Darwin’s Paradox ne s’embarrasse pas vraiment avec son scénario. Seule une introduction en noir et blanc, façon réclame de cinéma des années 50, nous permet de poser un contexte, avec une Terre envahie par une entreprise extraterrestre spécialisée dans la fabrication de conserves de produits de la mer. En incarnant un poulpe, vous faîtes naturellement partie des victimes à partir du moment où une soucoupe volante vous enlève avec votre ami. Notre octopode se retrouve malgré tout éjecté de l’aéronef et se retrouve dans une décharge, bien décidé à aller sauver son homologue gardé captif. Une mission à mener dans un monde dystopique totalement envahi par les déchets qui rappelle un peu celui de Wall-E, et où seuls les machines et les rats semblent avoir résisté à la menace extraterrestre. Au delà de son pitch qui prête à sourire, Darwin’s Paradox est avant tout une fable écologique qui marque un contraste flagrant entre la beauté de la vie sous-marine, dernier sanctuaire face aux dégâts causés par les êtres humains, et les conséquences de la surindustrialisation, avec une ambiance lourde et pesante et des décors majoritairement sombres et lugubres.

Malgré tout, les développeurs de ZeDrimeTim Studio alternent parfaitement entre les séquences en intérieur, sous l’eau, et à l’air libre. Des environnements variés qui permettent de bien découper les différentes séquences, et de conserver un excellent rythme, au détriment certainement d’une durée de vie qui tourne autour des six heures de jeu. Les lieux confinés, parfois peu éclairés, alternent ainsi avec de vastes étendues à la distance d’affichage impressionnante, tandis que les phases sous-marines viennent nous rappeler que c’est bien l’élément naturel de notre poulpe. Darwin’s Paradox déroule son aventure de manière linéaire et sur un plan en 2D, malgré des environnements entièrement réalisés en 3D. Il n’y a donc pas vraiment possibilité d’explorer les environs, même si cela n’empêche pas de profiter des nombreux détails apportés à des décors parfois très vivants. On sent clairement que les développeurs ont puisé leur inspiration dans Limbo et Inside, puisqu’on y retrouve cette volonté de nous faire côtoyer la mort à chaque instant ou presque. Sans être réellement difficile à prendre en mains, on ne compte rapidement plus le nombre de fois où nous sommes tombés dans un piège, en sachant que le moindre faux pas est fatal pour notre héros.
C’est d’ailleurs le principal intérêt de Darwin’s Paradox qui, malgré la simplicité de son gameplay, nous force à toujours nous tenir en alerte et à nous mettre sous pression. On avance, on saute, on active des leviers et on développe notre panoplie de compétences au fur et à mesure que l’on progresse dans le scénario. Assez rapidement, on récupère la capacité de marcher sur les murs, ce qui permet de complexifier un peu le level-design et d’offrir une aventure capable de sortir de la simple verticalité du level-design. Puis la capacité de se camoufler, pour des séquences d’infiltration qui viennent diversifier un peu plus le gameplay, pour finir avec la possibilité de cracher de l’encre pour masquer sa position sous l’eau. Globalement, on sent une vraie volonté d’avoir apporter de la profondeur au game-design, ce qui vient compenser la linéarité inhérente de ce genre de jeux. Darwin’s Paradox distille plein de petites idées au fur et à mesure, et se renouvelle ainsi régulièrement de manière à ne jamais lasser le joueur.

Le titre donne même envie de fouiller un peu et de recommencer certains passages (grâce au sélecteur de chapitres disponible à tout moment) pour récupérer quelques découvertes facultatives, comme des coupures de presse. En revanche, on n’échappe pas à la frustration de devoir recommencer plusieurs fois certaines séquences plus ardues, même si tout est mis en œuvre pour que le joueur finisse par s’en sortir de lui-même, avec notamment une fonction «aide» capable de donner des indications en cas de pépins. Pas de choix du mode de difficulté en revanche, Darwin’s Paradox dispose d’une maniabilité et d’énigmes suffisamment équilibrées pour que chacun puisse avancer, peu importe son niveau de jeu, et après de multiples essais s’il le faut. Les checkpoints sont d’ailleurs généralement assez rapprochés, à l’exception de quelques-uns dans la seconde moitié, ce qui permet de revenir assez proche du lieu de notre dernière mort. Après toutes ces péripéties, on aurait bien aimé avoir droit à une meilleure conclusion scénaristique, celle-ci nous laissant clairement sur notre faim.
