Il nous restait d’Onimusha jusqu’à présent le souvenir de l’ère PlayStation 2, ravivé voilà quelques années par les portages remasterisés des deux premiers épisodes de la saga. On a apprécié de pouvoir y retourner, mais cela n’avait évidemment pas la saveur de la découverte de l’une des licences les plus représentatives du savoir-faire japonais en termes de réinterprétation de l’histoire de son pays et de sa mythologie. Notre patience est cependant pleinement récompensée aujourd’hui, à l’occasion de la sortie d’Onimusha: Way of the Sword sur Xbox Series X|S, PlayStation 5 et Switch 2. Inutile de rappeler ô combien le jeu vidéo a évolué depuis les dernières incursions de la série sur nos consoles ; ce nouvel épisode troque ainsi les caméras fixes qui ont accompagné ses aînés au début des années 2000 pour une aventure à la troisième personne largement axée sur le combat.
On l’a dit un peu plus haut, Onimusha se caractérise par le déroulement d’une intrigue mettant en scène de véritables figures de l’histoire japonaise, dans les lieux qu’elles ont connus, en enrobant le tout d’une grosse couche de mythologie et de dark fantasy. Il en résulte un univers à la fois poétique et violent, merveilleusement bien équilibré dans sa façon de doser chacun de ces éléments. En prenant les commandes du mythique samouraï Miyamoto Musashi, on embarque alors pour un long périple pour sauver Kyoto du déchaînement des forces obscures qui l’envahissent. Revenu d’entre les morts grâce au pouvoir du gantelet Oni, Musashi ignore alors la véritable finalité du rôle qu’il a à jouer dans cette ville et dans les régions environnantes. Mais en bon samouraï pour qui seule compte la voie de l’épée, notre héros n’hésite pas à braver les dangers pour renvoyer les Genma, immondices venues des enfers, d’où ils viennent.

Alors que l’on est plongé dans ce Japon de l’ère Edo dont on connaît déjà l’immense pouvoir de fascination qu’il suscite, on reste néanmoins émerveillé par la maîtrise dont ont fait preuve les développeurs pour rendre l’ensemble équilibré, cohérent, marqué d’une véritable identité. Les personnages y sont pour beaucoup, à commencer par Musashi. Fort, intrépide, certes pas toujours motivé à l’idée de travailler mais suffisamment honorable pour s’y résoudre, le samouraï est un héros comme on les aime. On s’y attache immédiatement. Capcom a d’ailleurs cravaché pour en faire une véritable incarnation de l’héroïsme, un combattant à la hauteur de sa tâche, parvenant à arracher les droits d’utilisation des traits du mythique acteur Toshirō Mifune. Déjà figure de proue de bien des productions cinématographiques mettant en scène des samouraïs, le regretté Toshirō Mifune (décédé en 1997) offre au Musashi d’Onimusha: Way of the Sword un charisme, une présence, une certaine humanité. D’une manière générale, les principaux personnages secondaires, alliés comme ennemis, ont vraiment « une gueule », de la prestance. On s’en rend compte en particulier lors des cinématiques, très bien réalisées. Les doublages intégraux en japonais, très bien conduits, participent de cette immersion ; mais on peut aussi troquer un peu de cette touche de réalisme contre des voix en français qui assurent très bien leur fonction. Le choix final reste celui du joueur et c’est parfait comme cela.
