Cela faisait presque 20 ans que nous attendions un nouvel épisode de la franchise Castlevania façon Igavania. Pour ce retour, les développeurs ont choisi de rattacher cet opus inédit à des éléments connus de la saga. Belmont’s Curse nous envoie en 1499, soit 23 ans après Castlevania III: Dracula’s Curse (NES, 1990), un jeu dans lequel Trevor Belmont a éliminé le célèbre comte aux dents longues pour la toute première fois, et qui a même servi de base scénaristique à la série disponible sur Netflix. Notre héros est de retour pour guider sa fille, Rose, unique héritière du célèbre clan, chargée d’enquêter sur des faits troublants qui ont lieu dans la ville de Paris. On salue d’ailleurs le choix audacieux de quitter la Transylvanie et à étendre son champ d’action à la capitale française, avec un cadre en partie inhabituel pour la saga, qui se substitue très bien au traditionnel château lorsqu’il revêt son ambiance sombre et inquiétante, avec un soupçon d’allure gothique. Il n’y a évidemment pas besoin d’avoir fait Castlevania III pour profiter de ce nouvel épisode, mais les fans de la première heure seront ravis de retrouver de nombreux clins d’œil, combinés à quelques célèbres figures de l’Histoire de France.

Pourtant, les premières minutes pourraient être assez perturbantes pour les connaisseurs. Certains peineront sans doute à trouver leurs repères, au moins pendant les deux premières heures, pour un titre qui navigue entre le besoin de créer sa propre identité tout en montrant qu’il n’a rien d’un Castlevania au rabais, même sans le grand maître Koji Igarashi aux manettes. Oui, les premiers instants peuvent s’avérer compliqués pour quelqu’un qui cherche à retrouver l’expérience de jeu livrée par les épisodes sortis sur GBA et Nintendo DS, ou dans un Symphony of the Night ou un Rondo of Blood. Mais la force principale de Castlevania: Belmont’s Curse, c’est justement sa capacité à se révéler au fur et à mesure, pour une aventure qui gagne en intensité au fil des heures, jusqu’à devenir capable de rivaliser avec les meilleurs épisodes de la série au bout du compte.
Sur le principe, on retrouve le concept du Metroidvania façon Igavania avec une grande zone à explorer, dont certaines parties se débloquent en faisant l’acquisition de nouvelles compétences, et un gain d’expérience synonyme de montée en puissance de notre héroïne tout au long de l’aventure. Pas encore apte à utiliser le Vampire Killer, le fameux fouet qui se transmet de génération en génération dans la famille Belmont, Rose possède des cartes de tarot léguées par sa défunte mère, Sypha Belnades. Le concept est assez original dans le sens où l’on commence la partie avec des cartes qui ont perdu leur magie, et ne peuvent être ravivées qu’en battant les boss qui leur sont associées. En plus d’être sacrément motivant, cela permet de mesurer la progression de notre apprentie chasseuse de vampires, tout en profitant d’illustrations splendides. Belmont’s Curse possède une atmosphère bien à lui, tout en cherchant à satisfaire les fans de la saga, et à embarquer ceux qui ne connaissent la franchise qu’à travers la série Netflix.

Mais pour que tout ceci fonctionne correctement, Evil Empire s’est aussi attaché à concocter un titre au gameplay impeccable. C’est d’ailleurs l’une des marques de fabrique de la licence, préservée ici grâce à l’expérience du studio bordelais en la matière. Contrairement à leurs deux précédentes productions, Belmont’s Curse n’emprunte absolument rien au genre du roguelite. Cet épisode inédit propose une progression classique, avec des embranchements de salles, des ennemis qui veulent en découdre et de nombreux secrets à découvrir. Comme c’est souvent le cas avec ce genre de titres, le level-design joue un rôle essentiel dans l’expérience de jeu et même si cet épisode ne fait pas preuve d’une grande ingéniosité sur ce point, on prend tout de même un vrai plaisir à parcourir chaque zone. La carte se dévoile au fur et à mesure que l’on découvre chaque salle, avec la possibilité, après quelques heures de jeu, de profiter d’un voyage rapide entre certains lieux clés.
