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Xbox Test de James Bond 007: First Light sur Xbox Series X, un reboot qui sublime la saga

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GameActu
Comme expliqué en introduction, 007: First Light nous permet de suivre les premiers pas de James Bond au sein du MI6, les services de renseignements britanniques. Avant de devenir l’agent secret au flegme incomparable, notre héros, alors jeune officier de la Royal Navy, est envoyé en mission sur une île des côtes islandaises en compagnie de son unité. Le ton est rapidement donné, et permet déjà de mesurer l’ambition d’IO Interactive pour nous plonger dans ce qui aurait pu être un véritable film tiré de la saga. Et c’est très réussi de ce point de vue-là ! Dès ces premières minutes, on ressent la volonté de fournir une mise en scène très soignée, capable de mêler tension et effets pyrotechniques grandioses. Pas de doute, le studio danois n’a rien perdu de son savoir-faire quand il s’agit d’alterner entre les moments d’action pure et des séquences d’infiltration plus posées, mais pas nécessairement plus reposantes.

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A l’image des films, ce prologue possède une approche directe et percutante, chose que l’on ne retrouve pas vraiment par la suite, ou plutôt par intermittence. Car 007: First Light prend le temps de dérouler son scénario, d’introduire ses différents protagonistes et de dessiner la personnalité déjà bien établie du jeune James. Si vous espériez trouver une suite spirituelle du Goldeneye 64 de Rare (Nintendo 64, 1997), autant vous dire que les deux titres n’ont absolument rien en commun, en dehors de quelques petits clins d’œil. Le jeu du studio IO Interactive est d’ailleurs plus proche du jeu solo narratif que du pur jeu d’action. James Bond endosse un rôle nettement plus cohérent avec son statut d’espion, en adoptant une approche discrète basée sur la ruse et la subtilité, et ne se transforme finalement qu’en de rares occasions en machine à tuer, avec des munitions limitées qui plus est. On sent d’ailleurs que le studio s’est servi de toute son expérience acquise sur la licence Hitman pour concocter un game-design solide, qui mêle séquences d’infiltration, close-combat, des courses-poursuites à pied et en véhicule, et phases de shoot.

Les chapitres s’enchaînent sur un excellent rythme, et c’est avec beaucoup d’attention que l’on suit l’évolution de notre jeune recrue au fil des missions. Véritable marque de fabrique de la franchise, 007: First Light ne se prive pas de nous envoyer un peu partout à travers le monde, pour un dépaysement garanti. Un résultat que l’on doit, en partie, à des environnements absolument splendides et criants de réalisme, avec des extérieurs qui invitent clairement au voyage et des intérieurs particulièrement grandioses, qui fourmillent de détails. C’est d’ailleurs assez dommage que l’on soit obligé de choisir, sur Xbox Series X et PS5 tout du moins, entre un mode Qualité capable d’afficher une résolution en 4K upscalée, et un mode Performance dont le framerate tourne à 60 images par seconde. Entre contemplation et phases d’action, il faut choisir.

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Pas de compromis en revanche sur le plaisir de jeu. 007: First Light est un titre très simple à prendre en main, qui dispose au passage de trois modes de difficultés et de quelques options de confort comme la possibilité de ne pas perdre lors des phases de QTE. Chacun devrait y trouver son compte, que l’on souhaite profiter un maximum de l’histoire ou que l’on recherche un tant soit peu de challenge et d’adversité. Dans tous les cas, le titre du studio IO Interactive se consomme comme un film pop-corn, sans aucune frustration. Les points de sauvegarde automatiques sont nombreux, et tout est fait pour que vous ne passiez pas de longues minutes à chercher votre chemin. En cela, la montre de Q sert à afficher le marqueur d’objectif et les éléments du décor avec lesquels on peut interagir, façon réalité augmentée. C’est à la fois utile et cohérent avec l’univers, tout en restant totalement facultatif si on souhaite conserver le plaisir total de la découverte.

