photo en nous invitant à prendre des clichés du monde qui nous entoure. Il est bien évidemment possible de zoomer et de cadrer, mais aussi de s’accroupir pour obtenir un meilleur angle si on le souhaite. Le concept est assez limité, surtout comparé à un jeu comme OPUS: Prism Peak sorti un peu plus tôt cette année. Il reste néanmoins intéressant en matière de game-design dans la mesure où vous devez compléter un scrapbook à chaque fin de chapitre, avec vos photos préférées. Attention toutefois, chaque lieu vous donne la possibilité de faire jusqu’à 12 photos, et pas une de plus, ce qui pousse à trouver la prise de vue parfaite plutôt qu’à enchaîner un peu bêtement les clichés.
L’idée se révèle sympathique et permet d’apporter un petit peu de profondeur à l’ensemble, tout en restant assez anecdotique malgré tout. Concrètement, chaque page du scrapbook d’Alfred résume ses objectifs, toujours en lien avec ses moments passés en compagnie d’Audrey. Trouver une fleur spécifique, acheter un guide routier, donner un coup de main pour avoir le privilège s’installer à une table précise dans un restaurant typique… autant de petites missions anodines qui servent à avancer dans le script dicté par le studio allemand. Il existe néanmoins un petit sentiment de liberté dans le sens où il est possible d’interagir avec des objets ou d’autres éléments divers et variés, avec parfois l’ouverture d’un dialogue avec un PNJ ou la résurgence de souvenirs pour nous en apprendre un peu plus sur le passé de notre couple. Dans certains cas, une action peut même avoir une conséquence inattendue sur le scénario, ce qui incite à la rejouabilité afin de découvrir tous les petits détails que les développeurs ont pris soin de dissimuler.

L’alternance entre les séquences qui se déroulent à l’époque actuelle et les flashbacks (qui s’étalent sur plusieurs années) apporte un peu de liant au scénario, complétée par des moments plus sombres qui nous amènent vers les raisons qui ont conduit notre vieil homme à partir de chez lui. Malheureusement, tout est un peu prévisible, et le caractère des personnages est souvent trop accentué pour paraître réellement crédible. Les doublages en anglais sont d’assez bonne qualité dans l’ensemble, mais souffrent d’une écriture du scénario assez moyenne. Si on apprécie l’esprit de détermination d’Audrey, c’est déjà plus compliqué de supporter les excès de colère d’Alfred, qui revêt le costume du parfait boomer à certains moments. Pour un titre qui se concentre quasi exclusivement sur l’aspect narratif, il aurait fallu que les dialogues et la construction des personnages soient irréprochables, ce qui n’est malheureusement pas le cas dans Forever Ago.
En revanche, on apprécie la direction artistique et notamment le chara-design des personnages. Le studio allemand a d’ailleurs tout revu depuis la diffusion du premier trailer du jeu en 2020, pour un résultat qui fait preuve d’un certain cachet. Même chose pour les décors, qui bénéficient d’un soin tout particulier même si les lieux traversés manquent un peu d’originalité, avec une station-service, un motel délabré et de petites maisons perdues au milieu des rochers brûlants du Nevada. Rien à redire concernant la partie musicale, qui se veut tout à fait satisfaisante à défaut d’être inoubliable. Côté technique, la Xbox Series X n’est pas vraiment poussée dans ses retranchements, ce qui permet d’avoir une résolution en 4K combinée à un framerate de 60 images par seconde. Par contre, nous avons eu le malheur de retourner à l’écran titre au milieu d’une mission, ce qui a créé un bug bloquant obligeant à recommencer le jeu depuis le début. On aurait bien aimé qu’un chapitrage soit présent pour éviter de perdre plusieurs heures à devoir tout refaire, et on espère qu’un patch sera déployé prochainement pour corriger cela.
