Bon, avant de se lancer pleinement dans le test, on vous fait un rapide topo sur le principe du rogue-like. On démarre une partie et on avance le plus loin possible en récupérant des objets qui améliorent notre héros. Une fois la partie terminée et notre défaite établie, on revient au point de départ où il est possible de personnaliser notre combattant en lui offrant divers avantages à l’aide de ce que l’on a récupéré au cours de notre « run ». Un concept devenu classique que Realm of Ink reprend et maitrise parfaitement.
La première partie que vous laissez fait office de tutoriel et vous ouvre les portes de l’univers du jeu. On reprend ici le principe simple d’un gameplay qui a fait ses preuves : une attaque légère, une attaque lourde, une esquive (dash) et son temps de recharge et la possibilité d’employer jusqu’à trois compétences. Ajoutez à cela la petite créature qui vous accompagne et qui fonctionne de manière autonome et vous avez, dans les grandes lignes, les possibilités de gameplay du jeu. Évidemment, qui dit rogue-like, dit évidemment progression et personnalisation de chacune de vos parties. Realm of Ink ne déroge pas à la règle même si, pour le coup, il propose un panel de possibilités assez intéressant.

Respectueux du genre, Realm of Ink l’est profondément. Cela signifie donc que chaque partie est et sera différente de la précédente. Cela passe par les objets que l’on ramasse (sur lesquels on revient dans un instant), mais aussi par les biomes qui sont diversifiés et qui proposent chacun leur bestiaire et boss. Au-delà de votre équipement, c’est donc le fait de croiser de nouvelles créatures et de vous adapter en permanence qui régit votre partie. C’est bien pensé et cela nous permet surtout d’éviter trop rapidement le sentiment de répétitivité qui est inhérent au genre mais que le jeu va repousser le plus loin possible grâce à de petits subterfuges qui fonctionnent plutôt bien. Parmi ces derniers se trouve, par exemple, la possibilité de choisir un personnage qui bénéficie d’un avantage passif et d’armes qui vont transformer l’expérience. Si certains d’entre eux sont débloqués dès le départ, vos différentes « runs » vont vous permettre de récupérer les objets permettant de libérer les autres. Si vous souhaitez tous les découvrir, il va vous falloir déjà quelques petites heures de jeu.
Parlons maintenant de la personnalisation et du déroulement de vos parties. Pour faire simple, dès le départ, vous pouvez ramasser une gemme d’encre qui est mise à votre disposition et qui vous offre, en plus d’un passif, une compétence active. Deux emplacements de gemmes sont à votre disposition et chacune des pierres dispose de son élément et de ses propriétés. Évidemment, le but est de créer une synergie entre les deux objets que vous placez afin de vous rendre redoutable. Cela peut également orienter considérablement le gameplay et donc s’adapter à votre envie : jouer de loin, se focaliser sur les attaques courtes, sur les attaques de zone… Avec plusieurs dizaines de gemmes, vous imaginez que les possibilités sont nombreuses, d’autant plus que vos gemmes ont une répercussion sur votre familier.

La petite créature qui vous accompagne va donc bénéficier, elle aussi, de vos choix et de votre sélection en matière de pierre. D’ailleurs, en fonction de vos décisions, elle va non seulement prendre une forme différente, mais en plus elle vous offre la possibilité d’utiliser une autre compétence avec la touche « O ». Cela vous pousse forcément à réfléchir à vos actions et à votre prise de décision. Surtout que vos parties vont être rythmées par vos rencontres avec des PNJ qui peuvent, eux aussi, vous aider à changer le cours de votre run. Si vous disposez par exemple de deux gemmes rares, vous pouvez la troquer contre une seule et unique pierre aux dégâts ravageurs. Attention toutefois que cette décision est irréversible au cours de votre partie. Vous avez également l’opportunité de dépenser de l’argent gagné au cours des combats. Soit pour prendre un bon repas (et récupérer des points de vie tout en bénéficiant de boosts intéressants), soit pour acheter des avantages pour votre héros (passifs). Même si vous recevez beaucoup d’informations, tout cela se met en place de manière très naturelle et instinctive. On salue d’ailleurs le travail réalisé par le studio qui délivre une expérience de jeu simple d’accès, mais complexe à maitriser, le tout en étant addictive et passionnante.
Une fois votre partie achevée, vous allez revenir, à l’instar d’Hades, dans une auberge qui fait office de Hub où se trouvent toute une série de PNJ ainsi que des éléments clés plus ou moins intéressants. Parmi ceux-ci se trouvent la ménagerie où il est possible de consulter les évolutions de votre familier, mais aussi et surtout où vous pouvez la nourrir afin qu’elle gagne des niveaux et améliore les dégâts qu’elle occasionne à vos adversaires. Plus intéressant encore, une stèle vous offre l’opportunité, moyennant matériaux, d’améliorer vos passifs. Que ce soit l’or récupéré, les dégâts infligés ou encore le taux d’obtention de tel ou tel objet, vous pouvez affiner vos capacités de manière définitive afin de vous faciliter la vie. En parlant de cela, c’est aussi dans ce Hub que vous pouvez choisir la difficulté, les plus importantes se débloquant au fur et à mesure de vos victoires. Ainsi, à chaque cycle terminé et dans lequel vous êtes victorieux, vous pouvez relancer l’aventure dans la difficulté supérieure, ce qui corse les combats tout en vous offrant l’opportunité de trouver de nouveaux objets plus rares. L’ensemble tient parfaitement la route, fonctionne à merveille, et même si c’est classique on se prend au jeu. Par contre, soyons clairs, la difficulté ne révolutionne pas l’expérience et le sentiment de répétitivité pointera forcément le bout de son nez. Quant à savoir quand, cela dépend forcément de votre patience et des attentes que vous placez pour ce genre de jeu.

