La révolte des Turbans Jaunes, la bataille de Hei Fei, la porte de Hu Lao, Chi Bi, plaines du Wuzhang : autant de noms qui résonnent d’un air familier aux oreilles des joueurs qui ont un jour approché un jeu Dynasty Warriors et sa façon bien à lui de mettre sous les projecteurs la Chine au travers de la fameuse guerre des Trois Royaumes. Pour bon nombre de joueurs vétérans, cette rencontre avec Dynasty Warriors a probablement eu lieu en 2000-2001 sur Playstation 2 avec les sorties rapprochées des seconds et troisièmes épisodes d’une saga qui allait s’élever au rang de genre à part entière. Et si l’on parle aujourd’hui communément de « Musô » pour évoquer Dynasty Warriors, ses spin-offs ou tout ce qui se rapproche de cette conception du beat’em all de masse, c’est probablement au succès de Dynasty Warriors 3 qu’on le doit.
Que l’on aime la série ou pas, que l’on préfère le 2 ou bien le 5 (en ce qui concerne votre serviteur, c’est le 7 sur Xbox 360 qui demeure son étoile du berger), il est impossible de ne pas voir Dynasty Warriors 3 comme l’incubateur d’une machine bien huilée, conduite encore et toujours par le développeur Omega Force. Désormais disponible sur Xbox Series X|S, Playstation 5 et Switch 2, Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered nous ramène donc aux origines du Musô, avec une édition comprenant tout ce que proposait le jeu de base, ajoutant le contenu Xtreme Legends, et saupoudrant le tout de quelques petits bonus à débloquer. A savoir : une poignée de missions et le héros d’Origins jouable. Les grandes figures du Wei, du Wu et du Shu répondent présent, accompagnées des inévitables non-affiliés (tels que Lu Bu et Diaochan), et sont jouables dans plusieurs modes.

Le mode Musô fait comme toujours office de mode Histoire, nous invitant à suivre les événements guidant la naissance puis la fin des Trois Royaumes, avec comme point de départ l’inévitable matage de la Révolte des Turbans Jaunes. On choisit une faction puis un personnage que l’on conserve durant une dizaine de missions (plus ou moins, selon « l’importance » du combattant), pour découvrir la légende selon différentes perspectives. L’idée étant bien évidemment de compléter ce mode avec un maximum de personnages. La narration n’est pas forcément le fort de Dynasty Warriors, mais Omega Force a néanmoins toujours été capable de se reposer sur le charisme de ses personnages, sur ses thèmes musicaux où règne le « bending » des aigus de la guitare électrique, et sur une certaine touche romanesque pour nous faire apprécier ce mode Musô. Notons au passage que parmi les doublages disponibles, on a toujours le droit à du japonais de bonne facture mais aussi à l’anglais d’origine, entré dans la légende pour ses moments enflammés frôlant le ridicule. A défaut d’être bon, ça rappelle quelques souvenirs. Inutile en revanche de chercher du français, même dans les textes.

Le mode Free permet, quant à lui, de jouer n’importe quelle mission débloquée avec n’importe quel personnage disponible. Au-delà du délire parfois anachronique, c’est un mode utile pour tenter de gagner quelques objets d’amélioration à équiper partout ailleurs et glaner de précieux points de mérite. De l’expérience, en gros. C’est utile pour renforcer son héros utilisé en parallèle dans le mode Musô car bien que Dynasty Warriors 3 ne soit pas outrageusement difficile (plusieurs degrés de difficulté sont disponibles), il nous ramène à une époque où le combat à un contre 1000 n’était pas forcément une promenade. Notamment contre les officiers ou les archers, diablement efficaces pour nous gêner. Il est donc préférable d’aller au combat avec le niveau adéquat si l’on sent que ça coince ; mais on peut aussi faire appel à un ami en local pour retrouver le grand plaisir du mode deux joueurs en écran scindé. C’est devenu tellement rare qu’on l’apprécie d’autant plus. On peut aussi s’affronter en duel dans cette configuration multijoueur locale, ou bien se tourner vers des défis solo pour viser par exemple le plus haut combo, le plus grand nombre d’ennemis abattus dans le temps imparti ou avec une barre de vie unique.
Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered est assurément un titre généreux, dont on peut profiter plusieurs dizaines d’heures durant, pour peu, évidemment, que l’on accepte sa grande et naturelle répétitivité. La recette ne change pas : on écume la carte, arme à la main, et on met à terre 10, 100, 1000 ennemis, dont la plupart sont bien sûr là pour se faire trancher, dans le but d’atteindre divers objectifs qui nous mènent au combat tant attendu contre l’officier en chef. C’est à la fois grisant et ultra-répétitif. Il va donc sans dire que si vous n’aimez pas particulièrement le genre, vous pouvez passer votre chemin. Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered est véritablement un jeu qui s’adresse aux joueurs qui l’ont connu à l’époque, ou bien à ceux qui ont expérimenté bon nombre de ses successeurs et souhaitent rattraper leur retard dans les meilleures conditions possibles. A ce titre, c’est un jeu que l’on ne conseille même pas vraiment aux éventuels nouveaux venus : mieux vaut se rapprocher de Dynasty Warriors Origins qui ne manque pas de qualités, tout en offrant une expérience naturellement moderne.

Mais bien qu’il conserve sa nature originelle, archaïque à certains égards, Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered ne sent pas pour autant la naphtaline à plein nez. Il propose par exemple des commandes adaptées aux habitudes des joueurs d’aujourd’hui, et surtout enrichies par de nouvelles fonctionnalités. La plus probante est l’esquive. Cet ensemble revu et corrigé permet de nous offrir une approche du combat plus large, plus précise et aussi plus dynamique. La relative lourdeur des mouvements est ainsi compensée par un gain perceptible de vivacité dans les combats. Sachez toutefois qu’il reste possible de vivre l’aventure dans la configuration d’origine, ce qui rend les choses tout de suite beaucoup plus difficiles face aux meilleurs des ennemis.
Concluons notre récit par l’élément important de tout bon remaster : le rendu graphique et la prestation technique. Il faut nécessairement rappeler que Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered n’est pas un remake et n’a donc pas vocation à porter au niveau de 2026 un jeu qui a aujourd’hui 25 ans. En sa qualité de remasterisation, c’est un titre globalement réussi, fluide, graphiquement réhaussé de façon significative. On pense notamment aux personnages qui font un vrai bon dans le temps. Il faut donc prendre ce Dynasty Warriors 3 : une très bonne remise à niveau d’un titre qui a l’âge qu’il a, avec ses animations un peu vieillottes et ses environnements pas toujours fulgurants. Mais c’est un titre pour lequel on garde une certaine affection et qui vaut bien sa place dans la ludothèque de tout amateur de Musô qui se respecte.
Que l’on aime la série ou pas, que l’on préfère le 2 ou bien le 5 (en ce qui concerne votre serviteur, c’est le 7 sur Xbox 360 qui demeure son étoile du berger), il est impossible de ne pas voir Dynasty Warriors 3 comme l’incubateur d’une machine bien huilée, conduite encore et toujours par le développeur Omega Force. Désormais disponible sur Xbox Series X|S, Playstation 5 et Switch 2, Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered nous ramène donc aux origines du Musô, avec une édition comprenant tout ce que proposait le jeu de base, ajoutant le contenu Xtreme Legends, et saupoudrant le tout de quelques petits bonus à débloquer. A savoir : une poignée de missions et le héros d’Origins jouable. Les grandes figures du Wei, du Wu et du Shu répondent présent, accompagnées des inévitables non-affiliés (tels que Lu Bu et Diaochan), et sont jouables dans plusieurs modes.
Le mode Musô fait comme toujours office de mode Histoire, nous invitant à suivre les événements guidant la naissance puis la fin des Trois Royaumes, avec comme point de départ l’inévitable matage de la Révolte des Turbans Jaunes. On choisit une faction puis un personnage que l’on conserve durant une dizaine de missions (plus ou moins, selon « l’importance » du combattant), pour découvrir la légende selon différentes perspectives. L’idée étant bien évidemment de compléter ce mode avec un maximum de personnages. La narration n’est pas forcément le fort de Dynasty Warriors, mais Omega Force a néanmoins toujours été capable de se reposer sur le charisme de ses personnages, sur ses thèmes musicaux où règne le « bending » des aigus de la guitare électrique, et sur une certaine touche romanesque pour nous faire apprécier ce mode Musô. Notons au passage que parmi les doublages disponibles, on a toujours le droit à du japonais de bonne facture mais aussi à l’anglais d’origine, entré dans la légende pour ses moments enflammés frôlant le ridicule. A défaut d’être bon, ça rappelle quelques souvenirs. Inutile en revanche de chercher du français, même dans les textes.
