Brigandine Abyss est un jeu tactique qui vous invite dans un univers où évoluent 6 factions différentes qui disposent chacune de leurs personnages clés. L’histoire racontée est différente pour chacune mais la carte du monde sur laquelle prendront place les évènements est la même pour tout le monde. Pour faire simple, le nouvel empire est une menace pour la civilisation entière, une menace d’envergure qu’il faut pouvoir endiguer le plus rapidement possible. Vos missions, qui se découpent en saison (en journée si vous préférez), sont entrecoupées de petites discussions et de quelques cinématiques d’animation qui viennent étoffer légèrement l’histoire des protagonistes principaux. Attention toutefois qu’il s’agit vraiment d’aborder les choses de manière superficielle. Brigandine Abyss n’est pas un jeu qui vous raconte une histoire passionnante et recherchée. Le scénario est davantage un prétexte pour se lancer dans la bataille, rien de plus.

C’est donc du côté du gameplay que l’on espère trouver quelque chose d’un peu plus intéressant. Sur le fond, Brigandine Abyss reprend le concept que l’on a déjà vu dans pas mal de jeux du genre. Chaque carte est divisée sous la forme d’une grille de losanges (dans ce cas-ci) et l’on doit donner des ordres à toutes nos unités durant notre tour de jeu avant de laisser la place à notre adversaire. Nous devons donc choisir entre nous déplacer, attaquer ou utiliser une compétence. Chacune de nos unités dispose, selon sa classe, de possibilités différentes : nombre de cases par tour, attaques à courte ou longue portée, compétences magiques, soin, améliorations… Bref, un panel relativement conséquent qui ne surprend pas mais qui offre une diversité d’action intéressante. Par contre, là où le jeu se distingue clairement de la concurrence, c’est sur le principe de meneurs et de créatures qui les accompagnent.
Pour faire simple, chaque unité principale (le meneur) est un personnage puissant qui dispose d’une classe spécifique (guérisseur, soldat, assassin, clerc…). Il contrôle plusieurs créatures pour un maximum de 5 pour chacun d’entre eux. Avec trois meneurs sur un champ de bataille, cela peut donc porter le nombre d’unités à un total des plus intéressants. Au-delà d’être puissant et de disposer de capacités uniques voire dévastatrices, le meneur est également la pièce centrale de votre armée. S’il est vaincu, ce sont tous les monstres à son service qui disparaissent du champ de bataille. Il est donc nécessaire de tenir compte de cet aspect quand on déplace nos personnages sur la grille. On se retrouve finalement avec une partie qui n’est pas sans rappeler le jeu d’échecs, ce qui est plutôt sympathique.
Du côté de la difficulté, Brigandine Abyss se décline en trois propositions allant de facile à difficile. Si le premier est aisé et offre une expérience simpliste, le second dispense un challenge nettement plus intéressant qui permet au jeu de déployer l’étendue de ses possibilités. En ce qui concerne le dernier mode, il est clairement destiné à ceux et à celles qui apprécient le genre et qui veulent réellement se triturer les méninges. Si on salue l’équilibrage proposé dans le jeu, on va néanmoins souligner un véritable problème que l’on peut difficilement gommer : celui de l’IA. Pour faire simple, que vous passiez à l’attaque ou que vous soyez en défense, les ennemis ne bougent pas d’une case tant qu’ils ne sont pas à portée d’attaque. Cela signifie donc que vous pouvez allègrement placer vos unités pendant quelques tours pour prendre l’ascendant au cours d’une attaque éclair. Si vous agissez précautionneusement, il est possible d’éliminer un meneur en un seul et unique tour, cela signifiant que ses créatures disparaissent dans le même temps. On peut aller un peu plus loin et pousser le raisonnement dans ses derniers retranchements. Vos adversaires n’étant pas très prudents – c’est une manière douce et gentille de dire les choses – ils n’hésitent pas à envoyer leurs meneurs au front, ce qui est complètement idiot. Ajoutez à cela le fait qu’ils ne tiennent pas leur position défensive dès que vous approchez (tout en profitant de l’avantage du terrain), et vous comprenez que tout l’aspect tactique est malmené par une IA décevante qui, au final, sabote le gameplay. Vraiment décevant, pour ne pas dire intolérable.

Et pourtant, si on parvient à faire abstraction de cette problématique importante, Brigandine Abyss regorge de bonnes idées. Entre les batailles, vous vous retrouvez sur la carte du monde où le jeu se déroule en trois étapes bien distinctes. La première consiste à préparer vos armées, vos soldats, vos bases. C’est à ce moment-là que vous pouvez recruter meneurs et monstres, renforcer vos positions, déplacer des troupes, modifier les différentes formations. C’est un autre aspect de la stratégie qui se développe, d’autant plus que les différentes zones sont reliées entre elles par des chemins, ce qui signifie que vous êtes susceptibles d’être attaqués à tout moment. À vous de conforter vos positions et de faire en sorte que vos frontières ne restent pas sans défense, tout en vous positionnant pour attaquer. C’est plutôt bien pensé, et on se prend au jeu rapidement, d’autant plus qu’il existe d’autres possibilités. En effet, vous pouvez également envoyer vos troupes en exploration afin qu’elles vous ramènent des matériaux (utiles pour améliorer les bases), qu’elles recherchent de l’équipement ou encore qu’elles gagnent de l’expérience. Attention toutefois, si elles sont parties, elles ne peuvent pas défendre vos terres. Ces choix que vous devez faire sont intéressants et apportent une véritable dimension stratégique au jeu.
