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Xbox Test de Final Fantasy Resonance sur Xbox Series X, un FF old-school qui vise juste

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GameActu
Comme expliqué en introduction, Final Fantasy Resonance s’appuie sur une partie du travail colossal réalisé sur le jeu mobile Brave Exvius. Malgré tout, et comme c’était déjà le cas pour Octopath Traveler 0 l’an dernier, les comparaisons sont finalement assez minimes. De son côté, FFBE était un jeu mobile gacha qui incitait fortement à dépenser de l’argent dans des microtransactions, dans l’espoir d’obtenir des personnages issus de tous les jeux de la saga. Avec Resonance, Square Enix fait le souhait de proposer une expérience de jeu en solo uniquement, assez proche des premiers épisodes de la franchise dans son déroulé. On y suit Rain et Lasswell, deux chevaliers du Royaume de Grandshelt qui doivent empêcher la destruction des cristaux élémentaires par de puissants ennemis en armure. Une aventure qui nous embarque dans un monde inédit, qui reprend au passage le principe du déplacement de lieu en lieu via une carte du monde à explorer, de manière plutôt linéaire dans un premier temps, puis de façon totalement libre après avoir débloqué l’aéronef, figure emblématique de la saga.

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Final Fantasy Resonance joue d’ailleurs la carte du fan-service à l’excès, ce qui plaira forcément à ceux qui connaissent la saga sur le bout des doigts, mais qui ne manquera pas de laisser les novices stoïques dans un premier temps. On sent d’ailleurs que les développeurs ont dû faire face à un sacré dilemme, entre l’idée de proposer un titre qui s’adresse aux amateurs du genre, tout en tentant de capter une audience élargie. De ce point de vue là, le résultat est mitigé, et reste loin des meilleurs épisodes de la saga, la faute à une atmosphère trop consensuelle. Les villages traversés sont petits et manquent souvent de charme, tandis que la mise en scène a beaucoup de mal à convaincre, condamnant certains passages potentiellement épiques à se fondre dans une suite d’événements trop sages. Cela ne veut pas dire que l’histoire de Rain et de Lasswell n’est pas intéressante, mais on aurait aimé pouvoir la vivre avec plus de force et d’intensité.

Des manques probablement liés à sa vie de jeu mobile, qui ne gâchent pas tout l’intérêt de Final Fantasy Resonance. L’histoire se laisse suivre au gré des rencontres avec de nouveaux personnages jouables et quelques PNJ et ennemis emblématiques. Au total, le groupe de Rain peut accueillir jusqu’à huit héros, chacun disposant de son propre caractère. On peut d’ailleurs saluer le travail réalisé sur le chara-design, sous la supervision de l’immense Yoshitaka Amano, l’homme à qui l’on doit les logos et les modèles 2D de la majorité des titres de la franchise. S’il a du mal à s’affirmer comme un véritable Final Fantasy par moment, la réalisation, l’atmosphère et les divers éléments iconiques de la saga comme les cristaux, les chocobos ou les mogs, parviennent à nous embarquer dans cette aventure qu’il faut vraiment prendre comme un spin-off plutôt que comme un épisode numéroté.

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Ce qui peut paraître perturbant malgré tout, c’est que Final Fantasy Resonance cherche à faire le pont entre les épisodes traditionnels en 2D et la volonté de moderniser une formule vieillissante, tout en évitant d’attirer les critiques autour de son manque de prise de risque. Cela avait d’ailleurs été le cas avec les remakes de Dragon Quest, dont le système de combat se révélait finalement assez archaïque. Pour éviter cela, les équipes ont introduit quelques mécaniques modernes, tout en conservant le principe du tour par tour. Une jauge d’ATB (Active Time Battle) indique l’ordre de passage de chaque protagoniste, alliés et ennemis, ce qui permet d’introduire un petit peu de stratégie. A titre d’exemple, cela permet d’anticiper certaines attaques lourdes en choisissant la défense, quitte à sacrifier un tour, et à déterminer le bon moment pour lancer une attaque spéciale plutôt qu’un coup classique.

