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Xbox Test de Goldorak : Le Festin des Loups sur Xbox Series X, un banquet mi-figue mi-raisin

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Fulguropoing, Astérohache, honneur, justice, amour et j’en passe. Le champ lexical de Goldorak est comme incrusté dans l’esprit des téléspectateurs qui ont pu découvrir à partir de 1978 l’un des robots les plus iconiques de l’archipel. La résonnance encore vivace de cet attachement rend d’autant plus curieux le statut particulier de Goldorak : Le Festin des Loups, désormais disponible sur les consoles Xbox : il s’agit de la première adaptation vidéoludique du personnage créé par Go Nagai. Autant dire qu’il était plus que temps de nous permettre de prendre les commandes du robot venu de la planète Euphor et son pilote Duke, alias Actarus. Goldorak : Le Festin des Loups nous invite ainsi à suivre Actarus, Alcor, le Professeur Procyon et toutes les autres figures de l’œuvre au moment où l’ennemi venu de Véga apparait pour la première fois sur Terre. Le monde ignore alors tout de Goldorak et de la véritable identité d’Actarus. Bousculé par la vision d’une planète Terre prise sous le feu de l’armée d’invasion commandée par Hydargos, comme ce fut le cas pour Euphor, Actarus n’y tient plus. Goldorak apparait aux yeux du monde dans une opération de sauvetage qui porte Actarus, Alcor et les autres aux quatre coins du globe pour y bouter l’envahisseur.

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Goldorak : Le Festin des Loups se présente comme un jeu d’action à la troisième personne, accompagné de passages orientés shoot’em up vertical et tir sur rail. Après un bref chapitre se déroulant sur Euphor et servant à la fois à cadrer l’histoire et à dégrossir les fonctionnalités du robot, le reste de l’aventure se déroule sur Terre. La demi-douzaine de niveaux s’appuie sur des cartes à parcourir librement où l’on trouve en moyenne cinq objectifs principaux à accomplir, en vue de provoquer la rencontre avec le Golgoth local. Le boss en somme. Les objectifs principaux reposent sur des motifs divers (défense de la population ou d’installations) mais consistent pour l’essentiel à une chose : rouster des ennemis. A la manière d’un beat’em all traditionnel, Goldorak dispose d’un enchainement de coups de poing, d’une chope, d’une attaque forte ou encore d’une roulade d’esquive. A cela s’ajoute l’activation des « clavicogyres » pour frapper légèrement à distance et du « rétrolaser » pour immobiliser quelques secondes les ennemis et/ou briser leur défense. Puis en éliminant des ennemis et en explorant la carte, on met la main sur des ressources permettant d’améliorer les fonctions de base et de débloquer les éléments attendus : le Fulguropoing, le lancer d’Astérohache et le bon vieux coup Cornofulgure pour exploser plusieurs vilains à la fois.

On passe ainsi les trois quarts de l’aventure à explorer les niveaux pour y dénicher des ressources et pourquoi pas quelques trouvailles à collectionner. Les rencontres avec l’ennemi sont fréquentes sur la carte, en dehors même des missions, ce qui permet d’apprécier un système de combat qui fait dans le classique mais qui n’en demeure pas moins plaisant. C’est assez dynamique et l’impact des coups de poing/hache offre d’assez bonnes sensations. C’est toutefois un peu moins vrai pour le laser ou les clavicogyres qui manquent de punch. Frapper les robots ennemis permet de charger une barre qui sert à la fois aux attaques spéciales et au rechargement de la barre de vie de Goldorak. Celui-ci se sert du soleil pour se régénérer par une pression prolongée sur la croix directionnelle haute. Le système est pratique et rend l’expérience assez facile, bien qu’il mette en position de vulnérabilité le joueur l’espace de quelques secondes. Mais oui Goldorak : Le Festin des Loups est un jeu globalement accessible. De notre côté nous avons échoué une seule fois de toute l’aventure. Les combats face aux Golgoths ne présentent pas non plus de grande difficulté mais offrent toutefois une expérience plaisante, obligeant à bouger et à observer avec plus d’application que n’en demandent les ennemis de base. On regrette d’ailleurs que ces derniers ne soient pas plus variés et plus subtils car en dehors des ennemis pour lesquels il est nécessaire d’enchainer une certaine séquence d’attaques pour briser la défense, le gros de l’armée Véga fait office de punching ball pour Goldorak.