Accompagné de compositions musicales dans le ton, Onimusha: Way of the Sword est un jeu qui vaut clairement pour son ambiance, plus que pour son histoire qui, nonobstant un déroulé assez intéressant à suivre, ne surprend pas vraiment. On ne s’éloigne jamais vraiment de la confrontation entre le bien et le mal dont on peut deviner assez aisément les grandes lignes de la conclusion. On apprécie plutôt les dialogues entre les personnages qui ne manquent pas d’humour par moments, alors même que Kyoto est un véritable théâtre d’horreurs. La cohabitation est subtile et fonctionne très bien. En somme, on a apprécié l’univers du jeu du début à la fin de l’aventure, ce qui est plutôt un soulagement car il faut compter au moins 20 heures pour en voir le bout en ligne droite (si tant est que l’on y parvienne de cette façon). On vous conseille de tabler sur 30 heures de jeu, car il est tout de même plus envisageable de voir les crédits de fin en passant par les possibilités d’améliorations du personnage et de l’équipement pour lesquelles un peu de glanage et la résolution de quêtes secondaires sont nécessaires.

Cela nous conduit à évoquer la façon dont se structure Onimusha: Way of the Sword. L’aventure alterne des passages particulièrement scénarisés dans des lieux divers avec une progression dirigée (ce sont les niveaux qui font progresser le plus l’histoire), et des moments où l’on évolue librement dans les rues de Kyoto pour libérer la ville du miasme et des créatures infernales qui s’en prennent à la population. D’abord très limitée, la zone explorable s’étend à mesure que l’on libère des quartiers et l’on découvre des quêtes secondaires assez classiques, nous invitant à nettoyer une zone de ses occupants indésirables, à trouver des trésors ou bien à venir en aide à des citoyens en peine. Parfois, ces missions secondaires nous font retourner dans les niveaux de l’histoire précédemment terminés, ce qui constitue une occasion de dénicher quelques trésors auparavant inaccessibles.
Arrivé à un tiers du jeu environ, d’autres types de quêtes secondaires sont proposées, cette fois un peu plus travaillées avec des intrigues qui leur sont propres. Parallèlement, on peut partir à la recherche de quelques portails Oni menant vers des zones alternatives, sans danger cependant, où l’on en apprend un peu plus sur un certain personnage et où l’on débloque ce faisant de nouvelles possibilités d’amélioration du héros. Une poignée d’autres passages d’exploration sont, eux, nécessaires pour débloquer de nouveaux « pochons Hozuki », ce qui permet de choisir entre plusieurs sortes d’effets pour l’objet principal de soutien : soin léger et immédiat par défaut, que l’on peut modifier en un soin plus important mais plus lent, par exemple, ou bien troquer contre un remplissage des jauges spéciales. On ne peut porter qu’un type de pochon à la fois. Enfin, on peut venir en aide à de pauvres chiens otages du miasme afin de débloquer des éléments cosmétiques pour Musashi, mais surtout de découvrir de nouvelles notes qui nous expliquent chacune des références historiques et mythologiques utilisées dans Onimusha.

On comprend assez vite que le secondaire n’est pas si secondaire que cela dans Onimusha, au moins dans une certaine mesure. Une bonne partie de l’aventure consiste ainsi à déambuler dans un Kyoto assez triste (forcément) pour collecter des objets et remplir ainsi des objectifs secondaires, ce qui peut avoir tendance à casser un peu le rythme de l’aventure, notamment durant les premières heures de jeu. En revanche, les choses deviennent un peu plus souples à mesure que l’on progresse et que l’on débloque des points de voyage rapide en bon nombre ou que l’on améliore Musashi pour qu’il se déplace bien plus rapidement. Si le ressenti sur ces phases en monde semi-ouvert est en dents de scie, c’est probablement aussi parce que les missions principales sont à l’inverse parfaitement exécutées. La mise en scène est maîtrisée jusqu’à la pointe de l’épée, les personnages font leur show et les environnements sont dès lors autrement plus singuliers et détaillés que dans Kyoto.
Onimusha: Way of the Sword est un beau jeu d’action, et c’est dans tous les niveaux hors Kyoto (qui n’est pas horrible mais qui demeure assez simple) qu’il révèle la formidable capacité qu’a Capcom de créer de belles choses. On est happé par la beauté des lieux ou, au contraire, par leur caractère dérangeant. Et c’est aussi parce que l’on sait que la promenade mouvementée va se terminer sur une rencontre au sommet, face à des boss tous plus réussis les uns que les autres, que l’on en apprécie d’autant plus chaque pas.