Rose peut manier plusieurs armes différentes, réparties dans sept familles. En tant qu’épéiste confirmée, notre héroïne dispose de toute une catégorie de lames (simples, doubles, associées à un bouclier ou à deux mains), mais peut également utiliser des gantelets, une lance et l’incontournable fouet. On regrette qu’il faille systématiquement passer par le menu du jeu pour passer d’une arme à l’autre en revanche, d’autant que certains ennemis sont parfois plus sensibles à certaines attaques qu’à d’autres. L’ajout d’une roue aurait permis d’éviter de casser le rythme, d’autant qu’on est face au même problème au moment d’utiliser les attaques magiques liées aux cartes de tarot. Malgré cela, les combats restent très fluides et agréables à jouer, notamment face à des boss assez ardus. Il faut généralement plusieurs essais pour assimiler leurs patterns et parvenir à trouver le bon tempo pour éviter leurs offensives et trouver une fenêtre d’ouverture pour frapper en toute sécurité.

Pour aider, Rose dispose de trois potions, à recharger à chaque point de sauvegarde comme dans un bon vieux Souls. C’est à peu près la seule mécanique empruntée au genre d’ailleurs, car s’il n’y a qu’un seul mode de difficulté disponible en lançant de jeu, il est possible de modifier divers curseurs dans les paramètres pour se faciliter la vie. Dans sa difficulté par défaut, Belmont’s Curse pousse le joueur à s’améliorer échec après échec, avec la possibilité de grappiller de l’expérience pour augmenter légèrement ses statistiques d’attaque et de défense si besoin. La map renferme également certains bonus, avec des armes plus puissantes, des livres pour gagner un point d’attaque ou de défense là encore, ou des objets capables d’augmenter les jauges de vie et de magie. Le jeu pousse à la curiosité et à l’exploration, et évite de se montrer trop frustrant tout en proposant tout de même une bonne dose de challenge qui satisfera pleinement les amateurs du genre.
A l’image des Metroidvania modernes, Castlevania: Belmont’s Curse n’échappe pas non plus aux séquences de plateformes pures et dures. Bien loin de ce que proposait la tour de l’horloge des précédents épisodes, où il fallait gérer quelques sauts et les ennemis, ce nouvel épisode possède des phases qui demandent une belle maîtrise des compétences de Rose. Toute la manette est mise à contribution, et il est parfois essentiel de se coordonner correctement dans l’utilisation des divers boutons, et notamment les gâchettes, pour franchir les passages délicats. Les développeurs d’Evil Empire ont fait le choix de s’écarter un petit peu des sempiternelles compétences que l’on obtient généralement dans ce genre de jeu, pour faire en sorte que le gameplay bénéficie d’une petite touche d’originalité. Le mélange de combats et de séquences de plateformes rappelle des jeux comme Ori, Hollow Knight ou Prince of Persia: The Lost Crown, avec un bon équilibre général dans le cas présent. Si on met de côté son level-design assez convenu, Belmont’s Curse brille dans son game-design. Et même s’il s’inspire de choses souvent vues ailleurs, il a le mérite de livrer une prestation maîtrisée, et conforme à l’idée que l’on peut se faire d’un Castlevania moderne.

Mais là où le titre fait très fort, c’est du côté de sa direction artistique et plus généralement sur toute sa partie technique. C’est simple, Castlevania: Belmont’s Curse est beau à en mourir, littéralement. Les décors sont somptueux et s’apparentent parfois à de véritables tableaux, capables de créer une véritable atmosphère à eux-seuls. Ce Paris est gothique à souhait, et réussit l’exploit de ne jamais tomber dans l’excès, ni dans la caricature. On s’émerveille en traversant certains lieux, grâce à des structures parfaitement dessinées, combinées à une colorimétrie qui flatte régulièrement la rétine.
