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Xbox Test de Psyvariar 3 sur Xbox Series X, le shoot’em up qui fait le Buzz

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GameActu
C’est au développeur et éditeur japonais SUCCESS, connu notamment pour la série Cotton, que l’on doit la franchise Psyvariar. Apparue pour la première fois en arcade au Japon en 2000 avant d’être portée sur PS2, la série s’est rapidement fait un petit nom, jusqu’à ce que Psyvariar 2 vienne confirmer en 2004 l’intérêt des joueurs pour ce shoot’em up. Sorti la même année dans les salles d’arcade japonaises puis sur PS2, Xbox et Dreamcast, cet épisode a posé des bases suffisamment solides pour que l’on accueille, plus de vingt ans plus tard, un troisième opus. Entre‑temps, le développement a changé de mains : Psyvariar 3 est le fruit de la collaboration entre l’éditeur français Red Art Games et le studio Banana Bytes (Sophstar). SUCCESS, toujours détenteur de la licence, a toutefois donné « sa bénédiction » au projet. Nous voilà rassurés.

Psyvariar 3 test 1

Psyvariar 3 reste fidèle à ses aînés : un shoot’em up à défilement vertical où l’on pilote un petit vaisseau lancé dans un combat seul contre tous face à des forces extraterrestres déchaînées. Il faut donc faire preuve d’adresse, affûter ses réflexes pour naviguer au milieu des nuées de projectiles… tout en évitant de trop s’en éloigner. Dit ainsi, cela peut sembler paradoxal. Pour comprendre cette logique, il faut revenir au système qui fait l’identité de la série : le Buzz. Ici, pas de power‑ups à collecter pour montée en puissance classique ; l’objectif est d’augmenter sa jauge d’expérience en enchaînant les Buzz. On réalise un Buzz en détruisant des ennemis, mais surtout en frôlant leurs tirs. Plus on prend de risques, plus on exploite les patterns favorables, et plus la jauge se remplit rapidement. Une fois celle‑ci pleine, on gagne un niveau et, à cet instant précis, le vaisseau devient invincible pendant une courte seconde. Également, au fil des paliers atteints, on augmente peu à peu sa puissance de feu. Toute la mécanique repose donc sur une montée de niveau rapide pour multiplier ces fenêtres d’invincibilité et se donner les moyens d’adopter un style de jeu encore plus offensif grâce à une puissance accrue.

Ce système rend Psyvariar 3 terriblement addictif, d’autant qu’il s’appuie sur une sélection de sept personnages (dont Cotton en invité de marque) aux spécificités suffisamment marquées pour transformer l’approche de chaque partie. Au-delà du mode de tir propre à chacun, il y a aussi la capacité à générer plus ou moins de Buzz en détruisant des ennemis ou en frôlant les projectiles, par exemple. La fonction « bombe » du premier personnage devient une téléportation chez un autre ou une aspiration instantanée de tous les petits projectiles visibles à l’écran. On peut ainsi varier les plaisirs et choisir l’approche qui nous convient le mieux, certains personnages demandant une maîtrise plus poussée mais offrant, à terme, une expérience nettement plus gratifiante. Psyvariar 3 conserve par ailleurs la mécanique signature de la franchise, le tonneau, réalisable en enchaînant rapidement un mouvement gauche‑droite, et désormais aussi via un bouton dédié. Cette action améliore la réactivité du vaisseau tout en permettant, lorsque la touche est maintenue, de concentrer le tir vers l’avant.

Psyvariar 3 test 2

On prend beaucoup de plaisir à jouer à Psyvariar 3 et on sent que les développeurs en ont pris autant pour le créer. Comme beaucoup de shoot’em up, il est court, mais c’est un jeu sur lequel on revient facilement. D’abord parce qu’il est clairement pensé pour la course au score, mais aussi parce qu’il propose une variété de modes capables de satisfaire un large éventail de joueurs. En marge du mode Arcade, où l’on gagne des crédits supplémentaires à chaque tentative, Psyvariar 3 aligne une cinquantaine de missions à objectifs précis (survivre un certain temp, réaliser X Buzz, etc), un mode Caravan (où l’on cherche à réaliser le meilleur score en moins de deux minutes), un mode Arrange où la puissance est maximale dès le départ mais les vagues plus rapides ; on trouve aussi le mode Infini qui nous met au défi de faire le meilleur score avec une seule vie face à des hordes gérées de manière procédurales. À cela s’ajoute un mode Entraînement pour se faire la main sans pression. Côté difficulté, le mode Arcade introduit un système intéressant : à la fin de chaque niveau, le degré d’expérience atteint permet éventuellement de choisir une difficulté supérieure pour le suivant. Plus de difficulté, c’est aussi plus d’occasions de générer du Buzz… et donc de faire exploser le score.

Les sept niveaux proposés par Psyvariar 3 sont autant d’occasions de découvrir de nouveaux environnements et d’affronter des ennemis inédits. L’esthétique ne brille pas par son originalité, notamment du côté des vaisseaux jouables (certains évoquent presque des morceaux de LEGO détachés du reste de la construction), mais la réalisation demeure impeccable. Le choix d’un style néo‑rétro clairement inspiré de Psyvariar 2 fait mouche : développé à l’époque sur Naomi pour les salles d’arcade, ce dernier portait cette fameuse « touche Dreamcast » que l’on adore, et dont on retrouve ici l’esprit. Rien à redire non plus sur la bande‑son, entraînante et parfaitement dans le ton.​


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