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Xbox Test de Valor Mortis sur Xbox Series X, un mélange de genre et un univers singulier pour un jeu complexe

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GameActu
Le jeu débute sans véritable fioriture en nous plongeant immédiatement au cœur de la problématique : notre héros, William Dowsett, périt au combat. Mais la mort lui est refusée et il se retrouve contaminé par une forme de peste qui le relève et le renvoie sur le champ de bataille. Les ordres de l’Empereur, Napoléon, raisonnent en lui, le poussant alors à aller de l’avant et à affronter ses anciens camarades désormais devenus d’étranges créatures. Que ce soit de simples soldats ou même des généraux, tous semblent avoir succombé à cette horrible peste dont l’origine demeure inconnue. C’est d’ailleurs là tout l’intérêt de ce titre qui aborde des thèmes intéressants comme la tyrannie ou même la folie. Si l’ensemble tient la route, cet aspect du jeu reste néanmoins secondaire. L’univers, bien qu’assez bien retranscrit, aurait mérité d’être davantage recherché et fouillé. Rares sont les jeux qui s’inspirent de cette période de l’histoire, et il aurait été vraiment intéressant de pousser les choses un peu plus loin…

Valor Mortis 3

Pour terminer cette aventure, il faut compter une bonne quinzaine d’heures de jeu, ce qui s’avère franchement correct pour un titre de cet acabit. Surtout qu’il est possible de gonfler sensiblement cela grâce à la série de quêtes secondaires qui sont disponibles et qui sont intégrées dans votre parcours. Au-delà d’étoffer le lore, elles permettent de raconter l’histoire de certains soldats ayant officié à nos côtés. Leur intégration, relativement discrète et organique, rend parfois les choses un peu plus compliquées dans la mesure où vous n’avez aucune indication concrète pour les résoudre. Il faut donc fouiller les environs, quitte à faire quelques allers-retours inutiles. Heureusement, le jeu en vaut la chandelle puisque leur réussite vous permet de mettre la main sur des objets utiles pour améliorer votre personnages ou vos armes.

En termes de gameplay, Valor Mortis est un jeu nerveux et rapide qui reprend les codes des FPS avec deux attaques possibles : d’une part, le sabre, et d’autre part les armes à feu ou les magies. Si la double possibilité est intéressante (et rappelle quelque peu Bioshock, par exemple), elle est malheureusement assez limitée par le nombre d’armes et de pouvoirs que l’on récupère au fil de notre aventure. Dommage car, en contrepartie, cela offre pas mal de possibilités pour effacer les adversaires qui débarquent face à nous. Au-delà des armes, notre personnage peut également parer les attaques, ce qui nécessite de l’endurance, tout comme le fait de frapper. Une parade dans un timing parfait crée une ouverture dans la posture de notre ennemi qui nous permet de lui infliger de lourds dégâts. Attention toutefois : certaines attaques ne peuvent être parées et il est donc nécessaire d’esquiver, ce qui emploie de l’endurance également. À la manière d’un Dark Souls, il est donc nécessaire de faire preuve de patience et d’analyse avant de se jeter au cœur du combat. La moindre erreur se paie cher, très cher, et votre mort vous ramène à une lanterne, checkpoint qui balise votre parcours à la manière des feux de camp dans Dark Souls. Si le système de combat en tant que tel n’est pas novateur, il offre tout de même de bonnes sensations. La réussite crée de la satisfaction et les combats, difficiles, offrent une tension positive au jeu. Le seul point noir que l’on relève de cette expérience est lié à la caméra. Avec une vue FPS, la lisibilité n’est pas toujours au rendez-vous et quand on sait qu’une erreur se paie cash… c’est assez frustrant.