Même chose concernant le design et les modèles en 2,5D des personnages, d’une justesse incroyable, tandis que les animations sont d’une fluidité exemplaire. On retrouve également une bonne partie du bestiaire de la franchise, dans des versions parfaitement modernisées. De leur côté, les musiques ne sont pas en reste, avec des morceaux originaux de grande qualité et totalement en phase avec l’univers. Quelques notes du thème principal de la saga viennent parfois s’incorporer dans la bande-son, ce qui ne manquera pas de faire frissonner de plaisir les nombreux fans de la saga. Aucun bug à signaler de notre côté, et aucun compromis graphique sur Xbox Series X avec une résolution en 4K et un framerate à 60fps. Ne manque plus que la télévision OLED avec Dolby Vision et un bon casque vissé sur les oreilles pour profiter pleinement du retour magistral de Castlevania.
Pourtant, les premières minutes pourraient être assez perturbantes pour les connaisseurs. Certains peineront sans doute à trouver leurs repères, au moins pendant les deux premières heures, pour un titre qui navigue entre le besoin de créer sa propre identité tout en montrant qu’il n’a rien d’un Castlevania au rabais, même sans le grand maître Koji Igarashi aux manettes. Oui, les premiers instants peuvent s’avérer compliqués pour quelqu’un qui cherche à retrouver l’expérience de jeu livrée par les épisodes sortis sur GBA et Nintendo DS, ou dans un Symphony of the Night ou un Rondo of Blood. Mais la force principale de Castlevania: Belmont’s Curse, c’est justement sa capacité à se révéler au fur et à mesure, pour une aventure qui gagne en intensité au fil des heures, jusqu’à devenir capable de rivaliser avec les meilleurs épisodes de la série au bout du compte.
Sur le principe, on retrouve le concept du Metroidvania façon Igavania avec une grande zone à explorer, dont certaines parties se débloquent en faisant l’acquisition de nouvelles compétences, et un gain d’expérience synonyme de montée en puissance de notre héroïne tout au long de l’aventure. Pas encore apte à utiliser le Vampire Killer, le fameux fouet qui se transmet de génération en génération dans la famille Belmont, Rose possède des cartes de tarot léguées par sa défunte mère, Sypha Belnades. Le concept est assez original dans le sens où l’on commence la partie avec des cartes qui ont perdu leur magie, et ne peuvent être ravivées qu’en battant les boss qui leur sont associées. En plus d’être sacrément motivant, cela permet de mesurer la progression de notre apprentie chasseuse de vampires, tout en profitant d’illustrations splendides. Belmont’s Curse possède une atmosphère bien à lui, tout en cherchant à satisfaire les fans de la saga, et à embarquer ceux qui ne connaissent la franchise qu’à travers la série Netflix.
Mais pour que tout ceci fonctionne correctement, Evil Empire s’est aussi attaché à concocter un titre au gameplay impeccable. C’est d’ailleurs l’une des marques de fabrique de la licence, préservée ici grâce à l’expérience du studio bordelais en la matière. Contrairement à leurs deux précédentes productions, Belmont’s Curse n’emprunte absolument rien au genre du roguelite. Cet épisode inédit propose une progression classique, avec des embranchements de salles, des ennemis qui veulent en découdre et de nombreux secrets à découvrir. Comme c’est souvent le cas avec ce genre de titres, le level-design joue un rôle essentiel dans l’expérience de jeu et même si cet épisode ne fait pas preuve d’une grande ingéniosité sur ce point, on prend tout de même un vrai plaisir à parcourir chaque zone. La carte se dévoile au fur et à mesure que l’on découvre chaque salle, avec la possibilité, après quelques heures de jeu, de profiter d’un voyage rapide entre certains lieux clés.
Rose peut manier plusieurs armes différentes, réparties dans sept familles. En tant qu’épéiste confirmée, notre héroïne dispose de toute une catégorie de lames (simples, doubles, associées à un bouclier ou à deux mains), mais peut également utiliser des gantelets, une lance et l’incontournable fouet. On regrette qu’il faille systématiquement passer par le menu du jeu pour passer d’une arme à l’autre en revanche, d’autant que certains ennemis sont parfois plus sensibles à certaines attaques qu’à d’autres. L’ajout d’une roue aurait permis d’éviter de casser le rythme, d’autant qu’on est face au même problème au moment d’utiliser les attaques magiques liées aux cartes de tarot. Malgré cela, les combats restent très fluides et agréables à jouer, notamment face à des boss assez ardus. Il faut généralement plusieurs essais pour assimiler leurs patterns et parvenir à trouver le bon tempo pour éviter leurs offensives et trouver une fenêtre d’ouverture pour frapper en toute sécurité.
