Qu’on se le dise : il est terriblement difficile de rédiger le test d’un jeu comme Life is Strange: Reunion puisque son intérêt principal repose presque exclusivement sur son histoire. Néanmoins, on vous garantit ici un test dénué de tout spoil afin que l’expérience promise par Square Enix et Deck Nine soit à la hauteur des attentes qu’elle pourrait susciter chez les joueurs.
Le premier élément dont il faut absolument tenir compte en débutant votre aventure dans Life is Strange: Reunion est qu’il s’agit avant tout d’une suite directe des évènements narrés dans l’épisode précédent, Double Exposure. Si vous n’avez donc pas pris le temps de faire le titre sorti en 2024, on ne peut que vous conseiller de vous y essayer afin de pouvoir profiter pleinement de l’expérience de ce dernier opus. Si toutefois vous souhaitez tout de même lancer Reunion, sachez qu’un récapitulatif assez étoffé vous est proposé et que vous pouvez, si vous le souhaitez, partir d’une page blanche quant aux décisions qui auraient pu être prises précédemment (et qui ont un impact dans celui-ci). Que ceux et celles qui ont parcouru les trois trois aventures de Max se rassurent (Before the Storm, Life is Strange et Double Exposure), vous pouvez encoder les choix faits au préalable. Cette continuité est évidemment l’un des points forts de la licence puisqu’il s’agit ici d’achever l’Histoire que vous avez décidé de vivre. On apprécie toujours.

Concentrons-nous maintenant sur l’histoire. Reunion reprend peu de temps après les évènements qui nous ont permis de faire la connaissance de personnages que l’on retrouve ici : Vinh, Lucas, Loretta, Moses, Yasmine ou Safi sont tous là et occupent une place importante dans le déroulement du scénario. Notre petite Max revient de New York où elle a pu exposer ses photos et faire décoller sa carrière. Une réussite pour la jeune artiste qui revient donc dans le campus où elle enseigne et séjourne : Caledon. Malheureusement, en dépit de l’excellent weekend qu’elle vient de passer, la jeune enseignante se retrouve, à son retour, face à une catastrophe d’une ampleur monumentale : l’université est en feu, des étudiants sont enfermés et meurent, asphyxiés, sous ses yeux. Paniquée mais consciente de pouvoir éviter l’apocalypse à laquelle elle assiste, Max utilise son pouvoir temporel pour revenir deux jours en arrière, juste avant son départ pour la Grosse Pomme. De son côté, Chloé, amie d’enfance et ex-petite amie de Max, décide de retrouver cette dernière. La raison ? Un rêve d’un réalisme saisissant qui la tourmente et dans lequel elle se fait tuer par son ancienne compagne.
Vous l’avez compris, ne serait-ce que si vous avez vu une seule bande-annonce ou même la jaquette du jeu, Max et Chloé sont de retour. Leurs retrouvailles sont évidemment l’un des moments les plus attendus et leur aventure commune a pour objectif de découvrir l’origine de l’incendie auquel Max a assisté. Le jeu prend ainsi la forme d’une petite enquête policière qui nous emmène dans des lieux déjà visités (Caledon, le bar Turtle…) mais pas que. Sur le plan scénaristique, on se retrouve à jongler entre différentes scènes, passant de l’une à l’autre, chacune des deux jeunes femmes menant sa propre enquête avant de se retrouver avant le grand final. Cette dernière étape tant attendue de l’histoire est logiquement fondamentale dans l’appréciation du jeu. Et même si nous ne vous en toucherons pas le moindre mot, sachez que Reunion offre une fin riche en émotions et pleinement réussie à ce duo qui aura œuvre pendant près de dix longues années sur nos machines. Le seul reproche que l’on puisse faire vient du fait que tout semble aller un tout petit peu trop vite. Les meilleures choses se savourent et on aurait aimé davantage d’explications ou d’images de certains personnages lors de la dernière ligne droite.