Outre cette gestion de la carte, il y a aussi la gestion de vos troupes qu’il faut prendre en compte. Chaque unité (meneur comme créature) peut être équipée d’objets (arme, armure, accessoires). Elle gagne également, au fil des combats et des victoires, de l’expérience qui lui permet de monter en niveau et donc de gonfler ses statistiques. Une fois arrivées à un niveau défini (10, puis 20 pour certaines), vous pouvez les promouvoir, ce qui leur permet de passer un cap et d’être nettement plus intéressantes, notamment grâce à de nouvelles compétences qui se débloquent. Ce système, bien connu des joueurs de Fire Emblem, est sympathique, mais imparfait. Non seulement, les évolutions sont limitées en possibilités (en général un ou deux choix, exceptionnellement trois), mais en plus elles ne se marquent pas suffisamment sur le plan visuel pour les meneurs. Or, même s’il s’agit d’un aspect purement superficiel, on apprécie forcément voir ses personnages évoluer et changer. Encore une fois, le potentiel est bien présent, mais on a l’impression que les développeurs n’ont pas voulu pousser les choses au maximum.

Terminons ce test par la partie technique du jeu. Sur ce plan-là, on peut saluer le fait que le jeu est parfaitement propre. Aucun bug n’est venu ternir notre expérience de jeu qui s’est déroulée sur Xbox Series X. Du côté de la direction artistique, par contre, Brigandine Abyss souffle le chaud et le froid. On apprécie la diversité de personnages proposés, mais on ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit surtout de « skins » apposés sur les uns ou les autres. On se retrouve ici face à quelque chose de commun, de classique, qui ne dénote pas et qui rend les personnages finalement assez superficiels.
Au niveau des champs de bataille, bien qu’ils soient différents pour chaque zone que vous attaquez / défendez, on aurait aimé que ce soit un peu plus fin, que ce soit plus précis. Notre machine n’est clairement pas poussée dans ses derniers retranchements et il aurait été appréciable de travailler un peu plus les animations ou la finesse des décors, par exemple. Sur le plan musical, c’est à peu près la même chanson. Sans être mauvaises ou même désagréables, les musiques se laissent écouter sans qu’on ne les entende. Elles ne marquent pas les esprits et, comme pour le reste, il est fort probable que vous ne vous en souviendrez pas une fois le jeu terminé.
C’est donc du côté du gameplay que l’on espère trouver quelque chose d’un peu plus intéressant. Sur le fond, Brigandine Abyss reprend le concept que l’on a déjà vu dans pas mal de jeux du genre. Chaque carte est divisée sous la forme d’une grille de losanges (dans ce cas-ci) et l’on doit donner des ordres à toutes nos unités durant notre tour de jeu avant de laisser la place à notre adversaire. Nous devons donc choisir entre nous déplacer, attaquer ou utiliser une compétence. Chacune de nos unités dispose, selon sa classe, de possibilités différentes : nombre de cases par tour, attaques à courte ou longue portée, compétences magiques, soin, améliorations… Bref, un panel relativement conséquent qui ne surprend pas mais qui offre une diversité d’action intéressante. Par contre, là où le jeu se distingue clairement de la concurrence, c’est sur le principe de meneurs et de créatures qui les accompagnent.
Pour faire simple, chaque unité principale (le meneur) est un personnage puissant qui dispose d’une classe spécifique (guérisseur, soldat, assassin, clerc…). Il contrôle plusieurs créatures pour un maximum de 5 pour chacun d’entre eux. Avec trois meneurs sur un champ de bataille, cela peut donc porter le nombre d’unités à un total des plus intéressants. Au-delà d’être puissant et de disposer de capacités uniques voire dévastatrices, le meneur est également la pièce centrale de votre armée. S’il est vaincu, ce sont tous les monstres à son service qui disparaissent du champ de bataille. Il est donc nécessaire de tenir compte de cet aspect quand on déplace nos personnages sur la grille. On se retrouve finalement avec une partie qui n’est pas sans rappeler le jeu d’échecs, ce qui est plutôt sympathique.
