Comme la première compilation, cette Metal Gear Solid Master Collection Volume 2 regroupe des jeux qui peuvent également être achetés séparément, sans remise de prix mais avec la présence de l’épisode Metal Gear: Ghost Babel (Game Boy Color, 2000) en guise de bonus. Cela signifie que chaque jeu se lance ensuite indépendamment, avec son interface dédiée. En attendant une éventuelle Master Collection Volume 3, ce sont Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots (PS3, 2008) et Metal Gear Solid: Peace Walker (PSP, 2010) qui ont été choisis pour intégrer cette nouvelle compilation dédiée à Snake.
Ces deux épisodes reviennent avec quelques bonus, comme le script et un master book détaillant l’univers de la série (intégralement en anglais), ainsi qu’une section pour écouter la bande-son des deux jeux principaux. Cela reste assez léger dans l’ensemble, mais on ne s’attendait pas vraiment à plus puisque la première compilation proposait exactement le même contenu, ni plus ni moins. Trois ans après la sortie du Volume 1, on aurait toutefois bien aimé que Konami incorpore quelques options de confort, comme une fonction de rembobinage ou de sauvegarde rapide, surtout que le format de Ghost Babel s’y prêtait plutôt bien.
Ces deux épisodes reviennent avec quelques bonus, comme le script et un master book détaillant l’univers de la série (intégralement en anglais), ainsi qu’une section pour écouter la bande-son des deux jeux principaux. Cela reste assez léger dans l’ensemble, mais on ne s’attendait pas vraiment à plus puisque la première compilation proposait exactement le même contenu, ni plus ni moins. Trois ans après la sortie du Volume 1, on aurait toutefois bien aimé que Konami incorpore quelques options de confort, comme une fonction de rembobinage ou de sauvegarde rapide, surtout que le format de Ghost Babel s’y prêtait plutôt bien.
Metal Gear Solid: Peace Walker
Même s’ils se retrouvent dans la même compilation, sachez que Peace Walker et MGS4 n’ont pas grand-chose en commun sur le plan scénaristique. Dans cet épisode sorti sur la première console portable de PlayStation, on retrouve Naked Snake, le héros de MGS3 devenu Big Boss. Limité par le support UMD de l’époque, le titre propose de toutes petites zones à explorer, et un scénario découpé en missions. C’est peu de dire que l’aventure s’en retrouve particulièrement hachée, même si les supports modernes permettent d’avoir des temps de chargement relativement courts, des textures et des personnages nettement plus lisses qu’à l’époque (le portage a été réalisé à partir de MGS: Peace Walker HD sorti en 2011), et une résolution en 4K qui accompagne un framerate fixé à 60fps.

On retrouve la particularité de cet épisode, à savoir la possibilité de jouer en coopération avec un ou plusieurs ami(s) en ligne, avec néanmoins l’absence d’une fonctionnalité cross-play. Comme les autres jeux de la saga, Peace Walker ne lésine pas sur les cinématiques, avec de longues tirades qui viennent alterner entre les phases de jeu. Celles-ci sont réalisées sous forme de planches de comics, parfois animées légèrement, où l’on reconnait aisément le style caractéristique de Yoji Shinkawa, l’illustrateur officiel de la saga. Certaines de ces séquences incluent des QTE, et même quelques mini-jeux, histoire de faire participer le joueur durant ces moments pas toujours très engageants.
En nous proposant un simple portage, on avait évidemment peu d’espoir que le système de gestion des armes soit modifié en profondeur. Le principe de ce dernier reste d’une incroyable lourdeur, et reste un frein pour apprécier pleinement cet épisode aujourd’hui. On est malheureusement obligé de s’y coller puisque le jeu propose une difficulté croissante qu’on ne peut affronter autrement qu’en améliorant son équipement entre les missions. C’est d’ailleurs d’autant plus vrai face à certains boss, qui représentent parfois un vrai mur de difficulté. On apprécie en revanche la possibilité de pouvoir utiliser une sorte de visée automatique (déjà présente dans le jeu d’origine) pour s’affranchir d’une précision assez pénible dans sa version standard. Dans l’ensemble, Peace Walker reste tout de même assez agréable à jouer, mais mériterait bien, lui aussi, de passer par la case remake un de ces jours.
On retrouve la particularité de cet épisode, à savoir la possibilité de jouer en coopération avec un ou plusieurs ami(s) en ligne, avec néanmoins l’absence d’une fonctionnalité cross-play. Comme les autres jeux de la saga, Peace Walker ne lésine pas sur les cinématiques, avec de longues tirades qui viennent alterner entre les phases de jeu. Celles-ci sont réalisées sous forme de planches de comics, parfois animées légèrement, où l’on reconnait aisément le style caractéristique de Yoji Shinkawa, l’illustrateur officiel de la saga. Certaines de ces séquences incluent des QTE, et même quelques mini-jeux, histoire de faire participer le joueur durant ces moments pas toujours très engageants.