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L’absence de véritable opposition couplée à la répétitivité des objectifs donnent le sentiment qu’il manque quelque chose à ce jeu pour se dégager d’un air de déjà-vu. On a certes plutôt apprécié l’histoire, en dépit d’une mise en scène quasi-inexistante et de passages d’intermission au Ranch du Bouleau Blanc et dans la base sans aucun intérêt. Heureusement, c’est bref. L’essentiel de la narration repose ainsi sur des dialogues où la représentation fixe d’un personnage succède à l’autre (façon RPG japonais à petit budget) et vaut surtout pour les doublages français. On a l’impression d’entendre les discussions d’un dessin-animé des années 80, c’est quelque chose qui nous a bien plu. En ajoutant à cela les thèmes musicaux officiels (un peu arrangés), les « Goldorak, Go ! » et autres citations inoubliables, on arrive à rester lié à l’histoire de Goldorak : Le Festin des Loups. On ne peut pas vraiment dire que l’on s’ennuie non plus, car tout est fait pour que les choses s’enchainement avec un certain dynamisme : les cartes se parcourent à bonne vitesse, les combats sont nombreux et les objets à trouver aussi ; on peste un peu contre ce robot géant qui ne passe pas parfois à des endroits improbables et va tranquillement s’infiltrer dans d’autres, mais dans son ensemble le level design fait le boulot. Ni bien ni mauvais.

On peut donc compter également sur les quelques phases de tir pour dynamiser la progression. Celles sur rail aux commandes du Spazer n’ont pas grand intérêt ludique mais apportent du punch à l’aventure ; les autres façon shoot’em up manquent en revanche de puissance. On a l’impression de jouer à un shmup pour tablette que l’on aurait envie de passer en vitesse rapide et où on aurait aimé voir plus d’ennemis. L’idée est bonne mais la prestation bien trop timide. L’adition de toutes ces choses permet à Goldorak : Le Festin des Loups d’être parcouru avec une certaine régularité. La moindre des choses me direz-vous, pour un jeu que l’on boucle entre 7 et 8 heures, selon que l’on ait à cœur de dénicher les objets à collectionner (sachant qu’ils n’apportent rien, à part remplir un compteur de collectibles et débloquer éventuellement un succès). Une fois l’aventure terminée, il n’y a pas vraiment de raison d’y revenir puisque le jeu ne propose qu’un seul niveau de difficulté. Mais à dire vrai, la question de l’envie de relancer les aventure d’Actarus tient avant tout à l’envie de la boucler déjà une première fois.

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On répète que l’expérience manette en main est certes très classique mais pas désagréable. Cependant, Goldorak : Le Festin des Loups est, d’un point de vue graphique et technique, une quasi-catastrophe. « Quasi », parce qu’étrangement les choses fonctionnent à peu près normalement dans certains niveaux, et puis s’effondrent dans le suivant. Goldorak : Le Festin des Loups n’est déjà pas un jeu très beau. Il n’est pas inintéressant d’un point de vue de sa direction artistique, mais il faut dire que celle-ci est bien mise à mal par un rendu graphique d’un autre âge. Pour vous donner une idée, on a l’impression d’avoir pris un jeu d’action en petit monde ouvert de l’ère PS2 et de lui avoir appliqué un lissage « HD Remaster ». C’est plat, peu détaillé, au point de donner l’impression que ce robot géant n’est qu’un vulgaire jouet se baladant dans un décor de train miniature.

Mais que dire de la finition ! Les niveaux des iles et de l’aéroport en démontrent l’absence. On ne parle pas seulement de clipping et de petits ralentissements, déjà visibles dans les autres niveaux : ici, le framerate est en souffrance permanente, la caméra tremble jusqu’à en donner la gerbe. On a le sentiment de revenir quinze ans en arrière lorsque l’on tentait vaillamment de faire tourner Crysis sur le PC du boulot. En bref de quoi plomber la volonté de pas mal de joueurs.​


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