The Adventures of Elliot: The Millennium Tales nous propose d’aller faire un tour du côté de Philabieldia, un monde teinté d’heroic-fantasy assez classique, assailli par des tribus d’hommes-bêtes qui rendent les expéditions en dehors de la ville royale compliquées. Le roi et sa fille Heuria, qui a le pouvoir de protéger la cité, se chargent de confier une mission à Elliot, un jeune homme qui est régulièrement amené à s’aventurer hors des murs pour subvenir aux besoins de l’orphelinat qui l’a vu grandir. Une entrée en matière peu engageante, plombée par une série de dialogues qui manquent de rythme, et qui ne donne qu’une envie : aller explorer un monde réalisé en HD-2D que l’on espère riche en découvertes.
Et sur ce point là, The Adventures of Elliot est plutôt réussi. Si tout n’est évidemment pas accessible dès le début, on prend un certain plaisir à révéler de nouveaux lieux, à mettre la main sur un coffre bien caché ou à parcourir un temple qui vous met à l’épreuve. Le monde n’est ni trop grand, ni trop petit, et s’inspire clairement de titres Zelda old-school comme A Link to the Past (Super Nintendo, 1991) et Link’s Awakening (Game Boy, 1993). Le level-design est globalement bien construit, même si on pourrait lui reprocher de ne pas prendre beaucoup de risques et de proposer un concept assez classique finalement. Mais ça a le mérite d’être maitrisé et de remplir son objectif, en donnant clairement envie au joueur de partir à la recherche de tous les secrets disséminés sur la carte. Histoire d’éviter de pénibles allers/retours, il est possible de se déplacer rapidement vers une borne de voyage rapide, ce qui permet de conserver un bon rythme. C’est aussi le meilleur moyen de passer d’un âge à un autre puisque The Adventures of Elliot: The Millennium Tales possède la particularité de nous envoyer dans une quête à travers le temps. On dispose ainsi de quatre versions légèrement remaniées de la même map, ce qui ne manquera pas d’attirer les amateurs du jeu des sept différences, pendant que les autres dénonceront un recyclage facile.

Si, au premier abord, ce monde parait ouvert, le titre adopte en réalité une structure plutôt proche du Metroidvania avec la nécessité d’obtenir certains objets clés, armes ou compétences pour débloquer votre route au fur et à mesure, en basculant parfois d’une époque à l’autre. Un concept qui amène un peu de linéarité, mais qui évite de s’éparpiller en début de jeu, tout en invitant les joueurs à explorer des zones déjà visitées pour y obtenir un coffre inaccessible lors d’un premier passage par exemple. L’ajout des compétences au fur et à mesure de l’aventure est assez bien équilibré d’ailleurs et ajoute toujours un peu plus de profondeur au gameplay au fil du jeu, que ce soit dans les combats ou pour résoudre les diverses énigmes proposées. Chaque nouvelle compétence acquise fait d’ailleurs l’objet d’une petite mise en situation sous forme de tutoriel, à la fois didactique et ludique.
Des capacités que l’on peut ensuite utiliser durant les combats. De ce côté-là, The Adventures of Elliot: The Millennium Tales adopte un système en temps réel, là où les précédentes productions supervisées par la Team Asano adoptaient du tour par tour. Tous les ennemis sont visibles sur la carte, avec la possibilité d’engager le combat, ou non. La grande majorité des combats peuvent être évités, ce qui est d’ailleurs assez pratique lorsqu’on se retrouve à court de vie et de potions par exemple. D’autant que battre un ennemi ne présente que très peu d’intérêt finalement, puisque le titre a choisi de faire l’impasse sur le traditionnel système d’expérience. Ici, c‘est vraiment l’exploration qui est mise en avant, et qui vous permettra d’acquérir des armes plus puissantes ainsi que des «magilithes», des pierres qui permettent de renforcer les armes en votre possession.