Sur le plan de la direction artistique, Darwin’s Paradox joue la carte de la sobriété. En exposant un monde industrialisé et putréfié par les déchets, le studio parisien retranscrit parfaitement l’idée que l’on se fait d’une planète invivable pour l’être humain. Les thèmes musicaux sont plutôt convenus, et souffrent parfois de transitions assez abruptes lorsqu’il s’agit d’accompagner les nombreux changements de séquences proposés. Au rayon des petits défauts, on pourrait également pointer le manque, parfois, de visibilité pour savoir où aller, un problème que l’on doit à des environnements finalement très détaillés mais pas toujours très lisibles. On apprécie en revanche les quelques références aux licences Konami (que l’on vous laisse découvrir par vous-même !) en guise de reconnaissance pour son soutien financier. Pas grand chose à dire sur la technique au sens large même si on aurait bien aimé ne pas avoir à choisir entre un mode Performance en 1080p/60fps et un mode «Esthétique» en 4K/30fps.
Malgré tout, les développeurs de ZeDrimeTim Studio alternent parfaitement entre les séquences en intérieur, sous l’eau, et à l’air libre. Des environnements variés qui permettent de bien découper les différentes séquences, et de conserver un excellent rythme, au détriment certainement d’une durée de vie qui tourne autour des six heures de jeu. Les lieux confinés, parfois peu éclairés, alternent ainsi avec de vastes étendues à la distance d’affichage impressionnante, tandis que les phases sous-marines viennent nous rappeler que c’est bien l’élément naturel de notre poulpe. Darwin’s Paradox déroule son aventure de manière linéaire et sur un plan en 2D, malgré des environnements entièrement réalisés en 3D. Il n’y a donc pas vraiment possibilité d’explorer les environs, même si cela n’empêche pas de profiter des nombreux détails apportés à des décors parfois très vivants. On sent clairement que les développeurs ont puisé leur inspiration dans Limbo et Inside, puisqu’on y retrouve cette volonté de nous faire côtoyer la mort à chaque instant ou presque. Sans être réellement difficile à prendre en mains, on ne compte rapidement plus le nombre de fois où nous sommes tombés dans un piège, en sachant que le moindre faux pas est fatal pour notre héros.
C’est d’ailleurs le principal intérêt de Darwin’s Paradox qui, malgré la simplicité de son gameplay, nous force à toujours nous tenir en alerte et à nous mettre sous pression. On avance, on saute, on active des leviers et on développe notre panoplie de compétences au fur et à mesure que l’on progresse dans le scénario. Assez rapidement, on récupère la capacité de marcher sur les murs, ce qui permet de complexifier un peu le level-design et d’offrir une aventure capable de sortir de la simple verticalité du level-design. Puis la capacité de se camoufler, pour des séquences d’infiltration qui viennent diversifier un peu plus le gameplay, pour finir avec la possibilité de cracher de l’encre pour masquer sa position sous l’eau. Globalement, on sent une vraie volonté d’avoir apporter de la profondeur au game-design, ce qui vient compenser la linéarité inhérente de ce genre de jeux. Darwin’s Paradox distille plein de petites idées au fur et à mesure, et se renouvelle ainsi régulièrement de manière à ne jamais lasser le joueur.
Le titre donne même envie de fouiller un peu et de recommencer certains passages (grâce au sélecteur de chapitres disponible à tout moment) pour récupérer quelques découvertes facultatives, comme des coupures de presse. En revanche, on n’échappe pas à la frustration de devoir recommencer plusieurs fois certaines séquences plus ardues, même si tout est mis en œuvre pour que le joueur finisse par s’en sortir de lui-même, avec notamment une fonction «aide» capable de donner des indications en cas de pépins. Pas de choix du mode de difficulté en revanche, Darwin’s Paradox dispose d’une maniabilité et d’énigmes suffisamment équilibrées pour que chacun puisse avancer, peu importe son niveau de jeu, et après de multiples essais s’il le faut. Les checkpoints sont d’ailleurs généralement assez rapprochés, à l’exception de quelques-uns dans la seconde moitié, ce qui permet de revenir assez proche du lieu de notre dernière mort. Après toutes ces péripéties, on aurait bien aimé avoir droit à une meilleure conclusion scénaristique, celle-ci nous laissant clairement sur notre faim.
Sur le plan de la direction artistique, Darwin’s Paradox joue la carte de la sobriété. En exposant un monde industrialisé et putréfié par les déchets, le studio parisien retranscrit parfaitement l’idée que l’on se fait d’une planète invivable pour l’être humain. Les thèmes musicaux sont plutôt convenus, et souffrent parfois de transitions assez abruptes lorsqu’il s’agit d’accompagner les nombreux changements de séquences proposés. Au rayon des petits défauts, on pourrait également pointer le manque, parfois, de visibilité pour savoir où aller, un problème que l’on doit à des environnements finalement très détaillés mais pas toujours très lisibles. On apprécie en revanche les quelques références aux licences Konami (que l’on vous laisse découvrir par vous-même !) en guise de reconnaissance pour son soutien financier. Pas grand chose à dire sur la technique au sens large même si on aurait bien aimé ne pas avoir à choisir entre un mode Performance en 1080p/60fps et un mode «Esthétique» en 4K/30fps.
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