Durant les phases d’exploration, il faut généralement trouver le bon contact à qui parler, ou trouver un accès pour atteindre un lieu à visiter. On retrouve un peu de Hitman dans ces phases de recherches et d’interactions, avec de nombreux dispositifs que l’on peut allumer à distance ou saboter pour attirer l’attention d’un garde par exemple. Entre deux missions, le scénario vous oblige à rendre visite à Q pour obtenir de nouveaux gadgets. On note là aussi tout le travail réalisé par le studio pour reproduire ces scènes inoubliables dans lesquelles James, qu’il soit incarné par Sean Connery, Daniel Craig, ou un autre, s’amuse à tester les dernières créations de l’inventeur de génie. En plus de contribuer à nous immerger dans l’univers de Ian Fleming, cela permet surtout d’offrir un peu de profondeur à mesure que l’on avance dans le jeu. Attention toutefois, vous êtes limité par le nombre de gadgets à emmener avec vous durant chaque voyage, ce qui oblige à choisir méticuleusement en fonction de vos besoins sur le terrain.

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Durant les séquences d’action, le titre impose le plus souvent de se faufiler en mode infiltration, avec la possibilité de neutraliser des ennemis si besoin. On le disait, James Bond est un agent discret, mais cela ne l’empêche pas de sortir les poings si quelqu’un vous repère. C’est d’ailleurs l’une des grandes satisfactions du titre, avec des combats qui semblent tout droit sortis de la trilogie Arkham de Rocksteady. Notre agent peut enchaîner les coups, mais doit aussi se protéger lorsque l’adversaire attaque, ce qui permet de sortir généralement un contre. Il est également possible de briser une garde avec une saisie, et globalement les combats se veulent suffisamment variés, avec un excellent sentiment de puissance, fruit de son entrainement et de ses quelques années passées dans l’armée.

Tout est très fluide, et les quelques éléments scriptés, comme lorsque James vient fracasser la tête de son ennemi contre un mur, ajoutent beaucoup d’intensité aux affrontements. A noter qu’il n’y a pas de points ou de jauge de vie, et c’est la coloration de l’écran en rouge qui indique que vous êtes sur le point d’être battu, avant de revenir à la normale au bout de quelques seconde. On peut ajouter la possibilité de lancer un objet ou tirer dans la jambe pour déstabiliser un ennemi, de tirer sur sa main ou foncer dessus pour le désarmer, et même d’utiliser un court moment de concentration façon bullet time et on obtient un titre parfaitement huilé côté combat-design. Mieux encore, lorsqu’un ennemi vous repère dans une zone où vous n’êtes pas autorisé, vous pouvez faire mine de vous rendre ou de bluffer pour retourner une situation délicate à votre avantage.

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Une des forces de ce 007: First Light, c’est justement sa capacité à varier les situations. La présence de gadgets contribue évidemment à cela, offrant de nombreuses interactions possibles avec des objets du décor, et plus généralement c’est le sentiment d’avoir plusieurs options offertes pour régler une situation qui impressionne, tout en offrant une bonne rejouabilité au titre. Forcer un passage gardé, ou élaborer une ruse après avoir entendu une conversation, on retrouve finalement tous les atouts que doit posséder un agent secret. Certains choix ont de vraies conséquences, et le level-design est toujours construit de manière à ne pas cloisonner le joueur dans un couloir. Il y a bien quelques petites marques bleues pour indiquer les chemins à emprunter, mais cela reste tout de même assez discret et plutôt bien intégré à l’environnement.

En tout cas, on sent bien la volonté du studio danois de coller à l’ambiance si particulière de la franchise, pour en faire une production particulièrement fidèle tout en étant bien ancrée dans son époque. On retrouve le rapport de James aux femmes, de grands méchants totalement mégalos, et des lieux traversés très vivants, parfois bourrés de PNJ. On pourrait d’ailleurs lui reprocher certains visages moins travaillés que d’autres, et quelques animations qui nous rappellent que nous sommes dans un jeu vidéo, mais globalement le Glacier Engine est au niveau de ce qu’on attend d’un jeu à gros budget. De manière générale, les acteurs sont très crédibles, avec une mention toute particulière à Lennie James (Morgan dans The Walking Dead) qui incarne John Greenway à merveille. On pourra bien évidemment se plaindre de l’absence de voix françaises, qui auraient permis de ne pas nous faire jongler entre l’action à l’écran et les sous-titres, mais les doublages anglais, et notamment l’accent écossais de James, sont un bonheur pour les oreilles. Et que dire des thèmes musicaux absolument splendides, que l’on doit à l’excellent David Arnold, le compositeur derrière plusieurs films de la saga.​


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