Un système innovant et intéressant sur le papier, mais qui donne le sentiment d’avoir trop peu d’influence sur les statistiques de vos armes. On apprécie la diversité de cet arsenal en revanche, car même si la panoplie reste classique, avec l’arc, l’épée, le boomerang, la lance ou les bombes, chacune d’entre elles possède ses propres atouts, en plus d’avoir ses magilithes dédiés. Côté pratique, il est possible d’équiper deux armes à la fois, et basculer sur les autres grâce à une roue des armes assez simple à utiliser que l’on peut ouvrir en plein combat. Même principe pour choisir une des cinq compétences de fée à utiliser, à la différence près qu’on ne peut en équiper qu’une à la fois et qu’il y a un vrai manque d’ergonomie dans l’utilisation de sa roue dédiée. Rien de véritablement handicapant pour autant, même si on aurait préféré que toutes les idées intéressantes amenées dans le jeu disposent d’une souplesse optimale, ce qui n’est finalement pas le cas.
On retrouve d’ailleurs ce genre de petits soucis sur la partie combat, où l’absence d’une esquive se fait clairement sentir. L’équipe de développement a préféré miser sur la parade au bouclier, que nous n’avons pas vraiment utilisé durant les premières heures de jeu, avant que certains boss ne vous obligent à en faire usage pour révéler sa toute-puissance. Il est d’ailleurs indispensable de prendre son temps pour analyser les patterns des ennemis, qu’il s’agisse de mobs ou des boss, afin d’éviter de perdre la vie et de revenir à un checkpoint, surtout que ceux-ci sont parfois très éloignés par moment, notamment dans les donjons. Une difficulté encore plus prononcée en mode Très Difficile, puisqu’il est courant de perdre la moitié de ses vies en un seul coup, avec généralement très peu de vie à récupérer en tuant des ennemis. On ajoute cela au fait que la fée vous ressuscite en échange d’une somme d’argent qui explose après chaque résurrection, sans pouvoir réinitialiser cette somme, contrairement aux modes Normal et Difficile. Une difficulté pas toujours bien équilibrée, mais gratifiante et qui met clairement la pression lorsque vient le moment d’abattre un boss.

En dehors de l’exploration et des combats, The Adventures of Elliot propose également quelques séquences d’énigmes et de plateformes, pour en faire un titre très complet finalement. Les compétences de la fée peuvent aider à se sortir d’une phase de plateformes difficile, tandis que les énigmes ne vont pas chercher bien loin mais suffisent à nous projeter dans une ambiance générale qui n’est pas sans rappeler, là encore, les premiers jeux de la saga The Legend of Zelda. On a également beaucoup apprécié les quêtes annexes proposées, dont certaines se chargent de raconter de petites histoires à vivre à travers différentes époques, ce qui justifie pleinement le voyage temporel à elles seules. Plutôt anecdotique, le mode coopération à deux joueurs permet au second joueur de contrôler la fée et ses quelques capacités magiques. On aurait bien évidemment préféré avoir une copie carbone d’Elliot à la place de ce système qui rappelle un peu Mario Galaxy, même si certains s’en contenteront.
Côté technique, on sent que le style HD-2D s’affine production après production, pour un rendu général absolument superbe. Les contrastes de couleur entre les différents environnements à travers les époques sont saisissants, et les décors sont tellement fouillés qu’il arrive parfois qu’on soit gêné par la profusion des éléments affichés à l’écran. De manière plus générale, la direction artistique est une franche réussite avec des compositeurs (Tomohiro Nakamachi et Yuto Moritani) et un chara-designer (Naoki Ikushima) qui ont travaillé sur Bravely Default II notamment, mais aussi sur Octopath Traveler pour le dernier cité. Seul petit bémol côté réalisation, le placement de la caméra empêche parfois d’avoir l’oeil sur un ennemi, notamment un boss, ce qui amène parfois à subir une attaque impossible à anticiper. C’est d’autant plus frustrant lorsqu’on a affaire à plusieurs ennemis, et qu’il devient compliqué d’avoir tout le monde à l’œil. Autrement, The Adventures of Elliot: The Millennium Tales est un pur régal pour les yeux et les oreilles, tout en posant de solides bases d’une franchise que l’on espère revoir plus tard.