Valor Mortis 2

Pour vous aider, il y a néanmoins quelques petites choses qu’il est possible d’améliorer au cours de votre partie. Cela commence avec l’arbre de talents qui se divise en trois catégories et qui offre des améliorations liées au combat au corps-à-corps, aux armes à feu et à la magie. Pour en profiter, il faut monter de niveau (grâce à l’expérience récupérée aux combats et utilisable aux lanternes, coucou Dark Souls) ou utiliser certains objets qui, dans les deux cas, vous offrent des points de talent. C’est là que l’on peut maximiser son endurance, améliorer la parade, réduire les couts en énergie ou encore augmenter l’impact de nos magies sur nos ennemis. Il faut bien réfléchir à nos choix, surtout qu’ils ont un réel impact sur notre expérience de jeu. Autre point intéressant : vous pouvez, au cours de votre parcours, améliorer vos armes à l’établi, les rendant ainsi plus cliniques. Enfin, si vous réalisez suffisamment de quêtes secondaires ou que vous explorez patiemment les différentes cartes du jeu, vous pouvez mettre la main sur des Ambres qui peuvent être équipées et qui vous offrent des bonus passifs plus ou moins intéressants. Bref, des possibilités de personnalisation, le jeu vous en offre. Et il est nécessaire d’en profiter pour se faciliter un tant soit peu l’aventure qui reste assez difficile, soyons honnêtes. De plus, il est possible, à un certain niveau, de créer une réelle synergie entre les Ambres et les talents, offrant ainsi l’opportunité de mettre sur pied des builds ravageurs. C’est franchement sympa !

Au niveau de la construction du jeu, Valor Mortis se centre sur les combats, évidemment, mais propose également quelques passages de plateforme avec une verticalité plutôt intéressante. Vos chutes ne sont pas réellement punitives dans la mesure où vous êtes ramenés à la lanterne la plus proche. Cependant, cela vous impose tout de même de recommencer toute une partie du parcours, ce qui peut s’avérer frustrant. En termes de structure pure, le titre de One More Level se découpe en cartes qui recèlent un bon nombre de chemins annexes qui ne peuvent être empruntés qu’avec certains pouvoirs en notre possession. Cela pousse donc forcément à l’exploration et à quelques allers-retours qui ne sont pas obligatoires mais qui récompensent les joueurs les plus assidus. C’est plutôt bien pensé, même si pour y parvenir il faut affronter chaque ennemi qui se trouve sur votre chemin et qui réapparait à chaque fois que vous vous reposez près d’une lanterne. Ce système, lui aussi tiré de Dark Souls, peut être lassant, surtout que le bestiaire n’est pas excessivement développé pour un titre d’une telle durée de vie. C’est dommage. Autre point ennuyant par moment : le jeu aime surprendre avec des embuscades. Pourquoi pas, me direz-vous. Sauf que dans le cas présent et vu le pic de difficulté, c’est le genre de choses qui peut rapidement lasser.

Valor Mortis 1

Sur le plan purement technique, le jeu s’en sort honorablement sur Xbox Series X. Il y a bien çà et là quelques problèmes comme des chutes de framerate (ce qui peut être ennuyant dans un jeu de ce genre) ou même de petits bugs comme des objets qui traversent les décors ou des corps qui transpercent d’autres éléments. On a aussi des textures au loin qui manquent de finesse. Cet état de fait est contrebalancé par une direction artistique franchement réussie qui nous propose des champs de bataille dévastés par la peste. Les uniformes des soldats, le drapeau français qui vole au vent sont des éléments intéressants, marquants. Certains passages – un peu psychédéliques – sortent également du lot et nous propulsent presque dans une autre dimension. Ce qui est appréciable. Sur le plan sonore, on salue le doublage français qui est de qualité (suffisamment rare ces derniers temps pour être souligné). La musique, quant à elle, est intéressante puisqu’elle mélange des genres pour nous proposer quelque chose de singulier. Alors oui, ça ne plaira pas toujours à toutes les oreilles, mais au moins on ne peut pas leur reprocher de proposer quelque chose de neuf.​

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