Le mode Free permet, quant à lui, de jouer n’importe quelle mission débloquée avec n’importe quel personnage disponible. Au-delà du délire parfois anachronique, c’est un mode utile pour tenter de gagner quelques objets d’amélioration à équiper partout ailleurs et glaner de précieux points de mérite. De l’expérience, en gros. C’est utile pour renforcer son héros utilisé en parallèle dans le mode Musô car bien que Dynasty Warriors 3 ne soit pas outrageusement difficile (plusieurs degrés de difficulté sont disponibles), il nous ramène à une époque où le combat à un contre 1000 n’était pas forcément une promenade. Notamment contre les officiers ou les archers, diablement efficaces pour nous gêner. Il est donc préférable d’aller au combat avec le niveau adéquat si l’on sent que ça coince ; mais on peut aussi faire appel à un ami en local pour retrouver le grand plaisir du mode deux joueurs en écran scindé. C’est devenu tellement rare qu’on l’apprécie d’autant plus. On peut aussi s’affronter en duel dans cette configuration multijoueur locale, ou bien se tourner vers des défis solo pour viser par exemple le plus haut combo, le plus grand nombre d’ennemis abattus dans le temps imparti ou avec une barre de vie unique.
Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered est assurément un titre généreux, dont on peut profiter plusieurs dizaines d’heures durant, pour peu, évidemment, que l’on accepte sa grande et naturelle répétitivité. La recette ne change pas : on écume la carte, arme à la main, et on met à terre 10, 100, 1000 ennemis, dont la plupart sont bien sûr là pour se faire trancher, dans le but d’atteindre divers objectifs qui nous mènent au combat tant attendu contre l’officier en chef. C’est à la fois grisant et ultra-répétitif. Il va donc sans dire que si vous n’aimez pas particulièrement le genre, vous pouvez passer votre chemin. Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered est véritablement un jeu qui s’adresse aux joueurs qui l’ont connu à l’époque, ou bien à ceux qui ont expérimenté bon nombre de ses successeurs et souhaitent rattraper leur retard dans les meilleures conditions possibles. A ce titre, c’est un jeu que l’on ne conseille même pas vraiment aux éventuels nouveaux venus : mieux vaut se rapprocher de Dynasty Warriors Origins qui ne manque pas de qualités, tout en offrant une expérience naturellement moderne.
Mais bien qu’il conserve sa nature originelle, archaïque à certains égards, Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered ne sent pas pour autant la naphtaline à plein nez. Il propose par exemple des commandes adaptées aux habitudes des joueurs d’aujourd’hui, et surtout enrichies par de nouvelles fonctionnalités. La plus probante est l’esquive. Cet ensemble revu et corrigé permet de nous offrir une approche du combat plus large, plus précise et aussi plus dynamique. La relative lourdeur des mouvements est ainsi compensée par un gain perceptible de vivacité dans les combats. Sachez toutefois qu’il reste possible de vivre l’aventure dans la configuration d’origine, ce qui rend les choses tout de suite beaucoup plus difficiles face aux meilleurs des ennemis.
Concluons notre récit par l’élément important de tout bon remaster : le rendu graphique et la prestation technique. Il faut nécessairement rappeler que Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered n’est pas un remake et n’a donc pas vocation à porter au niveau de 2026 un jeu qui a aujourd’hui 25 ans. En sa qualité de remasterisation, c’est un titre globalement réussi, fluide, graphiquement réhaussé de façon significative. On pense notamment aux personnages qui font un vrai bon dans le temps. Il faut donc prendre ce Dynasty Warriors 3 : une très bonne remise à niveau d’un titre qui a l’âge qu’il a, avec ses animations un peu vieillottes et ses environnements pas toujours fulgurants. Mais c’est un titre pour lequel on garde une certaine affection et qui vaut bien sa place dans la ludothèque de tout amateur de Musô qui se respecte.
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