Les portages et remakes de shoot’em up pleuvent comme des projectiles sur nos consoles depuis plusieurs mois. Pour le meilleur et heureusement rarement le pire, on a l’occasion de revenir à nos amours de jeunesse, de voyager vers cette époque où l’on pouvait passer des heures, voire des jours entiers, à buter sur le premier niveau d’un jeu et à en redemander. Chaque Franc économisé pour une cartouche était très bien investi. De nombreux shoot’em up de la grande époque de l’Arcade et de multiples portages sur 16 bits ont eu ce pouvoir de fascination auprès de certains d’entre nous. R-Type III: The Third Lightning sur Super Nintendo est un de ceux-là et aussi vrai que l’on se remémorait jusqu’ici avec une pointe de nostalgie son statut de shoot’em up iconique, on avait appris que sa version remastérisée allait finalement pointer le bout de son nez sur Xbox Series X|S, PS5 et Switch 2. Place donc à R-Type Dimensions III.
Porté par KRITZELKRATZ 3000 (responsables des portages de Rainbow Cotton ou encore X-Out Resurfaced) et édité par ININ Games, R-Type Dimensions III nous remet en selle contre l’Empire Bydo, seul contre tous, dans ce qui représente l’essence du shoot’em up à défilement horizontal typique des années 90. La présence ennemie reste mesurée, les boulettes ne pleuvent pas, l’écran défile plutôt lentement : on serait tenté de croire que la traversée en vaisseau spatial des sept niveaux proposés sera une formalité. Avec de telles croyances, c’est d’une hauteur vertigineuse que l’on dégringole. Fidèle jusqu’au bout du pixel à The Third Lightning, R-Type Dimensions III en reprend le très haut niveau de difficulté. Parce qu’il faut se méfier du décor et de la moindre collision qui est fatale, parce que les ennemis se plaisent à essayer de nous piéger, parce que la réussite se joue souvent au poil de cheveux, R-Type Dimensions III a gagné sa place au Panthéon des plus grands tortionnaires vidéoludiques.

La prise en main demeure, sur ses bases, très simple. Un bouton pour tirer au coup par coup, un autre pour mitrailler en continu ; en gardant la première touche appuyée, on remplit la barre de « Beam » avant d’envoyer un bon gros tir chargé qui fait le ménage. Et puis il y a la gestion de la « Force », ce module qui peut se greffer au vaisseau ou bien agir en autonomie en étant détaché, et dont les effets dépendent à la fois du type sélectionné au lancement de la partie puis du power-up récupéré en cours de chemin. La maitrise du module, le choix de le laisser ou non autonome ou encore la récupération ou au contraire l’abandon de certains power-up est déterminant. La capacité du joueur à survivre dépend ainsi autant de sa gestion rigoureuse de la puissance de feu que de sa connaissance fine des nombreuses subtilités caractérisant chaque niveau.
R-Type Dimensions III est une pure expérience de « die and retry » (mourir puis recommencer), exigeante, peut-être un peu usante aussi, qui s’adresse à des joueurs extrêmement motivés. Car il faut savoir que l’on est abattu au moindre contact avec un projectile ou le décor et que cela est synonyme de retour à un checkpoint, pas toujours bien placé d’ailleurs. On se retrouve très souvent à devoir repasser par des phases abordables avant de revenir vers le lieu du dernier échec et éventuellement (certainement) échouer à nouveau. Sachant que l’on perd les power-up acquis à chaque vie sacrifiée, revenir est encore plus difficile et on a parfois l’impression de se faire narguer par les développeurs. Notons toutefois que R-Type Dimensions III intègre un mode dit « Infini » dans lequel on réapparait exactement à l’endroit où l’on vient de perdre. Un bon moyen d’apprendre et d’aller jeter un œil aux niveaux que l’on n’est pas forcément près de voir se profiler en mode normal. Ce mode ne permet cependant pas d’enregistrer son score ou de débloquer des succès.

En dépit de l’immense difficulté qu’il impose, R-Type Dimensions III n’en demeure pas moins un formidable shoot’em up. L’inventivité des développeurs à l’époque fait encore mouche aujourd’hui. Et il faut dire qu’il jouit désormais d’un rendu graphique tout à fait à la hauteur de ce que l’on peut attendre d’un vrai remake. On peut passer d’une simple pression sur Y des graphismes d’origine à ceux de 2026 et l’on se rend compte d’autant plus du très bon travail réalisé par les équipes de développement. C’est beau, lumineux dans les environnements métalliques tandis que les niveaux aux accents organiques bénéficient d’un niveau de détail décuplé. La profusion d’éléments décoratifs est telle qu’elle finit d’ailleurs par dévoiler le revers de sa médaille en nuisant par moments à la lisibilité. C’est un peu frustrant mais pas rédhibitoire non plus et il faut se souvenir que l’on peut repasser à tout moment avec le rendu original, plus lisible, si le besoin s’en fait sentir.