Pour aider, Rose dispose de trois potions, à recharger à chaque point de sauvegarde comme dans un bon vieux Souls. C’est à peu près la seule mécanique empruntée au genre d’ailleurs, car s’il n’y a qu’un seul mode de difficulté disponible en lançant de jeu, il est possible de modifier divers curseurs dans les paramètres pour se faciliter la vie. Dans sa difficulté par défaut, Belmont’s Curse pousse le joueur à s’améliorer échec après échec, avec la possibilité de grappiller de l’expérience pour augmenter légèrement ses statistiques d’attaque et de défense si besoin. La map renferme également certains bonus, avec des armes plus puissantes, des livres pour gagner un point d’attaque ou de défense là encore, ou des objets capables d’augmenter les jauges de vie et de magie. Le jeu pousse à la curiosité et à l’exploration, et évite de se montrer trop frustrant tout en proposant tout de même une bonne dose de challenge qui satisfera pleinement les amateurs du genre.
A l’image des Metroidvania modernes, Castlevania: Belmont’s Curse n’échappe pas non plus aux séquences de plateformes pures et dures. Bien loin de ce que proposait la tour de l’horloge des précédents épisodes, où il fallait gérer quelques sauts et les ennemis, ce nouvel épisode possède des phases qui demandent une belle maîtrise des compétences de Rose. Toute la manette est mise à contribution, et il est parfois essentiel de se coordonner correctement dans l’utilisation des divers boutons, et notamment les gâchettes, pour franchir les passages délicats. Les développeurs d’Evil Empire ont fait le choix de s’écarter un petit peu des sempiternelles compétences que l’on obtient généralement dans ce genre de jeu, pour faire en sorte que le gameplay bénéficie d’une petite touche d’originalité. Le mélange de combats et de séquences de plateformes rappelle des jeux comme Ori, Hollow Knight ou Prince of Persia: The Lost Crown, avec un bon équilibre général dans le cas présent. Si on met de côté son level-design assez convenu, Belmont’s Curse brille dans son game-design. Et même s’il s’inspire de choses souvent vues ailleurs, il a le mérite de livrer une prestation maîtrisée, et conforme à l’idée que l’on peut se faire d’un Castlevania moderne.
Mais là où le titre fait très fort, c’est du côté de sa direction artistique et plus généralement sur toute sa partie technique. C’est simple, Castlevania: Belmont’s Curse est beau à en mourir, littéralement. Les décors sont somptueux et s’apparentent parfois à de véritables tableaux, capables de créer une véritable atmosphère à eux-seuls. Ce Paris est gothique à souhait, et réussit l’exploit de ne jamais tomber dans l’excès, ni dans la caricature. On s’émerveille en traversant certains lieux, grâce à des structures parfaitement dessinées, combinées à une colorimétrie qui flatte régulièrement la rétine.
Même chose concernant le design et les modèles en 2,5D des personnages, d’une justesse incroyable, tandis que les animations sont d’une fluidité exemplaire. On retrouve également une bonne partie du bestiaire de la franchise, dans des versions parfaitement modernisées. De leur côté, les musiques ne sont pas en reste, avec des morceaux originaux de grande qualité et totalement en phase avec l’univers. Quelques notes du thème principal de la saga viennent parfois s’incorporer dans la bande-son, ce qui ne manquera pas de faire frissonner de plaisir les nombreux fans de la saga. Aucun bug à signaler de notre côté, et aucun compromis graphique sur Xbox Series X avec une résolution en 4K et un framerate à 60fps. Ne manque plus que la télévision OLED avec Dolby Vision et un bon casque vissé sur les oreilles pour profiter pleinement du retour magistral de Castlevania.
The post Test de Castlevania: Belmont’s Curse sur Xbox Series X, un retour gagnant à sang pour sang appeared first on Consoles Mag - Tests et news.
Lire la suite ...