La rencontre avec les ennemis majeurs est un moment de grâce, l’apogée de ce qui fait la force d’Onimusha: Way of the Sword à chaque instant : l’art du combat. Semblable dans une certaine mesure à Sekiro ou encore The First Berserker: Khazan, Onimusha est largement axé sur la maîtrise combinée du contre, de la parade et de l’esquive. Chaque rencontre avec l’un des nombreux ennemis qui peuplent les chemins doit être abordée avec application, sens du timing et prudence. Même si l’on améliore sensiblement l’attaque et la défense de Musashi avec les nombreux objets récoltés, l’erreur continue de se payer cash après dix, vingt ou trente heures de jeu. L’idée est donc de parer ou bien de contrer les attaques armées, et d’esquiver les tentatives de chope ou d’écrasement car cela a pour effet premier de faire tomber plus rapidement la jauge de résistance de l’ennemi. Sans cela, il est souvent difficile, voire impossible, d’entamer vraiment sa jauge de vie. Armé de son sabre, Musashi doit multiplier les gestes défensifs réussis, car cela permet aussi de charger la flamme spirituelle et de provoquer dès lors plus de dégâts. Pour les plus réactifs, il y a aussi l’Issen, une attaque dévastatrice qui se déclenche si l’on parvient à lancer une attaque au moment exact où l’ennemi va nous toucher. Difficile, mais gratifiant.

Au fil des heures de jeu, on débloque parallèlement à l’arc, six armes Oni aux pouvoirs précis (par exemple celui de provoquer des dégâts en ignorant la jauge de résistance, ou au contraire de faire baisser grandement celle-ci), et une capacité spéciale que l’on vous laisse le soin de découvrir. Enfin, il convient évidemment de gérer manuellement l’absorption des âmes grâce au gantelet Oni : chaque ennemi abattu lâche des âmes de différentes couleurs qu’il faut absolument récupérer, au risque que ce soit l’ennemi qui en profite pour se renforcer. Les âmes jaunes restituent de la vie, tandis que les rouges servent de monnaie d’échange pour des améliorations ou des objets. Les bleues et pourpres sont quant à elles liées à l’usage des pouvoirs et armes Oni précédemment évoqués.
Le système de combat est à la fois suffisamment complet et suffisamment simple à appréhender. Ce qui surprend vraiment, c’est son incroyable efficacité manette en main. Tout est extrêmement précis, chronométré. Si l’on prend des coups, eh bien, on ne saurait blâmer le jeu et ses mécaniques. À l’image de ce que l’on a vécu dans les meilleurs jeux du genre ou qui lui sont proches, Onimusha: Way of the Sword propose une courbe de progression maîtrisée. On se sent évoluer, on se voit réussir à enchaîner les bonnes actions dans ce qui s’apparente, lors des combats de boss notamment, à un véritable ballet chorégraphié à la perfection. On a déjà loué un peu plus haut la qualité de la mise en scène d’Onimusha, mais c’est véritablement lorsque les lames s’entrechoquent que la magie opère. On sent de la part de Capcom une volonté d’offrir une expérience de combat de haut niveau, et c’est réussi. La sensation des coups donnés, de l’impact, tout fonctionne à merveille.
Quid de la difficulté ? Nous avons complété le jeu dans sa difficulté par défaut (Action), en connaissant autant de moments de grâce que de longues minutes prostrés en se demandant si ça allait finir par passer. Et finalement, lorsque tout s’aligne et que la concentration est là, on parvient à s’extirper de ce combat qui semblait alors insurmontable. À notre sens, Onimusha: Way of the Sword n’est ni facile ni trop difficile. Il demande de l’application et de la concentration, en échange de quoi il offre un sentiment d’accomplissement à la hauteur. Notons toutefois qu’il est possible d’opter pour une difficulté abaissée, dès le début de l’aventure ou bien en cours de route, qui laisse une plus grande marge d’erreur pour chacune des manœuvres. De quoi permettre au plus grand nombre de profiter de cette aventure merveilleuse qu’est Onimusha: Way of the Sword.
