Il s’est donc écoulé une éternité depuis LEGO Star Wars : La Saga Skywalker, nouveau maître-étalon des jeux Traveller’s Tale. Après trois jeux LEGO Batman sortis entre 2008 et 2014, le studio britannique a décidé de remettre le chevalier noir au centre des débats en lui accordant un nouvel épisode qui ne manque pas d’ambitions. Là où les précédents titres nous proposaient des histoires inédites, cette fois-ci les développeurs se sont inspirés de l’histoire du célèbre héros telle qu’on la connait à travers les comics et les films de la franchise. LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir nous met dans la peau de Bruce Wayne, en débutant par un prologue qui nous permet de le suivre lorsqu’il était enfant, jusqu’au drame qui a cultivé son sens de la justice, dans une ville corrompue jusqu’à l’os. On ressent très vite la volonté du studio de nous apporter une vraie cohérence dans la narration, sans jamais dénaturer l’œuvre de Bob Kane et Bill Finger.
Ce nouvel opus parvient à trouver le bon équilibre entre le côté sombre de la franchise, et la légèreté et l’humour des jeux LEGO. On est loin du Batman kitsch d’Adam West ou du casting rococo de Batman Forever, sans tomber non plus dans la version incarnée par Robert Pattinson. Mais malgré tout, on retrouve un peu de tout ça, pêle-mêle, dans un scénario qui reprend des éléments de la trilogie de Christopher Nolan, de Tim Burton, de la série animée des années 90, et bien d’autres encore. Dix ans après la tragédie qui a couté la vie à ses parents, le désir de vengeance de Bruce Wayne l’envoie dans l’Himalaya pour y suivre un entrainement intensif auprès de Ra’s al Ghul. Comme dans les précédents jeux LEGO Batman, attendez-vous à retrouver des ennemis iconiques de la saga, que nous ne vous spoilerons évidemment pas.

En revanche, le studio a totalement changé de stratégie concernant les personnages jouables. Fini le casting gigantesque, LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir vous permet de contrôler un nombre d’alliés restreints, chacun disposant de ses propres capacités et/ou gadgets. Ce n’est finalement pas très dérangeant, et cela permet surtout d’éviter de s’éparpiller. Il se dégage d’ailleurs le sentiment de vivre une aventure plus linéaire comparée aux précédents jeux, dans lesquels on pouvait faire et refaire des niveaux à l’envie, avec n’importe quel personnage débloqué, héros ou vilain confondus. Dans ce nouvel épisode, ce sont seulement sept personnages jouables qui sont disponibles, un choix qui s’explique par la volonté de donner une vraie profondeur aux alliés qui rejoindront notre héros masqué au fur et à mesure de l’aventure.
Comme c’est déjà le cas dans les autres jeux LEGO, tous les personnages se débloquent au fur et à mesure, en avançant dans l’histoire principale. Chacun dispose de ses propres capacités, ce qui permet de gagner en profondeur de jeu tout au long de l’aventure. Que ce soit en solo ou en coopération à deux joueurs (local ou en ligne), ce sont toujours deux personnages qui sont affichés à l’écran, avec la possibilité d’en changer très simplement sur la partie monde ouvert (à condition d’en avoir débloqué suffisamment, bien évidemment), dans le but de résoudre une énigme ou de débloquer un chemin grâce à une capacité particulière. A titre d’exemple, Batman est capable de lancer des batarangs, Catwoman de découper une vitre en verre, et Batgirl de pirater un ordinateur. Au final, on s’y retrouve assez bien avec ce nombre de héros limité, et on profite d’autant mieux de l’expertise de chacun, tout en gardant une certaine cohérence dans le fait de ne pas pouvoir intégrer des vilains dans notre quête de justice.

LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir est découpé en six chapitres, eux-mêmes découpés en plusieurs niveaux chacun. Chaque étape est l’occasion de nous plonger dans une histoire vécue par notre héros, avec parfois des boss à battre en fin de parcours. On y retrouve à peu près tout ce qui fait le charme des jeux Traveller’s Tales avec des briques à casser, des constructions à monter, des mécanismes à activer et quelques phases de plateformes, pour un résultat tout à fait convaincant de ce côté-là. Les développeurs ont bien pensé à inclure divers collectibles facultatifs pour pousser à l’exploration et à la rejouabilité, le tout en misant sur le côté coopération et la nécessité de communiquer pour avancer. Difficile d’ailleurs de recommander ce LEGO Batman à un joueur solo, puisqu’on sent bien que l’intérêt se repose principalement sur le duo que vous formez avec votre ami ou membre de votre famille. A ce sujet, le titre convient tout à fait à un duo adulte / enfant (même jeune), avec la possibilité de switcher rapidement nos deux héros sans avoir besoin de s’échanger la manette, et d’abandonner ou rejoindre le jeu à la volée, sans avoir à quitter le niveau en cours.