En nous proposant un simple portage, on avait évidemment peu d’espoir que le système de gestion des armes soit modifié en profondeur. Le principe de ce dernier reste d’une incroyable lourdeur, et reste un frein pour apprécier pleinement cet épisode aujourd’hui. On est malheureusement obligé de s’y coller puisque le jeu propose une difficulté croissante qu’on ne peut affronter autrement qu’en améliorant son équipement entre les missions. C’est d’ailleurs d’autant plus vrai face à certains boss, qui représentent parfois un vrai mur de difficulté. On apprécie en revanche la possibilité de pouvoir utiliser une sorte de visée automatique (déjà présente dans le jeu d’origine) pour s’affranchir d’une précision assez pénible dans sa version standard. Dans l’ensemble, Peace Walker reste tout de même assez agréable à jouer, mais mériterait bien, lui aussi, de passer par la case remake un de ces jours.
Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots
Sorti en exclusivité sur PS3 en 2008, il aura donc fallu attendre 18 ans pour que MGS4 débarque sur de nouveaux supports. Et pour cela, Konami est resté fidèle à ses principes et n’a pas souhaité faire de profonds changements comparé au jeu d’origine. Malgré tout, le simple fait de passer en 4K et un framerate à 60fps lui donnent des airs de remaster. Les animations et les visages n’ont pas grand-chose à envier aux productions de la génération PS4/Xbox One, et seules quelques textures viennent nous rappeler l’âge du titre. En plus de cela, Metal Gear Solid 4 s’appuie sur ses qualités originelles, avec une vraie capacité à nous faire voyager d’un pays à l’autre en nous plongeant dans une atmosphère parfaitement maîtrisée. Du grand art. La guerre au Moyen-Orient et la nécessité d’emprunter des chemins de traverse pour ne pas se retrouver au milieu des tirs, la base militaire située en Alaska ou encore les couloirs d’un cuirassé perdu en pleine mer, cet épisode fait le pari de changer d’environnement régulièrement, à l’image d’un Tomb Raider ou d’un James Bond.

Paradoxalement, c’est aussi l’épisode qui choisit de mettre l’infiltration un peu plus en retrait, pour offrir des moments d’action dignes de Call of Duty, mais à la troisième personne. Snake met son arsenal à contribution, en passant par une interface proche des premiers jeux de la saga, tout en étant assez souple pour s’adapter à la nervosité de cet épisode. Les munitions et les armes ne manquent pas, tandis que les accessoires apportent un peu de profondeur à l’ensemble. Globalement, le gameplay se veut agréable et pas forcément trop daté comme cela avait pu être le cas sur les titres de la première compilation.
On retrouve la touche Kojima, avec une volonté de mettre en scène un scénario complexe, quitte à couper les phases de gameplay par des scènes cinématiques omniprésentes. On ressent également la patte du créatif japonais dans la multitude de petites idées originales qui, mises bout à bout, en font un jeu vraiment à part. C’est ce qui fait la force de la franchise, même si cette nécessité de ne ressembler à aucune autre production, actuelle ou passée, plonge parfois le jeu dans la caricature et l’humour gras. Sur fond de nanotechnologies et de privation des libertés, le script de MGS4 s’inscrit surtout dans la continuité des événements de Metal Gear Solid 2 et permet d’y retrouver des visages connus comme Otacon ou Meryl. Une dose de fan-service appréciable, mais qui oblige à connaitre MGS1, à minima, pour ne pas se sentir totalement largué sur le plan scénaristique.
Paradoxalement, c’est aussi l’épisode qui choisit de mettre l’infiltration un peu plus en retrait, pour offrir des moments d’action dignes de Call of Duty, mais à la troisième personne. Snake met son arsenal à contribution, en passant par une interface proche des premiers jeux de la saga, tout en étant assez souple pour s’adapter à la nervosité de cet épisode. Les munitions et les armes ne manquent pas, tandis que les accessoires apportent un peu de profondeur à l’ensemble. Globalement, le gameplay se veut agréable et pas forcément trop daté comme cela avait pu être le cas sur les titres de la première compilation.
On retrouve la touche Kojima, avec une volonté de mettre en scène un scénario complexe, quitte à couper les phases de gameplay par des scènes cinématiques omniprésentes. On ressent également la patte du créatif japonais dans la multitude de petites idées originales qui, mises bout à bout, en font un jeu vraiment à part. C’est ce qui fait la force de la franchise, même si cette nécessité de ne ressembler à aucune autre production, actuelle ou passée, plonge parfois le jeu dans la caricature et l’humour gras. Sur fond de nanotechnologies et de privation des libertés, le script de MGS4 s’inscrit surtout dans la continuité des événements de Metal Gear Solid 2 et permet d’y retrouver des visages connus comme Otacon ou Meryl. Une dose de fan-service appréciable, mais qui oblige à connaitre MGS1, à minima, pour ne pas se sentir totalement largué sur le plan scénaristique.
Metal Gear: Ghost Babel
On ne s’attardera évidemment pas autant sur le bonus de cette compilation. Sorti sur Game Boy Color en 2000, Ghost Babel reprend la formule des premiers Metal Gear sortis sur MSX. Le titre propose une vue du dessus, des tableaux qui s’enchaînent pour créer un environnement labyrinthique, un inventaire pas toujours simple à gérer, et dans l’ensemble une réalisation assez remarquable pour un jeu paru sur la portable de Nintendo. Découpé en 13 stages plus ou moins longs, Ghost Babel vous occupera une dizaine d’heures, ce qui constituait là aussi une sacrée performance pour un jeu d’aventure linéaire à cette époque.
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