Et sur ce point là, The Adventures of Elliot est plutôt réussi. Si tout n’est évidemment pas accessible dès le début, on prend un certain plaisir à révéler de nouveaux lieux, à mettre la main sur un coffre bien caché ou à parcourir un temple qui vous met à l’épreuve. Le monde n’est ni trop grand, ni trop petit, et s’inspire clairement de titres Zelda old-school comme A Link to the Past (Super Nintendo, 1991) et Link’s Awakening (Game Boy, 1993). Le level-design est globalement bien construit, même si on pourrait lui reprocher de ne pas prendre beaucoup de risques et de proposer un concept assez classique finalement. Mais ça a le mérite d’être maitrisé et de remplir son objectif, en donnant clairement envie au joueur de partir à la recherche de tous les secrets disséminés sur la carte. Histoire d’éviter de pénibles allers/retours, il est possible de se déplacer rapidement vers une borne de voyage rapide, ce qui permet de conserver un bon rythme. C’est aussi le meilleur moyen de passer d’un âge à un autre puisque The Adventures of Elliot: The Millennium Tales possède la particularité de nous envoyer dans une quête à travers le temps. On dispose ainsi de quatre versions légèrement remaniées de la même map, ce qui ne manquera pas d’attirer les amateurs du jeu des sept différences, pendant que les autres dénonceront un recyclage facile.
Si, au premier abord, ce monde parait ouvert, le titre adopte en réalité une structure plutôt proche du Metroidvania avec la nécessité d’obtenir certains objets clés, armes ou compétences pour débloquer votre route au fur et à mesure, en basculant parfois d’une époque à l’autre. Un concept qui amène un peu de linéarité, mais qui évite de s’éparpiller en début de jeu, tout en invitant les joueurs à explorer des zones déjà visitées pour y obtenir un coffre inaccessible lors d’un premier passage par exemple. L’ajout des compétences au fur et à mesure de l’aventure est assez bien équilibré d’ailleurs et ajoute toujours un peu plus de profondeur au gameplay au fil du jeu, que ce soit dans les combats ou pour résoudre les diverses énigmes proposées. Chaque nouvelle compétence acquise fait d’ailleurs l’objet d’une petite mise en situation sous forme de tutoriel, à la fois didactique et ludique.
Des capacités que l’on peut ensuite utiliser durant les combats. De ce côté-là, The Adventures of Elliot: The Millennium Tales adopte un système en temps réel, là où les précédentes productions supervisées par la Team Asano adoptaient du tour par tour. Tous les ennemis sont visibles sur la carte, avec la possibilité d’engager le combat, ou non. La grande majorité des combats peuvent être évités, ce qui est d’ailleurs assez pratique lorsqu’on se retrouve à court de vie et de potions par exemple. D’autant que battre un ennemi ne présente que très peu d’intérêt finalement, puisque le titre a choisi de faire l’impasse sur le traditionnel système d’expérience. Ici, c‘est vraiment l’exploration qui est mise en avant, et qui vous permettra d’acquérir des armes plus puissantes ainsi que des «magilithes», des pierres qui permettent de renforcer les armes en votre possession.