En revanche, il y a bien un point qui nous a chiffonné en jouant à ce nouveau LEGO Batman. Si les niveaux sont assez agréables à parcourir, les phases de combat sont trop nombreuses, et assez redondantes. Il suffit généralement de taper dans le tas pour éliminer les ennemis, avec l’ajout d’un bouton de contre et d’une esquive, deux éléments qui rappellent le système de combat de la trilogie Arkham, la puissance d’impact en moins. On finit par se lasser de ces vagues d’ennemis, même si cela pousse finalement à opter pour une approche plus subtile, en mode infiltration, quand c’est possible. Le duo partage trois vies de façon collective, avec (minimum) quatre coeurs accordés à chacun. Au bout de trois morts cumulées entre les deux joueurs, c’est le retour au dernier point de sauvegarde qui les attend. Seul le mode Facile permet de conserver les morts «à l’infini», comme c’était le cas dans les précédents jeux LEGO.

Un peu à l’image de LEGO Star Wars : La Saga Skywalker, les développeurs de Traveller’s Tale ont imaginé un monde ouvert en complément des différents niveaux proposés. Cela permet évidemment d’ajouter une bonne dose de contenu, et donc d’allonger la durée de vie du titre, avec la possibilité de répondre à des appels de la police de Gotham, de résoudre des énigmes de l’Homme Mystère, de retrouver des animaux échappés du zoo de Gotham ou de mettre la main sur de nombreux coffres. Gotham est découpé en plusieurs zones, qui se débloquent au fur et à mesure de la progression dans l’aventure, et permet de retrouver quelques bâtiments iconiques de la saga comme le poste de police du GCPD, la tour Wayne ou l’usine chimique ACE Chemicals. On parcourt les rues à pied, en véhicule ou en paravoile, dans un monde qui retranscrit à merveille l’ambiance des rues de Gotham. En toute logique, la batcave est aussi de la partie, et se charge surtout de satisfaire l’appétit des collectionneurs et autres fans de la saga Batman.
Avec notamment la possibilité de personnaliser ses personnages avec des costumes issus de toutes les œuvres auxquelles il a participé, des comics aux films, en passant par les séries TV et les jeux vidéo. Même chose avec les véhicules, avec un sens de la reproduction en briquettes tout à fait remarquable. En revanche, on ne comprend pas trop l’intérêt de la boutique et de la personnalisation de la batcave, avec la possibilité d’installer des objets ou des meubles à divers endroits. Peut-être que certains organiseront leur repaire façon musée du chevalier noir, mais au-delà de cet aspect, cela n’apporte pas grand chose. Rien à redire en revanche concernant la direction artistique, avec un rendu très propre et une modélisation de Gotham fidèle à l’idée que l’on se fait de la ville. Les thèmes musicaux reprennent en partie les compositions de la saga, et les doublages en français sont de qualité. Tout est fait pour s’immerger dans ce monde de briques, qui n’a rien à envier à certains mondes ouverts qui se veulent plus réalistes.
Ce nouvel opus parvient à trouver le bon équilibre entre le côté sombre de la franchise, et la légèreté et l’humour des jeux LEGO. On est loin du Batman kitsch d’Adam West ou du casting rococo de Batman Forever, sans tomber non plus dans la version incarnée par Robert Pattinson. Mais malgré tout, on retrouve un peu de tout ça, pêle-mêle, dans un scénario qui reprend des éléments de la trilogie de Christopher Nolan, de Tim Burton, de la série animée des années 90, et bien d’autres encore. Dix ans après la tragédie qui a couté la vie à ses parents, le désir de vengeance de Bruce Wayne l’envoie dans l’Himalaya pour y suivre un entrainement intensif auprès de Ra’s al Ghul. Comme dans les précédents jeux LEGO Batman, attendez-vous à retrouver des ennemis iconiques de la saga, que nous ne vous spoilerons évidemment pas.
En revanche, le studio a totalement changé de stratégie concernant les personnages jouables. Fini le casting gigantesque, LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir vous permet de contrôler un nombre d’alliés restreints, chacun disposant de ses propres capacités et/ou gadgets. Ce n’est finalement pas très dérangeant, et cela permet surtout d’éviter de s’éparpiller. Il se dégage d’ailleurs le sentiment de vivre une aventure plus linéaire comparée aux précédents jeux, dans lesquels on pouvait faire et refaire des niveaux à l’envie, avec n’importe quel personnage débloqué, héros ou vilain confondus. Dans ce nouvel épisode, ce sont seulement sept personnages jouables qui sont disponibles, un choix qui s’explique par la volonté de donner une vraie profondeur aux alliés qui rejoindront notre héros masqué au fur et à mesure de l’aventure.
