Même si Jonathan Blow est considéré comme un maître du puzzle-game, et cela avec seulement deux productions à son actif, la volonté de construire une nouvelle franchise oblige forcément à revoir, a minima, la forme. Là où Braid et The Witness faisaient le choix de n’avoir qu’un léger fil scénaristique pour se concentrer au maximum sur les énigmes, Order of the Sinking Star propose autre chose. Si on retrouve le côté un peu métaphysique cher au studio Thekla, cette nouvelle production nous entraine dans une aventure où se croisent un grand nombre de personnages, ce qui en fait nécessairement un jeu plus bavard. A tort malheureusement, car on se rend vite compte que les nombreuses lignes de dialogue ne se marient pas bien avec le fait de devoir faire preuve de concentration pour se sortir des casse-têtes imaginés par Jonathan Blow. Les interventions verbales sont indigestes et ne trouvent finalement qu’une vague utilité, outre le fait qu’elles se déclenchent de manière scriptée, indiquant généralement que nous sommes sur la bonne voie pour résoudre l’énigme en cours. Même si les textes sont en français, on se retrouve face au même dilemme que l’on rencontre dans un jeu Rockstar finalement, avec des dialogues qui défilent sans qu’on puisse réellement en profiter.

Comme les deux précédentes productions du studio Thekla, Order of the Sinking Star aurait mérité d’être moins envahissant et de jouer la carte de l’interprétation. D’autant qu’il mise une nouvelle fois sur l’originalité en nous proposant un monde interconnecté où le joueur est livré à lui-même. Passé un petit prologue qui sert à nous mettre dans le bain, le titre propose de suivre un des quatre chemins proposés, avec autant d’environnements différents. Au final, on se retrouve sur une sorte de carte du monde miniature, qui se révèle à force de dévoiler de nouveaux lieux, un peu à la manière d’un The Legend of Zelda old-school. Les mouvements du personnage principal se font dans quatre directions, où chaque pas représente une unité de temps, à l’image d’un Crypt of the NecroDancer cette fois-ci. Alors que l’option est souvent présente dans les remasters d’anciens jeux, le titre intègre une fonction de rembobinage qui permet de revenir très rapidement sur des décisions prises, étape par étape, par la simple pression d’un bouton dédié Il est également possible d’accélérer ou de ralentir le temps, deux options de confort nettement plus anecdotiques en revanche.
Pour évoquer plus en détail ses puzzles, sachez qu’Order of the Sinking Star oblige à tâtonner, à tenter des choses et naturellement à se tromper à de nombreuses reprises. Sur la map, notre héros active des plaques lumineuses qui l’emmènent sur une série d’énigmes à résoudre, pour nous mettre dans la peau d’autres personnages aux capacités uniques. Les puzzles sont en nombre considérable avec environ 1 400 énigmes, ce qui lui offre par conséquent une durée de vie absolument colossale pour le genre. Bien évidemment, les énigmes peuvent généralement être résolues en quelques dizaines de secondes, à condition d’avoir l’esprit logique, et s’enchaînent généralement par lots de quatre ou cinq avec une difficulté graduelle. C’est assez bien rythmé, cohérent dans la forme, tout en permettant au joueur de s’adapter progressivement aux énigmes proposées. Comme toujours avec Jonathan Blow, Order of the Sinking Star est diablement intelligent et s’échine toujours à apporter un vrai sentiment de satisfaction.

L’autre élément impressionnant, qui prouve une fois de plus que rien n’est le fruit du hasard, c’est la capacité du jeu à se renouveler sans cesse. Le créateur américain a imaginé des concepts multiples et variés, avec la possibilité de passer de l’un à l’autre un peu à la volée en changeant de chemin si on le souhaite, le tout dans le but d’éviter tout sentiment de linéarité. C’était déjà le cas dans The Witness, mais c’est encore mieux exploité ici. En progressant, on se rend compte que les différentes capacités de nos héros peuvent être combinées pour résoudre des énigmes de plus en plus élaborées, avant que les différents mondes eux-mêmes ne se rejoignent. Tout est soigneusement imaginé, et aucune place n’est laissée au hasard. Avancer dans ce dédale procure un vrai sentiment d’accomplissement et contentera sans aucun doute les joueurs qui cherchent un titre capable de les pousser dans leurs retranchements intellectuels.