On l’a dit un peu plus haut, Onimusha se caractérise par le déroulement d’une intrigue mettant en scène de véritables figures de l’histoire japonaise, dans les lieux qu’elles ont connus, en enrobant le tout d’une grosse couche de mythologie et de dark fantasy. Il en résulte un univers à la fois poétique et violent, merveilleusement bien équilibré dans sa façon de doser chacun de ces éléments. En prenant les commandes du mythique samouraï Miyamoto Musashi, on embarque alors pour un long périple pour sauver Kyoto du déchaînement des forces obscures qui l’envahissent. Revenu d’entre les morts grâce au pouvoir du gantelet Oni, Musashi ignore alors la véritable finalité du rôle qu’il a à jouer dans cette ville et dans les régions environnantes. Mais en bon samouraï pour qui seule compte la voie de l’épée, notre héros n’hésite pas à braver les dangers pour renvoyer les Genma, immondices venues des enfers, d’où ils viennent.
Alors que l’on est plongé dans ce Japon de l’ère Edo dont on connaît déjà l’immense pouvoir de fascination qu’il suscite, on reste néanmoins émerveillé par la maîtrise dont ont fait preuve les développeurs pour rendre l’ensemble équilibré, cohérent, marqué d’une véritable identité. Les personnages y sont pour beaucoup, à commencer par Musashi. Fort, intrépide, certes pas toujours motivé à l’idée de travailler mais suffisamment honorable pour s’y résoudre, le samouraï est un héros comme on les aime. On s’y attache immédiatement. Capcom a d’ailleurs cravaché pour en faire une véritable incarnation de l’héroïsme, un combattant à la hauteur de sa tâche, parvenant à arracher les droits d’utilisation des traits du mythique acteur Toshirō Mifune. Déjà figure de proue de bien des productions cinématographiques mettant en scène des samouraïs, le regretté Toshirō Mifune (décédé en 1997) offre au Musashi d’Onimusha: Way of the Sword un charisme, une présence, une certaine humanité. D’une manière générale, les principaux personnages secondaires, alliés comme ennemis, ont vraiment « une gueule », de la prestance. On s’en rend compte en particulier lors des cinématiques, très bien réalisées. Les doublages intégraux en japonais, très bien conduits, participent de cette immersion ; mais on peut aussi troquer un peu de cette touche de réalisme contre des voix en français qui assurent très bien leur fonction. Le choix final reste celui du joueur et c’est parfait comme cela.
Accompagné de compositions musicales dans le ton, Onimusha: Way of the Sword est un jeu qui vaut clairement pour son ambiance, plus que pour son histoire qui, nonobstant un déroulé assez intéressant à suivre, ne surprend pas vraiment. On ne s’éloigne jamais vraiment de la confrontation entre le bien et le mal dont on peut deviner assez aisément les grandes lignes de la conclusion. On apprécie plutôt les dialogues entre les personnages qui ne manquent pas d’humour par moments, alors même que Kyoto est un véritable théâtre d’horreurs. La cohabitation est subtile et fonctionne très bien. En somme, on a apprécié l’univers du jeu du début à la fin de l’aventure, ce qui est plutôt un soulagement car il faut compter au moins 20 heures pour en voir le bout en ligne droite (si tant est que l’on y parvienne de cette façon). On vous conseille de tabler sur 30 heures de jeu, car il est tout de même plus envisageable de voir les crédits de fin en passant par les possibilités d’améliorations du personnage et de l’équipement pour lesquelles un peu de glanage et la résolution de quêtes secondaires sont nécessaires.