Comme c’est déjà le cas dans les autres jeux LEGO, tous les personnages se débloquent au fur et à mesure, en avançant dans l’histoire principale. Chacun dispose de ses propres capacités, ce qui permet de gagner en profondeur de jeu tout au long de l’aventure. Que ce soit en solo ou en coopération à deux joueurs (local ou en ligne), ce sont toujours deux personnages qui sont affichés à l’écran, avec la possibilité d’en changer très simplement sur la partie monde ouvert (à condition d’en avoir débloqué suffisamment, bien évidemment), dans le but de résoudre une énigme ou de débloquer un chemin grâce à une capacité particulière. A titre d’exemple, Batman est capable de lancer des batarangs, Catwoman de découper une vitre en verre, et Batgirl de pirater un ordinateur. Au final, on s’y retrouve assez bien avec ce nombre de héros limité, et on profite d’autant mieux de l’expertise de chacun, tout en gardant une certaine cohérence dans le fait de ne pas pouvoir intégrer des vilains dans notre quête de justice.
LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir est découpé en six chapitres, eux-mêmes découpés en plusieurs niveaux chacun. Chaque étape est l’occasion de nous plonger dans une histoire vécue par notre héros, avec parfois des boss à battre en fin de parcours. On y retrouve à peu près tout ce qui fait le charme des jeux Traveller’s Tales avec des briques à casser, des constructions à monter, des mécanismes à activer et quelques phases de plateformes, pour un résultat tout à fait convaincant de ce côté-là. Les développeurs ont bien pensé à inclure divers collectibles facultatifs pour pousser à l’exploration et à la rejouabilité, le tout en misant sur le côté coopération et la nécessité de communiquer pour avancer. Difficile d’ailleurs de recommander ce LEGO Batman à un joueur solo, puisqu’on sent bien que l’intérêt se repose principalement sur le duo que vous formez avec votre ami ou membre de votre famille. A ce sujet, le titre convient tout à fait à un duo adulte / enfant (même jeune), avec la possibilité de switcher rapidement nos deux héros sans avoir besoin de s’échanger la manette, et d’abandonner ou rejoindre le jeu à la volée, sans avoir à quitter le niveau en cours.
En revanche, il y a bien un point qui nous a chiffonné en jouant à ce nouveau LEGO Batman. Si les niveaux sont assez agréables à parcourir, les phases de combat sont trop nombreuses, et assez redondantes. Il suffit généralement de taper dans le tas pour éliminer les ennemis, avec l’ajout d’un bouton de contre et d’une esquive, deux éléments qui rappellent le système de combat de la trilogie Arkham, la puissance d’impact en moins. On finit par se lasser de ces vagues d’ennemis, même si cela pousse finalement à opter pour une approche plus subtile, en mode infiltration, quand c’est possible. Le duo partage trois vies de façon collective, avec (minimum) quatre coeurs accordés à chacun. Au bout de trois morts cumulées entre les deux joueurs, c’est le retour au dernier point de sauvegarde qui les attend. Seul le mode Facile permet de conserver les morts «à l’infini», comme c’était le cas dans les précédents jeux LEGO.
Un peu à l’image de LEGO Star Wars : La Saga Skywalker, les développeurs de Traveller’s Tale ont imaginé un monde ouvert en complément des différents niveaux proposés. Cela permet évidemment d’ajouter une bonne dose de contenu, et donc d’allonger la durée de vie du titre, avec la possibilité de répondre à des appels de la police de Gotham, de résoudre des énigmes de l’Homme Mystère, de retrouver des animaux échappés du zoo de Gotham ou de mettre la main sur de nombreux coffres. Gotham est découpé en plusieurs zones, qui se débloquent au fur et à mesure de la progression dans l’aventure, et permet de retrouver quelques bâtiments iconiques de la saga comme le poste de police du GCPD, la tour Wayne ou l’usine chimique ACE Chemicals. On parcourt les rues à pied, en véhicule ou en paravoile, dans un monde qui retranscrit à merveille l’ambiance des rues de Gotham. En toute logique, la batcave est aussi de la partie, et se charge surtout de satisfaire l’appétit des collectionneurs et autres fans de la saga Batman.
Avec notamment la possibilité de personnaliser ses personnages avec des costumes issus de toutes les œuvres auxquelles il a participé, des comics aux films, en passant par les séries TV et les jeux vidéo. Même chose avec les véhicules, avec un sens de la reproduction en briquettes tout à fait remarquable. En revanche, on ne comprend pas trop l’intérêt de la boutique et de la personnalisation de la batcave, avec la possibilité d’installer des objets ou des meubles à divers endroits. Peut-être que certains organiseront leur repaire façon musée du chevalier noir, mais au-delà de cet aspect, cela n’apporte pas grand chose. Rien à redire en revanche concernant la direction artistique, avec un rendu très propre et une modélisation de Gotham fidèle à l’idée que l’on se fait de la ville. Les thèmes musicaux reprennent en partie les compositions de la saga, et les doublages en français sont de qualité. Tout est fait pour s’immerger dans ce monde de briques, qui n’a rien à envier à certains mondes ouverts qui se veulent plus réalistes.
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