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Xbox Test d’Ace Combat 8: Wings of Theve sur Xbox Series X, direction le septième ciel ?

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GameActu
Ace Combat 8 : Wings of Theve se déroule, comme les autres titres canoniques de la saga, dans un monde, certes fictif, qui s’inspire grandement du nôtre. On reconnaît toujours assez facilement de quelles patries gentils et méchants sont les enfants spirituels. Les hostilités débutent à la fin de l’année 2029. La fédération USEA a été écrasée de toutes parts par l’invasion des voisins de la République de Sotoa. Parmi les terres de l’USEA, il y a la FCU dont notre héros, Rex, est citoyen et surtout soldat pour l’armée de l’air. Un pilote de chasse. Secouru en mer après que son avion a été abattu, il rejoint le porte-avions de la FCU, « L’Endurance ». En ce jour de décembre 2030, ce rafiot vieillissant est à peu près tout ce qu’il reste de la FCU non-occupée. Par un tragique concours de circonstances, Rex se voit proposer de prendre la place du « Wings of Theve », ce pilote de la FCU dont on loue les exploits militaires et qui symbolise l’épée avec laquelle la FCU entend frapper Sotoa, jusqu’à récupérer le dernier centimètre carré des terres qui lui ont été prises.

L’histoire d’Ace Combat 8 et la façon dont elle nous est transmise répondent aux caractéristiques auxquelles nous a habitués la saga. Avec de la géographie dopée aux acronymes, de lieux dont on comprend instantanément la source d’inspiration, des personnages secondaires inévitablement caricaturaux mais tout de même attachants, et aussi de sympathiques cinématiques, vécues la plupart du temps depuis les yeux de Rex. On suit ainsi le projet de reconquête et ses nombreuses péripéties avec un certain plaisir, même si l’on regrette l’absence de doublages en français (il faut se tourner vers l’anglais ou le japonais). Ils auraient d’ailleurs été particulièrement utiles pour suivre le fil des événements durant les nombreuses missions qui constituent la campagne solo : nos comparses d’escadrille, autres alliés et ennemis ont beaucoup – mais vraiment beaucoup – de choses à dire et ce n’est pas toujours simple à suivre dans le feu de l’action.

Ace Combat 8 test 1

Autant dire que de l’action, il y en a à revendre dans Ace Combat 8. Impossible de ne pas reconnaître dans chaque chose que l’on voit, que l’on entend ou que l’on ressent, la touche singulière d’Ace Combat. Une approche musclée du combat aérien, dynamique, résolument arcade mais sans trop de concessions non plus quant à la possibilité de réussir les objectifs assignés. Si l’on peut compter sur quatre modes de difficulté pour trouver déjà les bases d’une campagne adaptée à notre expérience des jeux d’avion de combat, il est évidemment indispensable d’apprendre à maîtriser les rouages du pilotage. Des tutoriels sont là pour ça et ils expliquent assez bien les principes à retenir ; mais c’est bien sûr en pratique que l’on apprend à maîtriser les avions. On ne s’éloigne d’ailleurs pas beaucoup de nos habitudes au contact d’Ace Combat 8, en retrouvant les deux modes de pilotage plus ou moins assistés, Normal et Expert.

Si le premier mode est idéal pour se faire la main, on vous conseille de ne pas vous y éterniser, pour deux raisons. La première est que, en dépit de sa difficulté relative à appréhender, le mode Expert rend l’avion autrement plus réactif et mobile. C’est un aspect à considérer dès que l’on attaque la seconde moitié de la campagne, car le tempo est largement réhaussé et il faut être au taquet en permanence. Sans quoi l’échec de la mission arrive vite, tant les objectifs reposent sur la défense des troupes alliées.