En ce qui concerne le traitement des personnages, si Moses, Safi, Max (et par extension tous ceux et celles qui étaient présents dans Double Exposure) sont fidèles à ce que l’on pouvait voir dans l’épisode précédent, nous étions impatients de voir ce que Deck Nine allait nous proposer pour Chloé. La première chose qu’on peut d’ailleurs souligner, c’est la capacité du studio à faire évoluer son personnage physiquement, tout en gardant des traits et une forme de visage familiers. En l’espace de quelques secondes à peine, on retrouve la Chloé du premier jeu, que ce soit à travers son regard, ou encore en entendant certaines de ses répliques. Par contre, une fois l’introduction passée, la jeune femme se montre un chouïa plus réservée, plus sentimentale, que ce à quoi nous nous attendions. Son évolution, bien qu’il s’agisse d’un parti pris évident du studio qui peut déplaire, est cohérente, ce qui s’avère être un point important. Heureusement, certaines de ses réponses restent toujours aussi savoureuses, acerbes, et globalement, on peut dire que l’écriture du personnage est respectueuse de l’adolescente rebelle que l’on a côtoyée dans Life is Strange.
Du côté du gameplay, Life is Strange: Reunion s’inscrit dans une continuité absolue. Comprenez par là qu’il n’y a aucune nouveauté particulière par rapport au précédent opus. Le jeu est encore et toujours un film interactif qui nécessite quelques déplacements lors des phases d’enquête et/ou d’exploration. Pour le reste, on assiste à de nombreux dialogues et échanges au cours desquels nous devons réaliser des choix, prendre des décisions. Dans le cas de Max, aucune erreur n’est permise puisqu’elle peut immédiatement revenir dans le temps, ce qui lui offre d’ailleurs l’opportunité de glaner des informations, puis revenir dans le passé pour aborder la conversation autrement. Pour Chloé, on retrouve le système de confrontation présent dans Before the Storm au cours duquel vous devez choisir une bonne réponse parmi trois proposées, et ce en analysant les répliques de la personne à qui vous parlez. C’est simple, efficace, mais cela ne révolutionne ni le genre, ni l’expérience proposée par la saga. Cela étant, il est bon de noter que Reunion reprend aussi le concept des décisions importantes que vous devez prendre. Ces choix que vous faites en votre âme et conscience ont une incidence sur la suite de l’aventure, ce qui reste terriblement intéressant puisque cela offre une certaine rejouabilité au jeu, dont la durée de vie frôle la dizaine d’heures.

Pour le reste, hors dialogue, Life is Strange Reunion nous offre une certaine liberté d’exploration et d’approche au cours des quelques niveaux que l’on parcourt. Vous pouvez ainsi foncer en direction de votre objectif pour faire avancer l’histoire, ou prendre le temps de discuter avec les quelques personnages qui se trouvent sur votre chemin. Comme dans les précédents, de nombreux éléments peuvent également être consultés et offrent de l’intérêt puisqu’ils étoffent le lore du jeu. Les journaux de Max et de Chloé sont également de retour, offrant quelques longues minutes de lecture. Les dessins qui s’y trouvent, tout comme les quelques références qui y sont indiquées, sont toujours intéressants. Encore une fois, même s’il s’agit ici de se répéter, Life is Strange: Reunion est un jeu qui se savoure, dont on profite doucement et lentement. Vous avez d’ailleurs encore l’opportunité, à certains moments, de vous asseoir à certains endroits et de simplement profiter des panoramas qui s’offrent à vous et de l’excellente bande-son proposée par le jeu.
Tant qu’à parler de musiques, autant en profiter pour se pencher sur les choix musicaux opérés par Deck Nine. Ici aussi, on s’inscrit dans la continuité (même au niveau des groupes invités dans le jeu) et cela fonctionne à merveille, une nouvelle fois. Si Life is Strange bénéficie d’une identité aussi marquée aujourd’hui, c’est – entre autres – grâce à sa musique. Reunion ne déroge donc pas à la règle et nous propose des titres planants, mélancoliques et doux. Un régal pour les oreilles. Du côté des dialogues, les doublages français nous ont semblé, dans la globalité, plutôt convaincants. On a parfois l’impression que certaines émotions sont un peu forcées, mais cela reste exceptionnel. Par contre, plusieurs petits pépins de synchronisation labiale étaient présents, ce qui est toujours gênant pour un jeu qui mise autant sur les émotions et sur l’immersion.
Terminons notre tour d’horizon avec la partie technique du jeu qui est, sans aucun doute, le point faible de Reunion. Si les visages, les animations et même les décors sont franchement réussis, notamment grâce à la direction artistique qui est toujours aussi colorée et chaleureuse, on ne peut s’empêcher de grincer des dents devant tous les écueils techniques que nous avons rencontrés sur Xbox Series X. De très (trop !) nombreux éléments apparaissent tardivement quand la caméra opère un changement de plan, certaines lignes de dialogue ne sont tout simplement pas présentes, le scintillement apparait parfois (notamment sur la ligne d’horizon de l’eau)… Toute une série de petits pépins qui nuisent indéniablement à l’immersion. C’est franchement dommage !
