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Xbox Test de Bus Simulator 27 sur Xbox Series X, un jeu qui se conduit bien

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GameActu
Quittons l’Amérique du Nord et l’Europe centrale des deux précédents épisodes pour prendre la direction de Felicia Bay. Caliente comme le sud de la péninsule ibérique dont elle s’inspire, la nouvelle carte qui nous est proposée titille immédiatement notre curiosité : si l’on a évolué intégralement dans des zones urbaines avec cette franchise jusqu’ici (parfois légèrement périphériques), Bus Simulator 27 s’étend au transport interurbain. On demeure bien sûr assez loin de l’esprit quasi road trip de Fernbus Coach Simulator, mais on apprécie de voir introduite avec Bus Simulator 27 la possibilité de conduire des autocars entre la ville principale et quelques villes/zones rurales situées à plusieurs kilomètres de là. Voilà qui donne de l’air à cette simulation d’ordinaire assez concentrée, tout en permettant logiquement de prendre le volant de véhicules taillés pour les longs trajets. Ces derniers s’ajoutent à une belle sélection d’autobus (l’ensemble compte environ 50 véhicules) issus des constructeurs reconnus tels que MAN, Iveco, Mercedes, Scania, Volvo ou encore les mythiques Alexander Dennis.

Fidèle aux habitudes de la licence, Bus Simulator 27 a modélisé toute cette flotte avec grand soin. Pour ce qui est des décors et plus largement des qualités techniques du titre, c’est un peu moins flamboyant, tout en demeurant satisfaisant. La région de Felicia Bay vaut avant tout pour l’importante variété d’environnements qu’elle propose : entre les différents quartiers de la ville qui ont une identité propre (et l’implantation routière qui va avec), et les zones interurbaines, le jeu de Simteract offre une belle découverte et largement de quoi ne pas sentir trop tôt souffler le vent de la répétitivité. Graphiquement c’est en revanche plus inégal selon les lieux et les éléments. L’ensemble est convenable, mais de petites choses comme la modélisation des voitures du trafic ou encore les piétons tout droit sortis de l’usine des clones (moches) ont tendance à égratigner le rendu global. On apprécie toutefois le choix d’une colorisation chaude pour l’ambiance sudiste ou bien plus réaliste, de même que la possibilité, si le cœur nous en dit, de parcourir les quartiers à pied pour en observer notamment les principaux monuments.

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L’immersion est donc plutôt bonne sur le principe, avec une bonne gestion des sonorités des bus pour enrober tout cela, ce qui satisfait, bien que l’on ait aussi aimé avoir à disposition quelques pistes musicales. Mais c’est évidemment aux commandes de la compagnie et au volant de ses bus que ce sentiment d’immersion se doit d’être confirmé. Bus Simulator 27 propose plusieurs façons de se lancer : en mode libre, en multijoueur en ligne (pour coopérer avec trois autres joueurs, en crossplay) ou au travers du mode Histoire. Ce dernier est probablement le meilleur choix pour débuter. Sur fond de relance des transports publics à Felicia Bay et non sans un certain humour dans les dialogues, ce mode introduit mission après mission les principales tâches et fonctionnalités proposées par Bus Simulator 27.

Depuis un menu à la forme assez classique, voire légèrement archaïque pour le genre, on apprend à construire des lignes de bus puis à embaucher du personnel et à acquérir des véhicules pour pouvoir les exploiter. Bien couvrir un quartier et avoir de bons employés permettent d’augmenter la qualité du service et débloquent de fait une plus grande capacité d’accueil, puis le déblocage progressif de nouvelles zones à desservir. Et ainsi de suite. Le principe est assez simple, peut-être même un peu plus que dans Bus Simulator 21 (on ne gère pas les heures de pointe, par exemple), mais notons que l’expérience peut toutefois être plus ou moins exigeante selon trois niveaux de difficulté. A mesure que l’on avance dans le mode Histoire, on débloque donc de nouveaux quartiers, on développe sa flotte avec des engins plus écologiques et/ou plus spacieux, on gère la publicité sur les autobus et on dispose progressivement d’employés plus consciencieux. Dans l’ensemble, Bus Simulator 27 se montre assez satisfaisant sur cet aspect en s’adressant à tous, mais on imagine qu’il peut contrarier les joueurs en quête d’une véritable simulation et de la complexité qui l’accompagne le plus souvent.

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Il n’y a rien à redire en revanche pour ce qui touche aux sensations liées à la conduite. Quel que soit le véhicule, le plaisir de conduire est clairement au rendez-vous. En ayant pris en compte les spécificités de chaque bus, que ce soit au niveau de ses équipements, de son gabarit ou de l’influence du type de motorisation, Simteract nous offre un jeu à la conduite souple et précise. En revanche, bien que les fonctionnalités essentielles soient disponibles directement sur les différents boutons de la manette, il faut s’habituer au menu flottant affichant les autres fonctionnalités (clim, phares, etc.), quelque peu difficile à éplucher les premiers temps. Mais la plupart du temps on se contente d’utiliser les commandes de base et cela fonctionne très bien. C’est d’ailleurs également le cas pour le système de vente de billets : non seulement les ventes sont ponctuelles, mais elles sont exécutées en trois choix maximum et sans aucun problème d’ergonomie (ça change des monnayeurs des précédents épisodes).

Le seul véritable problème avec la conduite dans les rues de Felicia Bay, ce sont les autres. Bien qu’il soit très important de noter que plusieurs mises à jour ont significativement amélioré l’expérience entre la sortie du jeu et la publication de cette critique, plusieurs soucis demeurent. Les véhicules contrôlés par le PNJ peuvent parfois manquer de réactivité aux intersections, ce qui conduit à des bouchons et des retards, tandis que l’on note encore parfois la présence d’un feu tricolore qui refuse de s’afficher en vert lorsque c’est le moment. Par ailleurs, le système d’évaluation de la conduite se montre encore très dur, voire totalement injuste : il n’est pas rare d’être sanctionné par un « contre-sens », tout cela parce qu’on a tourné large à une intersection ou que l’on a dû s’arrêter en pleine manœuvre à cause du véhicule de devant qui ne s’engage pas totalement. On rencontre aussi quelques bugs persistants avec les passagers qui bloquent la fermeture des portes : pas de problème lorsque c’est un comportement voulu par le jeu (on peut alors leur demander de bouger ou bien carrément les chasser du bus), mais une attente interminable lorsqu’il s’agit d’un bug. Notons toutefois que les développeurs ont eu la bonne idée d’ajouter quelques options pour contrôler le monde de Bus Simulator 27, permettant notamment la réinitialisation du trafic.​


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