Ouvrons une petite parenthèse qui rejoint le problème de surcharge de petits dialogues précédemment évoqué : l’absence d’indicateur visuel relatif à l’état de la mission est certainement un problème pour les joueurs non-anglophones car on est certes souvent alerté par message radio d’un échec imminent par exemple, mais encore faut-il arriver à suivre cela dans le flot de prise de parole qui accompagne chaque mission. On ferme la parenthèse et on se tourne vers la seconde raison qui plaide en faveur des commandes expert, à savoir tout simplement les merveilleuses sensations qu’elles procurent. Au risque de se répéter, on retrouve dans Ace Combat 8 l’ADN de la saga jusque dans le comportement caractéristique de la trentaine d’avions disponibles, issus des principaux constructeurs historiques que sont Boeing, Dassault, Lockheed Martin ou encore Sukhoï. Sensation de vitesse, réactivité des mouvements, précision, tout répond parfaitement après une évidente période d’adaptation et d’apprentissage.

Ace Combat 8 test 2

Cela étant dit, Ace Combat 8 illustre d’une certaine façon, au travers de ses qualités, un défaut évident : on s’y retrouve tellement quand on a joué à un précédent épisode que l’on se dit qu’il y avait certainement quelque chose à retravailler à l’occasion de la sortie de ce huitième épisode. On pense en particulier au système de verrouillage qui fonctionne très bien face à peu d’ennemis et qui peut vite s’avérer peu ergonomique quand l’écran fourmille de cibles potentielles. On s’agace un peu de devoir faire défiler avec tapotant Y pour passer d’une à l’autre. En bref, Ace Combat 8 est un Ace Combat jusqu’au bout du fuselage, ce qui reste bien évidemment une bonne nouvelle, les bonnes choses proposées étant nettement supérieures à celles qui ennuient. On passe ainsi un bon moment sur la campagne qui s’avère étonnamment longue, occupant au bas mot les quinze heures. Cette durée sous-entend que l’on passe forcément par quelques missions moins inspirées et une certaine répétitivité que le jeu parvient néanmoins à contrecarrer en proposant la mission qu’il faut au moment où il faut afin de relancer l’envie chez nous de repartir immédiatement au combat.

Cette campagne solo s’accompagne de la gestion d’un arbre d’amélioration, peu ergonomique mais complet, où l’on dépense ses points gagnés au combat contre de nouveaux avions et des améliorations à installer, influençant par exemple la maniabilité ou la qualité de l’armement. Notons aussi que chaque mission peut être rejouée librement avec n’importe quel aéronef et que le plaisir du pilotage et du combat aérien a vocation à se poursuivre éventuellement en multijoueur en ligne avec le mode Ace Combat Online (ACO). Entre coopération à quatre, modes joueurs contre joueurs à huit, événements à durée limitée et autres objectifs mêlant joueurs et IA, ACO peut être considérée comme une expérience à part entière disposant de son propre système de progression, multiplateforme et indépendante de la partie solo.

Ace Combat 8 test 3

Au-delà de l’absence manifeste de véritable concurrence sur son segment sur consoles qui le rend presque indispensable pour tout bon amateur de combat aérien, Ace Combat 8 est avant tout un très bon jeu. Efficace, généreux et aussi superbement réalisé. Testé dans notre cas sur Xbox Series X, Ace Combat 8 nous a offert la vision d’un ciel subjuguant de beauté. Jouant habilement sur les moments de la journée et sur la couverture nuageuse (laquelle affecte par ailleurs le gameplay en contrariant par exemple l’efficacité du ciblage missile), le ciel d’Ace Combat 8 est un régal pour les yeux.

Pour le reste, c’est en revanche moins bluffant et dépend essentiellement des régions que l’on survole. Les grandes zones urbaines dévastées font le travail, tandis que certaines régions sauvages d’inspiration centro-américaine, par exemple, manquent un peu de détails quand on s’en approche trop. L’addition de tout cela fonctionne cependant très bien l’essentiel du temps, nous plongeant dans un bain d’action spectaculaire que les très bonnes compositions musicales savent comme toujours enrober avec beaucoup de soin.​


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