Le premier élément dont il faut absolument tenir compte en débutant votre aventure dans Life is Strange: Reunion est qu’il s’agit avant tout d’une suite directe des évènements narrés dans l’épisode précédent, Double Exposure. Si vous n’avez donc pas pris le temps de faire le titre sorti en 2024, on ne peut que vous conseiller de vous y essayer afin de pouvoir profiter pleinement de l’expérience de ce dernier opus. Si toutefois vous souhaitez tout de même lancer Reunion, sachez qu’un récapitulatif assez étoffé vous est proposé et que vous pouvez, si vous le souhaitez, partir d’une page blanche quant aux décisions qui auraient pu être prises précédemment (et qui ont un impact dans celui-ci). Que ceux et celles qui ont parcouru les trois trois aventures de Max se rassurent (Before the Storm, Life is Strange et Double Exposure), vous pouvez encoder les choix faits au préalable. Cette continuité est évidemment l’un des points forts de la licence puisqu’il s’agit ici d’achever l’Histoire que vous avez décidé de vivre. On apprécie toujours.
Concentrons-nous maintenant sur l’histoire. Reunion reprend peu de temps après les évènements qui nous ont permis de faire la connaissance de personnages que l’on retrouve ici : Vinh, Lucas, Loretta, Moses, Yasmine ou Safi sont tous là et occupent une place importante dans le déroulement du scénario. Notre petite Max revient de New York où elle a pu exposer ses photos et faire décoller sa carrière. Une réussite pour la jeune artiste qui revient donc dans le campus où elle enseigne et séjourne : Caledon. Malheureusement, en dépit de l’excellent weekend qu’elle vient de passer, la jeune enseignante se retrouve, à son retour, face à une catastrophe d’une ampleur monumentale : l’université est en feu, des étudiants sont enfermés et meurent, asphyxiés, sous ses yeux. Paniquée mais consciente de pouvoir éviter l’apocalypse à laquelle elle assiste, Max utilise son pouvoir temporel pour revenir deux jours en arrière, juste avant son départ pour la Grosse Pomme. De son côté, Chloé, amie d’enfance et ex-petite amie de Max, décide de retrouver cette dernière. La raison ? Un rêve d’un réalisme saisissant qui la tourmente et dans lequel elle se fait tuer par son ancienne compagne.
Vous l’avez compris, ne serait-ce que si vous avez vu une seule bande-annonce ou même la jaquette du jeu, Max et Chloé sont de retour. Leurs retrouvailles sont évidemment l’un des moments les plus attendus et leur aventure commune a pour objectif de découvrir l’origine de l’incendie auquel Max a assisté. Le jeu prend ainsi la forme d’une petite enquête policière qui nous emmène dans des lieux déjà visités (Caledon, le bar Turtle…) mais pas que. Sur le plan scénaristique, on se retrouve à jongler entre différentes scènes, passant de l’une à l’autre, chacune des deux jeunes femmes menant sa propre enquête avant de se retrouver avant le grand final. Cette dernière étape tant attendue de l’histoire est logiquement fondamentale dans l’appréciation du jeu. Et même si nous ne vous en toucherons pas le moindre mot, sachez que Reunion offre une fin riche en émotions et pleinement réussie à ce duo qui aura œuvre pendant près de dix longues années sur nos machines. Le seul reproche que l’on puisse faire vient du fait que tout semble aller un tout petit peu trop vite. Les meilleures choses se savourent et on aurait aimé davantage d’explications ou d’images de certains personnages lors de la dernière ligne droite.
En ce qui concerne le traitement des personnages, si Moses, Safi, Max (et par extension tous ceux et celles qui étaient présents dans Double Exposure) sont fidèles à ce que l’on pouvait voir dans l’épisode précédent, nous étions impatients de voir ce que Deck Nine allait nous proposer pour Chloé. La première chose qu’on peut d’ailleurs souligner, c’est la capacité du studio à faire évoluer son personnage physiquement, tout en gardant des traits et une forme de visage familiers. En l’espace de quelques secondes à peine, on retrouve la Chloé du premier jeu, que ce soit à travers son regard, ou encore en entendant certaines de ses répliques. Par contre, une fois l’introduction passée, la jeune femme se montre un chouïa plus réservée, plus sentimentale, que ce à quoi nous nous attendions. Son évolution, bien qu’il s’agisse d’un parti pris évident du studio qui peut déplaire, est cohérente, ce qui s’avère être un point important. Heureusement, certaines de ses réponses restent toujours aussi savoureuses, acerbes, et globalement, on peut dire que l’écriture du personnage est respectueuse de l’adolescente rebelle que l’on a côtoyée dans Life is Strange.