Un système innovant et intéressant sur le papier, mais qui donne le sentiment d’avoir trop peu d’influence sur les statistiques de vos armes. On apprécie la diversité de cet arsenal en revanche, car même si la panoplie reste classique, avec l’arc, l’épée, le boomerang, la lance ou les bombes, chacune d’entre elles possède ses propres atouts, en plus d’avoir ses magilithes dédiés. Côté pratique, il est possible d’équiper deux armes à la fois, et basculer sur les autres grâce à une roue des armes assez simple à utiliser que l’on peut ouvrir en plein combat. Même principe pour choisir une des cinq compétences de fée à utiliser, à la différence près qu’on ne peut en équiper qu’une à la fois et qu’il y a un vrai manque d’ergonomie dans l’utilisation de sa roue dédiée. Rien de véritablement handicapant pour autant, même si on aurait préféré que toutes les idées intéressantes amenées dans le jeu disposent d’une souplesse optimale, ce qui n’est finalement pas le cas.
On retrouve d’ailleurs ce genre de petits soucis sur la partie combat, où l’absence d’une esquive se fait clairement sentir. L’équipe de développement a préféré miser sur la parade au bouclier, que nous n’avons pas vraiment utilisé durant les premières heures de jeu, avant que certains boss ne vous obligent à en faire usage pour révéler sa toute-puissance. Il est d’ailleurs indispensable de prendre son temps pour analyser les patterns des ennemis, qu’il s’agisse de mobs ou des boss, afin d’éviter de perdre la vie et de revenir à un checkpoint, surtout que ceux-ci sont parfois très éloignés par moment, notamment dans les donjons. Une difficulté encore plus prononcée en mode Très Difficile, puisqu’il est courant de perdre la moitié de ses vies en un seul coup, avec généralement très peu de vie à récupérer en tuant des ennemis. On ajoute cela au fait que la fée vous ressuscite en échange d’une somme d’argent qui explose après chaque résurrection, sans pouvoir réinitialiser cette somme, contrairement aux modes Normal et Difficile. Une difficulté pas toujours bien équilibrée, mais gratifiante et qui met clairement la pression lorsque vient le moment d’abattre un boss.
En dehors de l’exploration et des combats, The Adventures of Elliot propose également quelques séquences d’énigmes et de plateformes, pour en faire un titre très complet finalement. Les compétences de la fée peuvent aider à se sortir d’une phase de plateformes difficile, tandis que les énigmes ne vont pas chercher bien loin mais suffisent à nous projeter dans une ambiance générale qui n’est pas sans rappeler, là encore, les premiers jeux de la saga The Legend of Zelda. On a également beaucoup apprécié les quêtes annexes proposées, dont certaines se chargent de raconter de petites histoires à vivre à travers différentes époques, ce qui justifie pleinement le voyage temporel à elles seules. Plutôt anecdotique, le mode coopération à deux joueurs permet au second joueur de contrôler la fée et ses quelques capacités magiques. On aurait bien évidemment préféré avoir une copie carbone d’Elliot à la place de ce système qui rappelle un peu Mario Galaxy, même si certains s’en contenteront.
Côté technique, on sent que le style HD-2D s’affine production après production, pour un rendu général absolument superbe. Les contrastes de couleur entre les différents environnements à travers les époques sont saisissants, et les décors sont tellement fouillés qu’il arrive parfois qu’on soit gêné par la profusion des éléments affichés à l’écran. De manière plus générale, la direction artistique est une franche réussite avec des compositeurs (Tomohiro Nakamachi et Yuto Moritani) et un chara-designer (Naoki Ikushima) qui ont travaillé sur Bravely Default II notamment, mais aussi sur Octopath Traveler pour le dernier cité. Seul petit bémol côté réalisation, le placement de la caméra empêche parfois d’avoir l’oeil sur un ennemi, notamment un boss, ce qui amène parfois à subir une attaque impossible à anticiper. C’est d’autant plus frustrant lorsqu’on a affaire à plusieurs ennemis, et qu’il devient compliqué d’avoir tout le monde à l’œil. Autrement, The Adventures of Elliot: The Millennium Tales est un pur régal pour les yeux et les oreilles, tout en posant de solides bases d’une franchise que l’on espère revoir plus tard.
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