Avant de se lancer dans la campagne et de découvrir ce que nous réserve Infinity Ward, un petit résumé nous est proposé et on vous conseille vivement de le regarder avant de retrouver le capitaine Price, Makarov et consorts. Modern Warfare 4 est une suite directe des évènements racontés dans les trois épisodes précédents et il est donc important, pour en profiter pleinement, d’avoir en tête les tenants et aboutissements développés auparavant. Bref, le rappel achevé et l’histoire en tête, le jeu démarre avec une introduction immersive, prenante et parfaitement menée. Le ton est donné et les cinématiques qui vont se succéder, qui sont aussi nombreuses que percutantes, sont d’excellente facture. La mise en scène, la manière de filmer ou encore le doublage français sont autant de qualités qui nous plongent immédiatement dans cet opus qui n’a rien à envier aux grosses productions hollywoodiennes. Rien que ça !
Ce bon sentiment, cette introduction réussie, au final, c’est le fil conducteur de cette nouvelle campagne qui fait table rase de tout ce qu’on pouvait reprocher à Black Ops VII, à commencer par tous les éléments / liens avec la partie multijoueur. On retrouve enfin une véritable campagne solo au rythme maitrisé, proposant une action débridée à la variété impressionnante. Pas une seule mission ne se ressemble. On a droit à une course-poursuite à la James Bond, à de nombreux voyages (New York, Paris, l’Inde…), de la conduite et, bien sûr, des phases d’infiltration. Mieux, Modern Warfare 4 va nous offrir l’opportunité de changer régulièrement de points de vue. Tour à tour, nous allons incarner Price, mais aussi des soldats coréens et d’autres personnages tout aussi emblématiques que nous tairons pour éviter de vous spoiler le scénario.

C’est solide, costaud et on ne s’ennuie pas un seul instant. Fait intéressant : l’une des missions prend l’allure d’un semi-monde ouvert avec trois objectifs à atteindre. Vous pouvez vous déplacer de l’un à l’autre en farfouillant les lieux et en découvrant des ressources ou de l’équipement. Et si, comme nous, vous vous dites que cela nuit au rythme d’une campagne rondement menée, sachez qu’Infinity Ward vous permet de vous rendre instantanément aux objectifs en cours. Exit le monde ouvert, exit l’exploration. On condense l’action et on se retrouve avec une dynamique et un rythme endiablés. C’est indéniablement pensé. Surtout que tout cela profite d’un background exceptionnel et criant de vérité. La Corée du Nord envahit la Corée du Sud. Le jeu des alliances se met en place. La guerre est aux portes d’un pays qui n’était pas préparé et l’attaque éclaire, rapide et brutale, plonge une ville entière dans les ténèbres. Price, de son côté, prend une décision qui divise. L’Archer, joué par Mads Mikkelesen, fait son entrée, brillant. Le tout s’imbrique parfaitement au gré des missions, d’une temporalité qui se reconstruit et vous obtenez un résultat saisissant. Et on vous passe cette mission qui nous rappelle l’attaque de l’aéroport qui a marqué toute une génération de joueurs. Bref, ne tournons pas autour du pot : la campagne de Modern Warfare 4 est indéniablement l’une des plus réussites de ces dernières années.
La campagne mise de côté, intéressons nous maintenant au mode DMZ le mode extraction proposé dans Modern Warfare 4. Comme pour les autres jeux, il s’agit de s’infiltrer sur une grande carte où se trouvent à la fois des joueurs et des adversaires gérés par l’intelligence artificielle du jeu. Vous avez différents objectifs qui vous sont fixés et il est important, pour les réaliser, de travailler en équipe, avec les deux autres joueurs qui vous accompagnent. On retrouve évidemment ici tout le savoir-faire d’un éditeur et de développeurs qui ont déjà travaillé sur un battle royal, Warzone. L’expérience se veut complète, maitrisée et clairement bien pensée. Elle s’inscrit parfaitement dans la saga, lui ajoutant une nouvelle corde à son arc qui commençait doucement mais surement à s’user. Un peu d’air frais dans la série, c’est une excellente chose, assurément.
