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Xbox Test de Directive 8020 sur Xbox Series X, le meilleur jeu de Supermassive Games ?

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GameActu
Comme tout bon jeu du studio Supermassive Games, Directive 8020 s’apparente davantage à un film interactif qu’à un jeu à proprement parler. Comprenez par là que la dimension artistique occupe une place essentielle dans l’expérience, ce qui rend d’ailleurs la rédaction d’un test comme celui-ci périlleuse. Rassurez-vous cependant, nous faisons en sorte, dans ce test, d’éviter de dévoiler les éléments cruciaux de l’intrigue afin que vous puissiez apprécier à sa juste valeur l’aventure proposée par le studio.

L’histoire de Directive 8020 débute sur le vaisseau spatial appelé Cassiopeia, un navire colonial qui a une mission pour le moins essentielle puisqu’il est chargé de la survie de l’humanité en se rendant en orbite autour d’une planète lointaine. Le voyage qui doit mener le vaisseau aussi loin dure 4 longues années pendant lesquelles l’équipage se trouve endormi, à l’exception de deux techniciens que l’on va retrouver lors du premier chapitre du jeu qui fait office, en quelque sorte, de prologue.

Directive 8020 3

Vaquant chacun à leurs activités et s’assurant du bon déroulement du voyage, les deux personnages vont être interpellés par l’IA du Cassiopeia et du système d’urgence qui vont leur annoncer qu’un objet est entré en contact avec le vaisseau. Après quelques décisions et une première prise en main du jeu, vous finissez par arriver au point de chute en constatant qu’il s’agit d’une collision avec un pseudo météore. Les réparations sont faites rapidement, mais pourtant, quelque chose semble ne pas se passer comme prévu. En effet, l’attitude de Simms change et elle se montre inquiétante, pour ne pas dire menaçante. Notre personnage va alors tenter de s’en éloigner le plus discrètement possible.

Ce premier chapitre nous permet de prendre la mesure du dynamisme du jeu qui nous a semblé sensiblement plus important que les productions précédentes. Cela reste bavard, logiquement, mais les choix sont plus nombreux. On retrouve toujours certains dilemmes malaisants qui vont profondément influencer la suite de notre aventure. Il est d’ailleurs parfois étonnant de se retrouver quelques chapitres plus loin et de constater qu’une décision passée provoque une conséquence seulement maintenant. L’ensemble tient évidemment parfaitement la route et nos choix ont un réel impact sur l’aventure. On peut d’ailleurs souligner que, comme dans les jeux précédents du studio, il est possible de sauver tout le monde ou, a contrario, de faire mourir tous les protagonistes. Il s’agit donc de mesurer le mieux possible, parfois sous pression, ce qu’il convient de faire au mieux…

La pression, parlons-en un peu. Dès les premiers instants, les premières minutes, elle s’installe dans le jeu et nous transporte littéralement au cœur de l’expérience. Il faut dire que Supermassive Games a réalisé un travail de titan sur l’ambiance de son jeu mais aussi sur la mise en scène et les plans de caméra qui se succèdent et qui n’ont rien à envier aux grandes productions cinématographiques. Le fait de se retrouver dans un vaisseau cloisonné, avec l’espace tout autour de nous et une créature difficile à identifier puisque capable de prendre le contrôle de son hôte, rend tout cela particulièrement anxiogène. On n’atteint pas forcément le ressenti d’un Alien Isolation à cause d’une IA relativement prévisible qui ne surprend pas souvent, mais cela reste suffisant pour nous donner quelques palpitations lors des scènes de furtivité, notamment.

Directive 8020 2

Abordons maintenant la question du gameplay. Comme dit précédemment, Directive 8020 est sensiblement plus dynamique que les jeux précédents proposés par le studio. La raison ? Les interactivités possibles lors de nos déplacements avec le décor. Cela peut être simplement le fait d’ouvrir un chemin alternatif (une trappe) ou d’activer un écran, ce qui peut grandement nous aider quand on cherche à fuir la créature qui nous pourchasse. Il est d’ailleurs intéressant de noter que l’infiltration fait partie intégrante du cœur de l’expérience puisque de nombreuses séquences nous poussent à avancer avec prudence, à identifier le parcours de la créature (ou de son hôte). Les approches sont assez diversifiées et cela fonctionne plutôt bien. On vous conseille d’ailleurs de prendre le temps d’observer votre environnement pour ne pas précipiter les choses et éviter une conséquence qui peut rapidement s’avérer fâcheuse pour votre personnage. Cela étant, on se doit de souligner l’omniprésence de ces passages d’infiltration qui sont redondants et lassants. On aurait aimé un peu plus de variété à ce niveau-là…