Du côté du gameplay, Life is Strange: Reunion s’inscrit dans une continuité absolue. Comprenez par là qu’il n’y a aucune nouveauté particulière par rapport au précédent opus. Le jeu est encore et toujours un film interactif qui nécessite quelques déplacements lors des phases d’enquête et/ou d’exploration. Pour le reste, on assiste à de nombreux dialogues et échanges au cours desquels nous devons réaliser des choix, prendre des décisions. Dans le cas de Max, aucune erreur n’est permise puisqu’elle peut immédiatement revenir dans le temps, ce qui lui offre d’ailleurs l’opportunité de glaner des informations, puis revenir dans le passé pour aborder la conversation autrement. Pour Chloé, on retrouve le système de confrontation présent dans Before the Storm au cours duquel vous devez choisir une bonne réponse parmi trois proposées, et ce en analysant les répliques de la personne à qui vous parlez. C’est simple, efficace, mais cela ne révolutionne ni le genre, ni l’expérience proposée par la saga. Cela étant, il est bon de noter que Reunion reprend aussi le concept des décisions importantes que vous devez prendre. Ces choix que vous faites en votre âme et conscience ont une incidence sur la suite de l’aventure, ce qui reste terriblement intéressant puisque cela offre une certaine rejouabilité au jeu, dont la durée de vie frôle la dizaine d’heures.
Pour le reste, hors dialogue, Life is Strange Reunion nous offre une certaine liberté d’exploration et d’approche au cours des quelques niveaux que l’on parcourt. Vous pouvez ainsi foncer en direction de votre objectif pour faire avancer l’histoire, ou prendre le temps de discuter avec les quelques personnages qui se trouvent sur votre chemin. Comme dans les précédents, de nombreux éléments peuvent également être consultés et offrent de l’intérêt puisqu’ils étoffent le lore du jeu. Les journaux de Max et de Chloé sont également de retour, offrant quelques longues minutes de lecture. Les dessins qui s’y trouvent, tout comme les quelques références qui y sont indiquées, sont toujours intéressants. Encore une fois, même s’il s’agit ici de se répéter, Life is Strange: Reunion est un jeu qui se savoure, dont on profite doucement et lentement. Vous avez d’ailleurs encore l’opportunité, à certains moments, de vous asseoir à certains endroits et de simplement profiter des panoramas qui s’offrent à vous et de l’excellente bande-son proposée par le jeu.
Tant qu’à parler de musiques, autant en profiter pour se pencher sur les choix musicaux opérés par Deck Nine. Ici aussi, on s’inscrit dans la continuité (même au niveau des groupes invités dans le jeu) et cela fonctionne à merveille, une nouvelle fois. Si Life is Strange bénéficie d’une identité aussi marquée aujourd’hui, c’est – entre autres – grâce à sa musique. Reunion ne déroge donc pas à la règle et nous propose des titres planants, mélancoliques et doux. Un régal pour les oreilles. Du côté des dialogues, les doublages français nous ont semblé, dans la globalité, plutôt convaincants. On a parfois l’impression que certaines émotions sont un peu forcées, mais cela reste exceptionnel. Par contre, plusieurs petits pépins de synchronisation labiale étaient présents, ce qui est toujours gênant pour un jeu qui mise autant sur les émotions et sur l’immersion.
Terminons notre tour d’horizon avec la partie technique du jeu qui est, sans aucun doute, le point faible de Reunion. Si les visages, les animations et même les décors sont franchement réussis, notamment grâce à la direction artistique qui est toujours aussi colorée et chaleureuse, on ne peut s’empêcher de grincer des dents devant tous les écueils techniques que nous avons rencontrés sur Xbox Series X. De très (trop !) nombreux éléments apparaissent tardivement quand la caméra opère un changement de plan, certaines lignes de dialogue ne sont tout simplement pas présentes, le scintillement apparait parfois (notamment sur la ligne d’horizon de l’eau)… Toute une série de petits pépins qui nuisent indéniablement à l’immersion. C’est franchement dommage !
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