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Xbox Test de FZ: Formation Z sur Xbox Series X, un remake inattendu et surprenant

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Jaleco n’est plus mais ses nombreuses productions qui ont rythmé la vie des joueurs depuis les années 70 perdurent sous l’impulsion de City Connection, qui en détient les droits d’exploitation. Fournisseur infatigable de rééditions de shoot’em up sur consoles et PC (Deathsmiles I-II, Batsugun, Under Defeat, R-Type Delta et il y en a encore des dizaines d’autres comme ça), City Connection a confié cette fois-ci aux Japonais de Granzella (R-Type Final 2) le soin de donner une seconde vie à Formation Z. Nous accueillons ainsi sur Xbox Series X|S, PS5 et Switch 2 sa nouvelle mouture, FZ: Formation Z.

FZ: Formation Z reprend la mécanique de jeu assez originale du titre de 1984. A savoir un astucieux mélange entre shoot’em up à défilement horizontal et run’n’gun (pensez à Metal Slug ou Contra par exemple) qui donne vie à une expérience dynamique, engageante et aux multiples approches. On contrôle un Ixpel, robot de combat cousin de Gundam et compagnie qui a pour particularité de pouvoir passer, lorsque le joueur le souhaite, de sa forme bipède à celle aérienne. Cette dernière, quand elle n’est pas imposée par le design du niveau qui empêche de progresser à pied, permet de progresser 50% plus vite et d’utiliser toute la verticalité des environnements et trouver la meilleure approche pour rester en vie. De son côté, le mode bipède est donc plus lent mais offre dès lors une plus grande précision lorsqu’il s’agit d’avoir le temps d’anticiper et d’éviter les projectiles ennemis. Il est à noter que quelle que soit la forme utilisée, l’écran défile tout seul comme dans tout shoot’em up, ce qui est disons-le assez déroutant au départ quand on progresse en mode bipède. On dispose pour chaque forme d’un tir automatique léger et d’un secondaire que l’on peut charger ; sous la forme d’un mécha, l’armement secondaire permet de frapper plus ou moins fort en mêlée.

Formation Z test-2

Avec ses 5 niveaux de difficulté, FZ: Formation Z nous impose un défi allant de gérable – malgré quelques sueurs froides – à quelque chose de franchement tendu. Conscient que tout projectile encaissé ou élément de décor percuté en mode avion renvoie à un point de contrôle pas forcément tout proche, FZ: Formation Z fait partie de ces shooters où l’application prime autant que la connaissance progressive des 5 niveaux proposés. Et c’est justement là que se trouve le sel de l’expérience. On jongle entre les deux formes pour maximiser ses chances de survie, sachant qu’utiliser le mode avion consomme de l’énergie et qu’une fois épuisée, on repasse en mode mécha, au risque que cela ne se produise au pire moment. L’idée est donc de ne pas tout faire reposer sur l’avion malgré son apport évident en vitesse, et de bien gérer les successions terre/air pour récupérer des orbes de recharge de ladite énergie.

Un œil sur l’ennemi et ses patterns parfois vicieux, un autre sur le décor qui regorge de pièges, on progresse doucement mais sûrement, chaque partie nous offrant par ailleurs l’opportunité d’explorer au sol ou plus en altitude des chemins alternatifs. Un boss nous attend bien sûr à la fin de chaque niveau, pour un défi réel dès le niveau normal. Puis, comme pour nous récompenser de nos efforts, un mini-jeu vient s’insérer entre chaque niveau : raccorder l’avion à un propulseur le plus vite possible, prendre de la vitesse sur une rampe de lancement en contrant les météorites… Des petites secondes pleines de simplicité mais on les apprécie, après avoir traversé un niveau semé d’embûches.

Formation Z test-1

Si le premier niveau se veut assez classique et sans surprise, FZ: Formation Z monte en puissance progressivement sur les suivants et dévoile un beau potentiel. On retourne au charbon avec un certain plaisir, jusqu’à voir la fin du jeu avec plus ou moins de difficulté mais en pouvant compter sur des crédits supplémentaires qui s’additionnent très rapidement passé quelques échecs. Les points gagnés à chaque niveau terminé donnent accès à deux variantes de l’Ixpel, l’une plus maniable dans les airs et l’autre plus puissante, de même qu’il est possible d’améliorer sensiblement la puissance de feu de chacun ou encore de personnaliser mécha et pilote avec pas mal de choix. On reste bien sûr face à un jeu très court, un run bien mené n’excédant pas une heure. L’intérêt à long terme est à aller chercher dans son envie de braver les modes de difficulté supérieurs et de faire grossir les scores (comme dans tous les jeux du genre).

Bien qu’il se montre un petit peu rigide dans sa prise en main, FZ: Formation Z est un jeu d’action tout à fait en phase avec notre époque, comme en témoigne sa réalisation. Le mot « remake » n’est pas galvaudé. Oubliez l’esthétique de 1984 pour profiter d’un rendu graphique néo-rétro très propre, animé, dans la veine de ce que le développeur avait réalisé pour R-Type Final 2. Peut-être un peu brillant et lustré par endroits, mais globalement très réussi. Cette belle prestation graphique met en lumière des environnements à la fois variés et plaisants à parcourir, notamment sur la Lune dans le niveau 2 et dans une tempête orageuse déchaînée lors du niveau 3. Les musiques et bruitages, remis au goût du jour eux aussi, participent de cette belle surprise qu’est FZ: Formation Z.​


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