Sur le plan technique, la nouvelle production de Jonathan Blow se défend plutôt bien également. Même s’il ne faut pas s’attendre à des graphismes de haute volée, la direction artistique fait le minimum et nous permet de profiter d’un univers qui possède quelques charmes. Pas grand-chose à dire du côté de la bande-son, qui se fait plutôt discrète alors qu’il aurait sans doute été intéressant d’imprégner une atmosphère envoutante par ce biais. Sur Nintendo Switch 2, Order of the Sinking Star profite de toutes les capacités de la machine, avec un mode TV du 60fps en 4K dynamique (via DLSS), pendant que le mode portable affiche du 1080p en 60fps également. Propice à des sessions assez courtes, ce dernier mode est d’ailleurs idéal pour profiter pleinement du titre à petites doses.
Comme les deux précédentes productions du studio Thekla, Order of the Sinking Star aurait mérité d’être moins envahissant et de jouer la carte de l’interprétation. D’autant qu’il mise une nouvelle fois sur l’originalité en nous proposant un monde interconnecté où le joueur est livré à lui-même. Passé un petit prologue qui sert à nous mettre dans le bain, le titre propose de suivre un des quatre chemins proposés, avec autant d’environnements différents. Au final, on se retrouve sur une sorte de carte du monde miniature, qui se révèle à force de dévoiler de nouveaux lieux, un peu à la manière d’un The Legend of Zelda old-school. Les mouvements du personnage principal se font dans quatre directions, où chaque pas représente une unité de temps, à l’image d’un Crypt of the NecroDancer cette fois-ci. Alors que l’option est souvent présente dans les remasters d’anciens jeux, le titre intègre une fonction de rembobinage qui permet de revenir très rapidement sur des décisions prises, étape par étape, par la simple pression d’un bouton dédié Il est également possible d’accélérer ou de ralentir le temps, deux options de confort nettement plus anecdotiques en revanche.
Pour évoquer plus en détail ses puzzles, sachez qu’Order of the Sinking Star oblige à tâtonner, à tenter des choses et naturellement à se tromper à de nombreuses reprises. Sur la map, notre héros active des plaques lumineuses qui l’emmènent sur une série d’énigmes à résoudre, pour nous mettre dans la peau d’autres personnages aux capacités uniques. Les puzzles sont en nombre considérable avec environ 1 400 énigmes, ce qui lui offre par conséquent une durée de vie absolument colossale pour le genre. Bien évidemment, les énigmes peuvent généralement être résolues en quelques dizaines de secondes, à condition d’avoir l’esprit logique, et s’enchaînent généralement par lots de quatre ou cinq avec une difficulté graduelle. C’est assez bien rythmé, cohérent dans la forme, tout en permettant au joueur de s’adapter progressivement aux énigmes proposées. Comme toujours avec Jonathan Blow, Order of the Sinking Star est diablement intelligent et s’échine toujours à apporter un vrai sentiment de satisfaction.
L’autre élément impressionnant, qui prouve une fois de plus que rien n’est le fruit du hasard, c’est la capacité du jeu à se renouveler sans cesse. Le créateur américain a imaginé des concepts multiples et variés, avec la possibilité de passer de l’un à l’autre un peu à la volée en changeant de chemin si on le souhaite, le tout dans le but d’éviter tout sentiment de linéarité. C’était déjà le cas dans The Witness, mais c’est encore mieux exploité ici. En progressant, on se rend compte que les différentes capacités de nos héros peuvent être combinées pour résoudre des énigmes de plus en plus élaborées, avant que les différents mondes eux-mêmes ne se rejoignent. Tout est soigneusement imaginé, et aucune place n’est laissée au hasard. Avancer dans ce dédale procure un vrai sentiment d’accomplissement et contentera sans aucun doute les joueurs qui cherchent un titre capable de les pousser dans leurs retranchements intellectuels.
Sur le plan technique, la nouvelle production de Jonathan Blow se défend plutôt bien également. Même s’il ne faut pas s’attendre à des graphismes de haute volée, la direction artistique fait le minimum et nous permet de profiter d’un univers qui possède quelques charmes. Pas grand-chose à dire du côté de la bande-son, qui se fait plutôt discrète alors qu’il aurait sans doute été intéressant d’imprégner une atmosphère envoutante par ce biais. Sur Nintendo Switch 2, Order of the Sinking Star profite de toutes les capacités de la machine, avec un mode TV du 60fps en 4K dynamique (via DLSS), pendant que le mode portable affiche du 1080p en 60fps également. Propice à des sessions assez courtes, ce dernier mode est d’ailleurs idéal pour profiter pleinement du titre à petites doses.
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