Mais la principale nouveauté c’est l’introduction d’une barre de «choc» pour les ennemis, un concept qui mélange ce que nous avions déjà dans Octopath Traveler et Final Fantasy VII Remake. Utiliser les faiblesses de l’adversaire devient une composante indispensable à prendre en compte, surtout face à des boss vraiment très coriaces et à la barre de vie gigantesque en mode Expert. Sur le principe d’un Persona, chaque héros peut être associé à une «Vision», ce qui lui octroie des magies et capacités propres à celle-ci. Une jauge de «Limite», inspiré de FF7, permet également de lancer des attaques puissantes lorsque celle-ci est pleine. De leur côté, les chimères (nommées Espers ou invocations selon les jeux), font bien évidemment leur retour et peuvent combattre à nos côtés durant quelques tours, après une apparition tout en CGI. Là encore, Square Enix a bien compris comment toucher les fans de la saga, en invoquant des Bahamut, Shiva, Ramuh et autre Ifrit comme aux plus belles heures de la saga.

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Dans le même esprit, les Visions sont en réalité des échos de personnages issus d’autres jeux de la franchise Final Fantasy. En parcourant la map, il est possible de découvrir des sanctuaires qui permettent de les récupérer, et de les associer ensuite aux personnages de votre groupe. Ceux qui connaissent bien la franchise pourront même voir leurs connaissances être testées, avec trois questions qui vous sont posées autour de moments clés du titre en question. L’occasion de se remémorer la profondeur d’écriture de certains épisodes, tout en restant suffisamment évasif sur leur contenu global pour éviter de spoiler ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de faire tous les jeux. Du fan-service qui trouve un véritable intérêt durant les combats puisque les Visions permettent de débloquer certaines capacités à force d’utilisation, exactement comme avec les Espers de Final Fantasy VI.

C’est d’ailleurs ce qui permet de donner une toute autre dimension aux affrontements puisqu’on en vient à choisir les Visions en fonction des faiblesses de l’ennemi, et notamment des boss. Plus on avance, plus on se rend compte de l’immensité des combinaisons possibles, jusqu’à créer des builds d’une efficacité redoutable, un peu comme avec les pictos de Clair Obscur: Expedition 33, où cet impression de pouvoir casser le jeu n’est jamais très loin. Les combats ne manquent finalement que d’une bonne dynamique, comme on en trouve chez Octopath Traveler par exemple, là où Final Fantasy Resonance manque trop souvent de panache. Heureusement, il est possible de régler la vitesse des combats selon trois vitesses, mais cela ne suffit malheureusement pas à nous transmettre une intensité suffisante. En mode Expert, vous n’échapperez pas non plus au besoin de farmer de l’expérience afin d’augmenter les statistiques des héros et des Visions, sans pouvoir compter sur un mode Auto, totalement absent ici.

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Les quêtes annexes sont également un bon moyen de gagner des niveaux, tout en s’écartant un peu de la trame principale. C’est également l’occasion de faire la connaissance de personnages atypiques et de vous inciter à discuter avec les habitants de chaque ville pour tenter de déterminer où se cachent certaines chimères. De la même façon, on explore la map avec un certain plaisir, à dos de chocobo si on le souhaite, notamment pour trouver les 26 Visions éparpillées dans divers sanctuaires. De fait, l’expérience de jeu proposée par Final Fantasy Resonance s’adapte à plusieurs types de joueurs, du vétéran qui cherche un vrai challenge et du contenu annexe, au novice qui ne veut pas s’échiner à passer dix minutes face à un boss (pour mourir à un tour ou deux de la victoire), tout en se concentrant uniquement sur la quête principale. Petite originalité, un radar facultatif permet de savoir à quel moment se déclenchera un combat aléatoire sur la map. Une option plutôt rare qui se révèle assez utile pour qui aime faire preuve d’anticipation.

Concernant la partie technique, Final Fantasy Resonance s’inscrit parfaitement dans le style HD-2D, avec des alliés et des ennemis grossièrement pixelisés qui évoluent dans des décors en 3D. Les animations sont volontairement saccadées, ce qui reste finalement assez cohérent pour un titre qui cherche à raviver l’esprit des premiers épisodes. Rien à redire côté musiques, qui permettent de retrouver quelques sonorités que l’on aurait aisément pu attribuer à l’immense Nobuo Uematsu, tout en reprenant certains thèmes iconiques de la saga. En débloquant des Visions, on retrouve d’ailleurs des pistes mythiques de certains jeux, à vous en donner quelques frissons, comme avec l’inoubliable To Zanarkand de FFX. Pas de bug à signaler, à l’exception d’un petit petit problème d’affichage vidéo lors de l’attaque spéciale du Gardien de la Lumière. Pour le reste, c’est très propre et largement au niveau de ce qu’on pouvait attendre d’un Final Fantasy en HD-2D.​


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