Concrètement, le mode DMZ nécessite de se préparer avant de partir en mission. On passe donc par une phase de gestion de l’inventaire où on équipe notre personnage d’armes, d’un gilet pare-balles et de toute une série d’objets qui prennent place dans un inventaire à la place limitée. Soin, grenades sont des indispensables. Et puis il faut laisser de l’espace libre pour notre mission afin de récupérer des objets sur le terrain qui peuvent être ensuite utilisés pour fabriquer toute une série de choses de retour à la base. Bref, votre préparation terminée, vous pouvez partir. Trois possibilités s’offrent à vous : l’exploration libre, des missions scénarisées (un peu moins d’une dizaine) et des missions spontanées. C’est largement suffisant pour y passer de nombreuses heures de jeu, surtout que l’on y prend du plaisir assez rapidement, notamment grâce au fait qu’aucune partie ne ressemble à une autre. Comme tout bon mode d’extraction, on peut également souligner la tension omniprésente de l’expérience. On ne sait jamais où se trouvent les autres joueurs et il faut se montrer prudent, même face à l’IA qui peut se montrer tantôt agressive, tantôt en surnombre. Par contre, on évite ici la problématique rencontrée au lancement de Marathon avec une partie PVE sensiblement déséquilibrée. Les ennemis, même si nombreux sur le champ de bataille, ne sont pas excessivement résistants. Heureusement.

Parmi les options intéressantes que l’on retrouve dans le mode DMZ, sachez que chacune de vos parties vous permettent de glaner de l’expérience et donc de monter de niveaux. Cela vous offre l’opportunité de gagner des points de talents à utiliser dans un arbre (les traits) divisé en trois catégories : combattant, éclaireur et survivaliste. Ce dernier influence grandement le gameplay et a un réel impact sur votre approche de la partie. Cela peut ainsi faciliter votre expérience et, en fonction de vos choix, orienter votre personnage. Le combattant, par exemple, peut se relever plus rapidement, tandis que l’éclaireur récupèrera facilement de nombreux éléments. Le survivaliste quant à lui va faire office de soutien. Vous l’avez compris, en faisant partie d’une équipe de trois joueurs, l’idéal est de pouvoir concevoir une escouade relativement équilibrée. Une dernier petite chose : à votre retour à la base (le HUB du mode DMZ), vous pouvez vendre certaines de vos trouvailles, récupérer de l’argent et obtenir de nouvelles pièces d’équipement ou encore en créer de nouvelles avec des ressources trouvées sur place. Un panel de possibilités intéressantes. Convenues, mais intéressantes tout de même.
Troisième mode de jeu principal de Modern Warfare 4 : la partie multijoueur. Ici aussi, le dernier bébé d’Activision débarque en force puisque ce sont pas moins de 12 cartes en 6 contre 6 qui sont proposées dès le lancement. Les environnements sont variés et le level design général est plutôt convaincant avec des affrontements nerveux et rythmés qui sont fidèles à ce que la saga nous propose depuis des années. Le fait de se retrouver avec un gameplay sensiblement plus terre-à-terre est également une excellente chose puisque l’on retrouve enfin des sensations dignes des meilleurs jeux de la saga. Exit les mouvements omnidirectionnelles, les tirs à travers les murs ou autres folies de ce genre. Modern Warfare 4 renoue avec une expérience sérieuse en nous proposant une maniabilité fluide et dynamique d’une rare intuitivité.
Évidemment, entre chaque partie, il est possible de personnaliser son arsenal et préparer son personnage à la bataille. Si le jeu reprend ici les bases posées par ses ainés, ce sont surtout les menus qui bénéficient d’une ergonomie nettement plus intéressantes, tout du moins sur Nintendo Switch 2. Étant donné que les jeux précédents ne sont pas disponibles sur la console de Nintendo, on se passe de toutes les présentations des anciens titres, ce qui ne nous déplait pas. On retrouve donc une formule simple, d’un titre unique, ce qui là aussi n’était plus arrivé depuis bien trop longtemps. Du côté de l’arsenal, Modern Warfare 4 démarre avec plus d’une trentaine d’armes disposant chacune de plusieurs dizaines de pièces d’équipement qui se débloquent au fil de votre progression. Les possibilités sont toujours aussi nombreuses et force est de constater que l’on prend du plaisir à peaufiner son matos avant de partir sur le champ de bataille.

Un dernier mot sur la partie multijoueur. Modern Warfare 4 nous propose le mode « Guerre terrestre » qui permet à des équipes de 24 joueurs de s’affronter. Call of Duty lorgne ici du côté de son concurrent, Battlefield, en nous invitant sur des cartes plus grandes (3 au total), plus massives et en proposant des combats de grande envergure où les véhicules sont également présents. Si on pouvait émettre quelques doutes quant à l’orientation prise par la saga, il ne faut que quelques minutes pour se rendre compte que le choix est judicieux. Le gameplay, nerveux et précis, se marie parfaitement avec ces affrontements et l’intensité est au rendez-vous immédiatement. On n’est pas encore au niveau de l’immersion d’un Battlefield qui profite d’une destruction extrêmement poussée, mais on s’en rapproche sérieusement. La concurrence devrait d’ailleurs avoir du bon pour le monde du FPS dont on raffole. Tant mieux.