Autant dire que Forever Ago aime prendre son temps, et s’adapte finalement au rythme du vieillissant Alfred. Le titre débute malgré tout par un flashback, celui qui a vu l’officialisation du couple formé par notre héros du jour et la fameuse Audrey. Une première séquence qui permet d’introduire la seule mécanique de gameplay du jeu puisque la jeune femme, puis son futur conjoint, nous fait un petit cours sur l’utilisation d’un appareil photo en nous invitant à prendre des clichés du monde qui nous entoure. Il est bien évidemment possible de zoomer et de cadrer, mais aussi de s’accroupir pour obtenir un meilleur angle si on le souhaite. Le concept est assez limité, surtout comparé à un jeu comme OPUS: Prism Peak sorti un peu plus tôt cette année. Il reste néanmoins intéressant en matière de game-design dans la mesure où vous devez compléter un scrapbook à chaque fin de chapitre, avec vos photos préférées. Attention toutefois, chaque lieu vous donne la possibilité de faire jusqu’à 12 photos, et pas une de plus, ce qui pousse à trouver la prise de vue parfaite plutôt qu’à enchaîner un peu bêtement les clichés.
L’idée se révèle sympathique et permet d’apporter un petit peu de profondeur à l’ensemble, tout en restant assez anecdotique malgré tout. Concrètement, chaque page du scrapbook d’Alfred résume ses objectifs, toujours en lien avec ses moments passés en compagnie d’Audrey. Trouver une fleur spécifique, acheter un guide routier, donner un coup de main pour avoir le privilège s’installer à une table précise dans un restaurant typique… autant de petites missions anodines qui servent à avancer dans le script dicté par le studio allemand. Il existe néanmoins un petit sentiment de liberté dans le sens où il est possible d’interagir avec des objets ou d’autres éléments divers et variés, avec parfois l’ouverture d’un dialogue avec un PNJ ou la résurgence de souvenirs pour nous en apprendre un peu plus sur le passé de notre couple. Dans certains cas, une action peut même avoir une conséquence inattendue sur le scénario, ce qui incite à la rejouabilité afin de découvrir tous les petits détails que les développeurs ont pris soin de dissimuler.
L’alternance entre les séquences qui se déroulent à l’époque actuelle et les flashbacks (qui s’étalent sur plusieurs années) apporte un peu de liant au scénario, complétée par des moments plus sombres qui nous amènent vers les raisons qui ont conduit notre vieil homme à partir de chez lui. Malheureusement, tout est un peu prévisible, et le caractère des personnages est souvent trop accentué pour paraître réellement crédible. Les doublages en anglais sont d’assez bonne qualité dans l’ensemble, mais souffrent d’une écriture du scénario assez moyenne. Si on apprécie l’esprit de détermination d’Audrey, c’est déjà plus compliqué de supporter les excès de colère d’Alfred, qui revêt le costume du parfait boomer à certains moments. Pour un titre qui se concentre quasi exclusivement sur l’aspect narratif, il aurait fallu que les dialogues et la construction des personnages soient irréprochables, ce qui n’est malheureusement pas le cas dans Forever Ago.
En revanche, on apprécie la direction artistique et notamment le chara-design des personnages. Le studio allemand a d’ailleurs tout revu depuis la diffusion du premier trailer du jeu en 2020, pour un résultat qui fait preuve d’un certain cachet. Même chose pour les décors, qui bénéficient d’un soin tout particulier même si les lieux traversés manquent un peu d’originalité, avec une station-service, un motel délabré et de petites maisons perdues au milieu des rochers brûlants du Nevada. Rien à redire concernant la partie musicale, qui se veut tout à fait satisfaisante à défaut d’être inoubliable. Côté technique, la Xbox Series X n’est pas vraiment poussée dans ses retranchements, ce qui permet d’avoir une résolution en 4K combinée à un framerate de 60 images par seconde. Par contre, nous avons eu le malheur de retourner à l’écran titre au milieu d’une mission, ce qui a créé un bug bloquant obligeant à recommencer le jeu depuis le début. On aurait bien aimé qu’un chapitrage soit présent pour éviter de perdre plusieurs heures à devoir tout refaire, et on espère qu’un patch sera déployé prochainement pour corriger cela.
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