Les personnages qui composent l’équipage sont également intéressants, notamment grâce à un jeu d’acteur plutôt convaincant. Ils sont assez différents, mais ne tombent pas forcément dans le cliché ou dans le stéréotype. Alors oui, évidemment, on aborde toujours un sujet sensible, nous renvoyant parfois à une conversation passée pour mieux comprendre les motivations actuelles, et on se dit de temps en temps que c’est convenu, mais cela reste tout de même bien pensé. C’est d’autant plus vrai que vous pouvez orienter la manière d’être de chacun d’entre eux en fonction des décisions / des réponses que vous sélectionnez au fil de votre aventure. On dresse alors une sorte de carte d’identité qui peut varier et être redessinée au cours d’une autre partie. A noter que les traits de caractère peuvent également avoir une incidence sur leur destin. Vous voilà prévenus…

Au niveau de la rejouabilité, Directive 8020 joue la carte de la permissivité. En effet, dans cet opus, il est possible de choisir une difficulté (qui vous donne un peu plus de temps pour réaliser les QTE) ainsi que de revenir en arrière, avant de prendre une décision. Cela vous offre l’opportunité d’explorer différentes opportunités, sans frustrer. C’est sympathique, même si on trouve que ça dénature un peu l’expérience de base, enlevant la tension et la crainte de faire un mauvais choix. Cela étant, comme il ne s’agit pas d’une obligation mais d’une proposition, le joueur peut configurer le jeu afin qu’il corresponde à l’expérience attendue. Evidemment, jeu de Supermassive Games oblige, on retrouve un grand nombre d’embranchements au cours de chacun des 8 chapitres proposés dans le jeu. Une fois l’un d’entre eux terminé, vous pouvez d’ailleurs, dans le menu, consulter les autres chemins et voir quelles sont les conditions d’accès aux autres scènes. À noter que parfois, ne pas réagir, est une réaction en soi. Pour finir l’histoire d’une traite, comptez un peu moins de dix heures. Si vous souhaitez par contre découvrir tous les secrets mis à votre disposition et toutes les scènes proposées par le titre, vous pouvez facilement doubler ce temps.

Directive 8020 1

Sur le plan technique, Directive 8020 est un jeu impeccable qui affiche un aspect technique solide. Aucun bug n’est venu ternir l’expérience qui s’est montrée d’une fluidité impeccable tout au long de notre partie que nous avons réalisée sur Xbox Series X. Deux modes de jeu disponibles (qualité et performances). Pour un jeu de cet acabit, nous vous conseillons, surtout si vous jouez sur une TV 4K, de choisir le mode qualité. La fluidité à 60 fps n’est franchement pas indispensable ici (et c’est un accro à cet aspect qui vous le dit). Parmi les petites choses à relever, on souligne tout de même un scintillement présent lors de certains dialogues, ou certaines textures légèrement floues. Rien de bien méchant, surtout que les animations faciales sont franchement réussies. On voit encore parfois qu’il s’agit d’un bien d’un jeu, surtout dans le déplacement des personnages, mais Directive 8020 est nettement plus aboutie que ses prédécesseurs. On peut d’ailleurs clairement dire qu’il s’agit du jeu le plus abouti du studio sur ce plan, tout simplement.

Au niveau de la direction artistique, comme il s’agit d’un jeu de science-fiction qui se déroule dans l’espace, on se retrouve forcément cloisonné, durant un moment tout du moins, dans des environnements relativement étriqués où les couleurs grises et bleu nuit occupent une place prédominante. D’autres possibilités s’invitent au cours de l’aventure, mais nous n’en ferons pas mention pour éviter de vous dévoiler l’un ou l’autre élément de l’intrigue. Cela ne nous a pas du tout dérangés dans la mesure où cela s’avère surtout cohérent par rapport à la proposition. Par contre, on peut saluer l’esthétique globale du vaisseau, les plans dans l’espace, l’idée simple mais efficace de la créature ou encore la mise en scène qui est brillante. Globalement, c’est une belle réussite qui réserve son lot de satisfactions, assurément. Sur le plan sonore, les doublages en français s’avèrent d’excellente facture. Même son de cloche du côté de la partie musicale qui est pertinente et qui nous plonge pleinement au cœur de l’histoire. Les thèmes sont d’excellente facture et s’intègrent parfaitement dans l’univers de science-fiction qui nous est proposé. Bref, un sans-faute, sur ce point.​


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