Cela nous conduit à évoquer la façon dont se structure Onimusha: Way of the Sword. L’aventure alterne des passages particulièrement scénarisés dans des lieux divers avec une progression dirigée (ce sont les niveaux qui font progresser le plus l’histoire), et des moments où l’on évolue librement dans les rues de Kyoto pour libérer la ville du miasme et des créatures infernales qui s’en prennent à la population. D’abord très limitée, la zone explorable s’étend à mesure que l’on libère des quartiers et l’on découvre des quêtes secondaires assez classiques, nous invitant à nettoyer une zone de ses occupants indésirables, à trouver des trésors ou bien à venir en aide à des citoyens en peine. Parfois, ces missions secondaires nous font retourner dans les niveaux de l’histoire précédemment terminés, ce qui constitue une occasion de dénicher quelques trésors auparavant inaccessibles.
Arrivé à un tiers du jeu environ, d’autres types de quêtes secondaires sont proposées, cette fois un peu plus travaillées avec des intrigues qui leur sont propres. Parallèlement, on peut partir à la recherche de quelques portails Oni menant vers des zones alternatives, sans danger cependant, où l’on en apprend un peu plus sur un certain personnage et où l’on débloque ce faisant de nouvelles possibilités d’amélioration du héros. Une poignée d’autres passages d’exploration sont, eux, nécessaires pour débloquer de nouveaux « pochons Hozuki », ce qui permet de choisir entre plusieurs sortes d’effets pour l’objet principal de soutien : soin léger et immédiat par défaut, que l’on peut modifier en un soin plus important mais plus lent, par exemple, ou bien troquer contre un remplissage des jauges spéciales. On ne peut porter qu’un type de pochon à la fois. Enfin, on peut venir en aide à de pauvres chiens otages du miasme afin de débloquer des éléments cosmétiques pour Musashi, mais surtout de découvrir de nouvelles notes qui nous expliquent chacune des références historiques et mythologiques utilisées dans Onimusha.
On comprend assez vite que le secondaire n’est pas si secondaire que cela dans Onimusha, au moins dans une certaine mesure. Une bonne partie de l’aventure consiste ainsi à déambuler dans un Kyoto assez triste (forcément) pour collecter des objets et remplir ainsi des objectifs secondaires, ce qui peut avoir tendance à casser un peu le rythme de l’aventure, notamment durant les premières heures de jeu. En revanche, les choses deviennent un peu plus souples à mesure que l’on progresse et que l’on débloque des points de voyage rapide en bon nombre ou que l’on améliore Musashi pour qu’il se déplace bien plus rapidement. Si le ressenti sur ces phases en monde semi-ouvert est en dents de scie, c’est probablement aussi parce que les missions principales sont à l’inverse parfaitement exécutées. La mise en scène est maîtrisée jusqu’à la pointe de l’épée, les personnages font leur show et les environnements sont dès lors autrement plus singuliers et détaillés que dans Kyoto.
Onimusha: Way of the Sword est un beau jeu d’action, et c’est dans tous les niveaux hors Kyoto (qui n’est pas horrible mais qui demeure assez simple) qu’il révèle la formidable capacité qu’a Capcom de créer de belles choses. On est happé par la beauté des lieux ou, au contraire, par leur caractère dérangeant. Et c’est aussi parce que l’on sait que la promenade mouvementée va se terminer sur une rencontre au sommet, face à des boss tous plus réussis les uns que les autres, que l’on en apprécie d’autant plus chaque pas.