Intéressons nous maintenant à la partie technique de cet opus que nous avons testé, rappelons-le, sur Nintendo Switch 2. Et si le jeu tourne probablement à merveille sur les PlayStation 5 et Xbox Series, nous étions curieux de voir le résultat sur la machine de Nintendo. Évidemment, comme vous l’avez compris dans ce test, nous avons soumis la machine à tous les modes de jeu disponibles et les résultats sont sensiblement différents. Commençons par la campagne. Les cinématiques sont plutôt réussies, avec une résolution un peu plus faible en comparaison des opus précédents que nous avions essayés sur Xbox Series. Par contre, en ce qui concerne le jeu lui-même, c’est nettement plus compliqué. La résolution s’effondre lourdement et les textures sont souvent affreuses. La modélisation des visages en prend un sacré coup et la transition avec les cinématiques fait parfois sourire. On sent que Infinity Ward a dû faire des concessions, de nombreuses concessions, pour atteindre un objectif satisfaisant : la fluidité est impeccable, quel que ce soit le mode de jeu sur lequel vous vous trouvez.
Cette fluidité justifie toutes les concessions réalisées par le studio qui peine à s’en sortir à certains moments sur le plan visuel, notamment quand les cartes s’agrandissent. Le monde semi-ouvert est assez laid et le flou est assez présent, surtout quand on regarde au loin. Ce constat s’applique évidemment au mode DMZ, mais pas du tout au multijoueur puisque les cartes sont plus petites. Étonnamment, sur la partie en ligne, c’est sur ce second mode que la version Switch 2 s’en sort le mieux. Et même si tout cela n’est pas beau, globalement, la proposition reste solide et efficace. On prend du plaisir à jouer et on parvient à s’en sortir, même face à des joueurs jouant sur PlayStation 5 / Xbox Series. Un petit point maintenant sur les Joycon et sur le fait de jouer en portable ou sur la télé. Si le jeu sur grand écran s’en sort plutôt bien, y compris au niveau de la maniabilité, cela nous a semblé plus compliqué une fois la console éloignée de son dock. Non seulement le jeu est un peu plus flou, mais en plus les Joycon, attachés à la machine, sont un peu moins faciles à employer. Une manette pro est tout indiquée, évidemment, mais quand on veut jouer dans son lit ou dans son bain (soyons fous !), ce n’est pas vraiment ce qui est le plus pratique.
Ce bon sentiment, cette introduction réussie, au final, c’est le fil conducteur de cette nouvelle campagne qui fait table rase de tout ce qu’on pouvait reprocher à Black Ops VII, à commencer par tous les éléments / liens avec la partie multijoueur. On retrouve enfin une véritable campagne solo au rythme maitrisé, proposant une action débridée à la variété impressionnante. Pas une seule mission ne se ressemble. On a droit à une course-poursuite à la James Bond, à de nombreux voyages (New York, Paris, l’Inde…), de la conduite et, bien sûr, des phases d’infiltration. Mieux, Modern Warfare 4 va nous offrir l’opportunité de changer régulièrement de points de vue. Tour à tour, nous allons incarner Price, mais aussi des soldats coréens et d’autres personnages tout aussi emblématiques que nous tairons pour éviter de vous spoiler le scénario.
C’est solide, costaud et on ne s’ennuie pas un seul instant. Fait intéressant : l’une des missions prend l’allure d’un semi-monde ouvert avec trois objectifs à atteindre. Vous pouvez vous déplacer de l’un à l’autre en farfouillant les lieux et en découvrant des ressources ou de l’équipement. Et si, comme nous, vous vous dites que cela nuit au rythme d’une campagne rondement menée, sachez qu’Infinity Ward vous permet de vous rendre instantanément aux objectifs en cours. Exit le monde ouvert, exit l’exploration. On condense l’action et on se retrouve avec une dynamique et un rythme endiablés. C’est indéniablement pensé. Surtout que tout cela profite d’un background exceptionnel et criant de vérité. La Corée du Nord envahit la Corée du Sud. Le jeu des alliances se met en place. La guerre est aux portes d’un pays qui n’était pas préparé et l’attaque éclaire, rapide et brutale, plonge une ville entière dans les ténèbres. Price, de son côté, prend une décision qui divise. L’Archer, joué par Mads Mikkelesen, fait son entrée, brillant. Le tout s’imbrique parfaitement au gré des missions, d’une temporalité qui se reconstruit et vous obtenez un résultat saisissant. Et on vous passe cette mission qui nous rappelle l’attaque de l’aéroport qui a marqué toute une génération de joueurs. Bref, ne tournons pas autour du pot : la campagne de Modern Warfare 4 est indéniablement l’une des plus réussites de ces dernières années.