Du côté de la difficulté, Brigandine Abyss se décline en trois propositions allant de facile à difficile. Si le premier est aisé et offre une expérience simpliste, le second dispense un challenge nettement plus intéressant qui permet au jeu de déployer l’étendue de ses possibilités. En ce qui concerne le dernier mode, il est clairement destiné à ceux et à celles qui apprécient le genre et qui veulent réellement se triturer les méninges. Si on salue l’équilibrage proposé dans le jeu, on va néanmoins souligner un véritable problème que l’on peut difficilement gommer : celui de l’IA. Pour faire simple, que vous passiez à l’attaque ou que vous soyez en défense, les ennemis ne bougent pas d’une case tant qu’ils ne sont pas à portée d’attaque. Cela signifie donc que vous pouvez allègrement placer vos unités pendant quelques tours pour prendre l’ascendant au cours d’une attaque éclair. Si vous agissez précautionneusement, il est possible d’éliminer un meneur en un seul et unique tour, cela signifiant que ses créatures disparaissent dans le même temps. On peut aller un peu plus loin et pousser le raisonnement dans ses derniers retranchements. Vos adversaires n’étant pas très prudents – c’est une manière douce et gentille de dire les choses – ils n’hésitent pas à envoyer leurs meneurs au front, ce qui est complètement idiot. Ajoutez à cela le fait qu’ils ne tiennent pas leur position défensive dès que vous approchez (tout en profitant de l’avantage du terrain), et vous comprenez que tout l’aspect tactique est malmené par une IA décevante qui, au final, sabote le gameplay. Vraiment décevant, pour ne pas dire intolérable.
Et pourtant, si on parvient à faire abstraction de cette problématique importante, Brigandine Abyss regorge de bonnes idées. Entre les batailles, vous vous retrouvez sur la carte du monde où le jeu se déroule en trois étapes bien distinctes. La première consiste à préparer vos armées, vos soldats, vos bases. C’est à ce moment-là que vous pouvez recruter meneurs et monstres, renforcer vos positions, déplacer des troupes, modifier les différentes formations. C’est un autre aspect de la stratégie qui se développe, d’autant plus que les différentes zones sont reliées entre elles par des chemins, ce qui signifie que vous êtes susceptibles d’être attaqués à tout moment. À vous de conforter vos positions et de faire en sorte que vos frontières ne restent pas sans défense, tout en vous positionnant pour attaquer. C’est plutôt bien pensé, et on se prend au jeu rapidement, d’autant plus qu’il existe d’autres possibilités. En effet, vous pouvez également envoyer vos troupes en exploration afin qu’elles vous ramènent des matériaux (utiles pour améliorer les bases), qu’elles recherchent de l’équipement ou encore qu’elles gagnent de l’expérience. Attention toutefois, si elles sont parties, elles ne peuvent pas défendre vos terres. Ces choix que vous devez faire sont intéressants et apportent une véritable dimension stratégique au jeu.
Outre cette gestion de la carte, il y a aussi la gestion de vos troupes qu’il faut prendre en compte. Chaque unité (meneur comme créature) peut être équipée d’objets (arme, armure, accessoires). Elle gagne également, au fil des combats et des victoires, de l’expérience qui lui permet de monter en niveau et donc de gonfler ses statistiques. Une fois arrivées à un niveau défini (10, puis 20 pour certaines), vous pouvez les promouvoir, ce qui leur permet de passer un cap et d’être nettement plus intéressantes, notamment grâce à de nouvelles compétences qui se débloquent. Ce système, bien connu des joueurs de Fire Emblem, est sympathique, mais imparfait. Non seulement, les évolutions sont limitées en possibilités (en général un ou deux choix, exceptionnellement trois), mais en plus elles ne se marquent pas suffisamment sur le plan visuel pour les meneurs. Or, même s’il s’agit d’un aspect purement superficiel, on apprécie forcément voir ses personnages évoluer et changer. Encore une fois, le potentiel est bien présent, mais on a l’impression que les développeurs n’ont pas voulu pousser les choses au maximum.
Terminons ce test par la partie technique du jeu. Sur ce plan-là, on peut saluer le fait que le jeu est parfaitement propre. Aucun bug n’est venu ternir notre expérience de jeu qui s’est déroulée sur Xbox Series X. Du côté de la direction artistique, par contre, Brigandine Abyss souffle le chaud et le froid. On apprécie la diversité de personnages proposés, mais on ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit surtout de « skins » apposés sur les uns ou les autres. On se retrouve ici face à quelque chose de commun, de classique, qui ne dénote pas et qui rend les personnages finalement assez superficiels.
Au niveau des champs de bataille, bien qu’ils soient différents pour chaque zone que vous attaquez / défendez, on aurait aimé que ce soit un peu plus fin, que ce soit plus précis. Notre machine n’est clairement pas poussée dans ses derniers retranchements et il aurait été appréciable de travailler un peu plus les animations ou la finesse des décors, par exemple. Sur le plan musical, c’est à peu près la même chanson. Sans être mauvaises ou même désagréables, les musiques se laissent écouter sans qu’on ne les entende. Elles ne marquent pas les esprits et, comme pour le reste, il est fort probable que vous ne vous en souviendrez pas une fois le jeu terminé.
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