La rencontre avec les ennemis majeurs est un moment de grâce, l’apogée de ce qui fait la force d’Onimusha: Way of the Sword à chaque instant : l’art du combat. Semblable dans une certaine mesure à Sekiro ou encore The First Berserker: Khazan, Onimusha est largement axé sur la maîtrise combinée du contre, de la parade et de l’esquive. Chaque rencontre avec l’un des nombreux ennemis qui peuplent les chemins doit être abordée avec application, sens du timing et prudence. Même si l’on améliore sensiblement l’attaque et la défense de Musashi avec les nombreux objets récoltés, l’erreur continue de se payer cash après dix, vingt ou trente heures de jeu. L’idée est donc de parer ou bien de contrer les attaques armées, et d’esquiver les tentatives de chope ou d’écrasement car cela a pour effet premier de faire tomber plus rapidement la jauge de résistance de l’ennemi. Sans cela, il est souvent difficile, voire impossible, d’entamer vraiment sa jauge de vie. Armé de son sabre, Musashi doit multiplier les gestes défensifs réussis, car cela permet aussi de charger la flamme spirituelle et de provoquer dès lors plus de dégâts. Pour les plus réactifs, il y a aussi l’Issen, une attaque dévastatrice qui se déclenche si l’on parvient à lancer une attaque au moment exact où l’ennemi va nous toucher. Difficile, mais gratifiant.
Au fil des heures de jeu, on débloque parallèlement à l’arc, six armes Oni aux pouvoirs précis (par exemple celui de provoquer des dégâts en ignorant la jauge de résistance, ou au contraire de faire baisser grandement celle-ci), et une capacité spéciale que l’on vous laisse le soin de découvrir. Enfin, il convient évidemment de gérer manuellement l’absorption des âmes grâce au gantelet Oni : chaque ennemi abattu lâche des âmes de différentes couleurs qu’il faut absolument récupérer, au risque que ce soit l’ennemi qui en profite pour se renforcer. Les âmes jaunes restituent de la vie, tandis que les rouges servent de monnaie d’échange pour des améliorations ou des objets. Les bleues et pourpres sont quant à elles liées à l’usage des pouvoirs et armes Oni précédemment évoqués.
Le système de combat est à la fois suffisamment complet et suffisamment simple à appréhender. Ce qui surprend vraiment, c’est son incroyable efficacité manette en main. Tout est extrêmement précis, chronométré. Si l’on prend des coups, eh bien, on ne saurait blâmer le jeu et ses mécaniques. À l’image de ce que l’on a vécu dans les meilleurs jeux du genre ou qui lui sont proches, Onimusha: Way of the Sword propose une courbe de progression maîtrisée. On se sent évoluer, on se voit réussir à enchaîner les bonnes actions dans ce qui s’apparente, lors des combats de boss notamment, à un véritable ballet chorégraphié à la perfection. On a déjà loué un peu plus haut la qualité de la mise en scène d’Onimusha, mais c’est véritablement lorsque les lames s’entrechoquent que la magie opère. On sent de la part de Capcom une volonté d’offrir une expérience de combat de haut niveau, et c’est réussi. La sensation des coups donnés, de l’impact, tout fonctionne à merveille.
Quid de la difficulté ? Nous avons complété le jeu dans sa difficulté par défaut (Action), en connaissant autant de moments de grâce que de longues minutes prostrés en se demandant si ça allait finir par passer. Et finalement, lorsque tout s’aligne et que la concentration est là, on parvient à s’extirper de ce combat qui semblait alors insurmontable. À notre sens, Onimusha: Way of the Sword n’est ni facile ni trop difficile. Il demande de l’application et de la concentration, en échange de quoi il offre un sentiment d’accomplissement à la hauteur. Notons toutefois qu’il est possible d’opter pour une difficulté abaissée, dès le début de l’aventure ou bien en cours de route, qui laisse une plus grande marge d’erreur pour chacune des manœuvres. De quoi permettre au plus grand nombre de profiter de cette aventure merveilleuse qu’est Onimusha: Way of the Sword.
The post Test d’Onimusha: Way of the Sword sur Xbox Series X, bien tranchant comme il faut appeared first on Consoles Mag - Tests et news.
Lire la suite ...