La campagne mise de côté, intéressons nous maintenant au mode DMZ le mode extraction proposé dans Modern Warfare 4. Comme pour les autres jeux, il s’agit de s’infiltrer sur une grande carte où se trouvent à la fois des joueurs et des adversaires gérés par l’intelligence artificielle du jeu. Vous avez différents objectifs qui vous sont fixés et il est important, pour les réaliser, de travailler en équipe, avec les deux autres joueurs qui vous accompagnent. On retrouve évidemment ici tout le savoir-faire d’un éditeur et de développeurs qui ont déjà travaillé sur un battle royal, Warzone. L’expérience se veut complète, maitrisée et clairement bien pensée. Elle s’inscrit parfaitement dans la saga, lui ajoutant une nouvelle corde à son arc qui commençait doucement mais surement à s’user. Un peu d’air frais dans la série, c’est une excellente chose, assurément.
Concrètement, le mode DMZ nécessite de se préparer avant de partir en mission. On passe donc par une phase de gestion de l’inventaire où on équipe notre personnage d’armes, d’un gilet pare-balles et de toute une série d’objets qui prennent place dans un inventaire à la place limitée. Soin, grenades sont des indispensables. Et puis il faut laisser de l’espace libre pour notre mission afin de récupérer des objets sur le terrain qui peuvent être ensuite utilisés pour fabriquer toute une série de choses de retour à la base. Bref, votre préparation terminée, vous pouvez partir. Trois possibilités s’offrent à vous : l’exploration libre, des missions scénarisées (un peu moins d’une dizaine) et des missions spontanées. C’est largement suffisant pour y passer de nombreuses heures de jeu, surtout que l’on y prend du plaisir assez rapidement, notamment grâce au fait qu’aucune partie ne ressemble à une autre. Comme tout bon mode d’extraction, on peut également souligner la tension omniprésente de l’expérience. On ne sait jamais où se trouvent les autres joueurs et il faut se montrer prudent, même face à l’IA qui peut se montrer tantôt agressive, tantôt en surnombre. Par contre, on évite ici la problématique rencontrée au lancement de Marathon avec une partie PVE sensiblement déséquilibrée. Les ennemis, même si nombreux sur le champ de bataille, ne sont pas excessivement résistants. Heureusement.
Parmi les options intéressantes que l’on retrouve dans le mode DMZ, sachez que chacune de vos parties vous permettent de glaner de l’expérience et donc de monter de niveaux. Cela vous offre l’opportunité de gagner des points de talents à utiliser dans un arbre (les traits) divisé en trois catégories : combattant, éclaireur et survivaliste. Ce dernier influence grandement le gameplay et a un réel impact sur votre approche de la partie. Cela peut ainsi faciliter votre expérience et, en fonction de vos choix, orienter votre personnage. Le combattant, par exemple, peut se relever plus rapidement, tandis que l’éclaireur récupèrera facilement de nombreux éléments. Le survivaliste quant à lui va faire office de soutien. Vous l’avez compris, en faisant partie d’une équipe de trois joueurs, l’idéal est de pouvoir concevoir une escouade relativement équilibrée. Une dernier petite chose : à votre retour à la base (le HUB du mode DMZ), vous pouvez vendre certaines de vos trouvailles, récupérer de l’argent et obtenir de nouvelles pièces d’équipement ou encore en créer de nouvelles avec des ressources trouvées sur place. Un panel de possibilités intéressantes. Convenues, mais intéressantes tout de même.
Troisième mode de jeu principal de Modern Warfare 4 : la partie multijoueur. Ici aussi, le dernier bébé d’Activision débarque en force puisque ce sont pas moins de 12 cartes en 6 contre 6 qui sont proposées dès le lancement. Les environnements sont variés et le level design général est plutôt convaincant avec des affrontements nerveux et rythmés qui sont fidèles à ce que la saga nous propose depuis des années. Le fait de se retrouver avec un gameplay sensiblement plus terre-à-terre est également une excellente chose puisque l’on retrouve enfin des sensations dignes des meilleurs jeux de la saga. Exit les mouvements omnidirectionnelles, les tirs à travers les murs ou autres folies de ce genre. Modern Warfare 4 renoue avec une expérience sérieuse en nous proposant une maniabilité fluide et dynamique d’une rare intuitivité.