A l’inverse, on peut se compliquer encore un peu plus la lisibilité mais donner un gros coup de fouet à la mise en scène en choisissant dans les options la caméra de type « crazy » qui vient modifier les points de vue et apporte de la profondeur. A tester plutôt en mode Infini. Notons enfin que la bande-son, revue elle aussi à l’occasion de ce remake, continue de nous plonger avec vigueur dans ce grand combat contre l’Empire Bydo.
Porté par KRITZELKRATZ 3000 (responsables des portages de Rainbow Cotton ou encore X-Out Resurfaced) et édité par ININ Games, R-Type Dimensions III nous remet en selle contre l’Empire Bydo, seul contre tous, dans ce qui représente l’essence du shoot’em up à défilement horizontal typique des années 90. La présence ennemie reste mesurée, les boulettes ne pleuvent pas, l’écran défile plutôt lentement : on serait tenté de croire que la traversée en vaisseau spatial des sept niveaux proposés sera une formalité. Avec de telles croyances, c’est d’une hauteur vertigineuse que l’on dégringole. Fidèle jusqu’au bout du pixel à The Third Lightning, R-Type Dimensions III en reprend le très haut niveau de difficulté. Parce qu’il faut se méfier du décor et de la moindre collision qui est fatale, parce que les ennemis se plaisent à essayer de nous piéger, parce que la réussite se joue souvent au poil de cheveux, R-Type Dimensions III a gagné sa place au Panthéon des plus grands tortionnaires vidéoludiques.
La prise en main demeure, sur ses bases, très simple. Un bouton pour tirer au coup par coup, un autre pour mitrailler en continu ; en gardant la première touche appuyée, on remplit la barre de « Beam » avant d’envoyer un bon gros tir chargé qui fait le ménage. Et puis il y a la gestion de la « Force », ce module qui peut se greffer au vaisseau ou bien agir en autonomie en étant détaché, et dont les effets dépendent à la fois du type sélectionné au lancement de la partie puis du power-up récupéré en cours de chemin. La maitrise du module, le choix de le laisser ou non autonome ou encore la récupération ou au contraire l’abandon de certains power-up est déterminant. La capacité du joueur à survivre dépend ainsi autant de sa gestion rigoureuse de la puissance de feu que de sa connaissance fine des nombreuses subtilités caractérisant chaque niveau.
R-Type Dimensions III est une pure expérience de « die and retry » (mourir puis recommencer), exigeante, peut-être un peu usante aussi, qui s’adresse à des joueurs extrêmement motivés. Car il faut savoir que l’on est abattu au moindre contact avec un projectile ou le décor et que cela est synonyme de retour à un checkpoint, pas toujours bien placé d’ailleurs. On se retrouve très souvent à devoir repasser par des phases abordables avant de revenir vers le lieu du dernier échec et éventuellement (certainement) échouer à nouveau. Sachant que l’on perd les power-up acquis à chaque vie sacrifiée, revenir est encore plus difficile et on a parfois l’impression de se faire narguer par les développeurs. Notons toutefois que R-Type Dimensions III intègre un mode dit « Infini » dans lequel on réapparait exactement à l’endroit où l’on vient de perdre. Un bon moyen d’apprendre et d’aller jeter un œil aux niveaux que l’on n’est pas forcément près de voir se profiler en mode normal. Ce mode ne permet cependant pas d’enregistrer son score ou de débloquer des succès.
En dépit de l’immense difficulté qu’il impose, R-Type Dimensions III n’en demeure pas moins un formidable shoot’em up. L’inventivité des développeurs à l’époque fait encore mouche aujourd’hui. Et il faut dire qu’il jouit désormais d’un rendu graphique tout à fait à la hauteur de ce que l’on peut attendre d’un vrai remake. On peut passer d’une simple pression sur Y des graphismes d’origine à ceux de 2026 et l’on se rend compte d’autant plus du très bon travail réalisé par les équipes de développement. C’est beau, lumineux dans les environnements métalliques tandis que les niveaux aux accents organiques bénéficient d’un niveau de détail décuplé. La profusion d’éléments décoratifs est telle qu’elle finit d’ailleurs par dévoiler le revers de sa médaille en nuisant par moments à la lisibilité. C’est un peu frustrant mais pas rédhibitoire non plus et il faut se souvenir que l’on peut repasser à tout moment avec le rendu original, plus lisible, si le besoin s’en fait sentir.
A l’inverse, on peut se compliquer encore un peu plus la lisibilité mais donner un gros coup de fouet à la mise en scène en choisissant dans les options la caméra de type « crazy » qui vient modifier les points de vue et apporte de la profondeur. A tester plutôt en mode Infini. Notons enfin que la bande-son, revue elle aussi à l’occasion de ce remake, continue de nous plonger avec vigueur dans ce grand combat contre l’Empire Bydo.
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