Évidemment, entre chaque partie, il est possible de personnaliser son arsenal et préparer son personnage à la bataille. Si le jeu reprend ici les bases posées par ses ainés, ce sont surtout les menus qui bénéficient d’une ergonomie nettement plus intéressantes, tout du moins sur Nintendo Switch 2. Étant donné que les jeux précédents ne sont pas disponibles sur la console de Nintendo, on se passe de toutes les présentations des anciens titres, ce qui ne nous déplait pas. On retrouve donc une formule simple, d’un titre unique, ce qui là aussi n’était plus arrivé depuis bien trop longtemps. Du côté de l’arsenal, Modern Warfare 4 démarre avec plus d’une trentaine d’armes disposant chacune de plusieurs dizaines de pièces d’équipement qui se débloquent au fil de votre progression. Les possibilités sont toujours aussi nombreuses et force est de constater que l’on prend du plaisir à peaufiner son matos avant de partir sur le champ de bataille.
Un dernier mot sur la partie multijoueur. Modern Warfare 4 nous propose le mode « Guerre terrestre » qui permet à des équipes de 24 joueurs de s’affronter. Call of Duty lorgne ici du côté de son concurrent, Battlefield, en nous invitant sur des cartes plus grandes (3 au total), plus massives et en proposant des combats de grande envergure où les véhicules sont également présents. Si on pouvait émettre quelques doutes quant à l’orientation prise par la saga, il ne faut que quelques minutes pour se rendre compte que le choix est judicieux. Le gameplay, nerveux et précis, se marie parfaitement avec ces affrontements et l’intensité est au rendez-vous immédiatement. On n’est pas encore au niveau de l’immersion d’un Battlefield qui profite d’une destruction extrêmement poussée, mais on s’en rapproche sérieusement. La concurrence devrait d’ailleurs avoir du bon pour le monde du FPS dont on raffole. Tant mieux.
Intéressons nous maintenant à la partie technique de cet opus que nous avons testé, rappelons-le, sur Nintendo Switch 2. Et si le jeu tourne probablement à merveille sur les PlayStation 5 et Xbox Series, nous étions curieux de voir le résultat sur la machine de Nintendo. Évidemment, comme vous l’avez compris dans ce test, nous avons soumis la machine à tous les modes de jeu disponibles et les résultats sont sensiblement différents. Commençons par la campagne. Les cinématiques sont plutôt réussies, avec une résolution un peu plus faible en comparaison des opus précédents que nous avions essayés sur Xbox Series. Par contre, en ce qui concerne le jeu lui-même, c’est nettement plus compliqué. La résolution s’effondre lourdement et les textures sont souvent affreuses. La modélisation des visages en prend un sacré coup et la transition avec les cinématiques fait parfois sourire. On sent que Infinity Ward a dû faire des concessions, de nombreuses concessions, pour atteindre un objectif satisfaisant : la fluidité est impeccable, quel que ce soit le mode de jeu sur lequel vous vous trouvez.
Cette fluidité justifie toutes les concessions réalisées par le studio qui peine à s’en sortir à certains moments sur le plan visuel, notamment quand les cartes s’agrandissent. Le monde semi-ouvert est assez laid et le flou est assez présent, surtout quand on regarde au loin. Ce constat s’applique évidemment au mode DMZ, mais pas du tout au multijoueur puisque les cartes sont plus petites. Étonnamment, sur la partie en ligne, c’est sur ce second mode que la version Switch 2 s’en sort le mieux. Et même si tout cela n’est pas beau, globalement, la proposition reste solide et efficace. On prend du plaisir à jouer et on parvient à s’en sortir, même face à des joueurs jouant sur PlayStation 5 / Xbox Series. Un petit point maintenant sur les Joycon et sur le fait de jouer en portable ou sur la télé. Si le jeu sur grand écran s’en sort plutôt bien, y compris au niveau de la maniabilité, cela nous a semblé plus compliqué une fois la console éloignée de son dock. Non seulement le jeu est un peu plus flou, mais en plus les Joycon, attachés à la machine, sont un peu moins faciles à employer. Une manette pro est tout indiquée, évidemment, mais quand on veut jouer dans son lit ou dans son bain (soyons fous !), ce n’est pas vraiment ce qui est le plus pratique.
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