Un petit mot sur le bestiaire du jeu qui, comme les biomes, s’avère assez diversifié. Les monstres que l’on croise changent régulièrement d’apparence et emploient des techniques variées qui nous forcent à agir en conséquence. Même son de cloche du côté des boss (et mini-boss de moitié de niveau) qui sont variés et proposent des expériences parfois positivement surprenantes. Ainsi, pour vaincre certaines créatures, il faut simplement repousser des vagues d’ennemis, tandis que d’autres nous imposent deux combats avec des patterns totalement différents qui nécessitent que l’on s’adapte rapidement au risque de se retrouver en situation d’échec. Au final, quand on recoupe l’ensemble et que l’on réfléchit au contenu qui est mis à la disposition des joueurs, on se dit que Realm of Ink est un rogue-like franchement généreux de par ses biomes variés, ses nombreuses créatures et personnages jouables, mais aussi et surtout grâce à toutes les possibilités de personnaliser l’expérience (gemmes, améliorations passives, familier…).
Sur le plan technique, le jeu s’est montré assez solide, en dépit de quelques baisses de framerate regrettables qui intervenaient surtout au cours des chargements ou en modifiant la gemme. Pour le reste, c’est surtout la direction artistique qui sort son épingle du jeu. En effet, le choix d’honorer la peinture traditionnelle chinoise est aussi pertinent que réussi. Les tableaux / biomes font honneur à cet art, et les quelques petites séquences / cinématiques qui introduisent les personnages / antagonistes sont tout aussi réussies. On salue également le « character design » des personnages qui s’inscrit parfaitement dans la mythologie dont il s’inspire. Le travail de fond est une vraie réussite qu’il faut saluer et qui peut être prolongée dans le menu en lisant le contenu annexe. Sur le plan musical, comme pour la direction artistique, on s’inscrit dans l’idée de proposer des morceaux qui se marient parfaitement avec l’univers dépeint. Sans être dérangeantes, on ne peut pas non plus dire qu’elles se montrent particulièrement marquantes. On dira simplement qu’elles font le job, ce qui en soi, n’est déjà pas si mal.
La première partie que vous laissez fait office de tutoriel et vous ouvre les portes de l’univers du jeu. On reprend ici le principe simple d’un gameplay qui a fait ses preuves : une attaque légère, une attaque lourde, une esquive (dash) et son temps de recharge et la possibilité d’employer jusqu’à trois compétences. Ajoutez à cela la petite créature qui vous accompagne et qui fonctionne de manière autonome et vous avez, dans les grandes lignes, les possibilités de gameplay du jeu. Évidemment, qui dit rogue-like, dit évidemment progression et personnalisation de chacune de vos parties. Realm of Ink ne déroge pas à la règle même si, pour le coup, il propose un panel de possibilités assez intéressant.
Respectueux du genre, Realm of Ink l’est profondément. Cela signifie donc que chaque partie est et sera différente de la précédente. Cela passe par les objets que l’on ramasse (sur lesquels on revient dans un instant), mais aussi par les biomes qui sont diversifiés et qui proposent chacun leur bestiaire et boss. Au-delà de votre équipement, c’est donc le fait de croiser de nouvelles créatures et de vous adapter en permanence qui régit votre partie. C’est bien pensé et cela nous permet surtout d’éviter trop rapidement le sentiment de répétitivité qui est inhérent au genre mais que le jeu va repousser le plus loin possible grâce à de petits subterfuges qui fonctionnent plutôt bien. Parmi ces derniers se trouve, par exemple, la possibilité de choisir un personnage qui bénéficie d’un avantage passif et d’armes qui vont transformer l’expérience. Si certains d’entre eux sont débloqués dès le départ, vos différentes « runs » vont vous permettre de récupérer les objets permettant de libérer les autres. Si vous souhaitez tous les découvrir, il va vous falloir déjà quelques petites heures de jeu.
Parlons maintenant de la personnalisation et du déroulement de vos parties. Pour faire simple, dès le départ, vous pouvez ramasser une gemme d’encre qui est mise à votre disposition et qui vous offre, en plus d’un passif, une compétence active. Deux emplacements de gemmes sont à votre disposition et chacune des pierres dispose de son élément et de ses propriétés. Évidemment, le but est de créer une synergie entre les deux objets que vous placez afin de vous rendre redoutable. Cela peut également orienter considérablement le gameplay et donc s’adapter à votre envie : jouer de loin, se focaliser sur les attaques courtes, sur les attaques de zone… Avec plusieurs dizaines de gemmes, vous imaginez que les possibilités sont nombreuses, d’autant plus que vos gemmes ont une répercussion sur votre familier.
La petite créature qui vous accompagne va donc bénéficier, elle aussi, de vos choix et de votre sélection en matière de pierre. D’ailleurs, en fonction de vos décisions, elle va non seulement prendre une forme différente, mais en plus elle vous offre la possibilité d’utiliser une autre compétence avec la touche « O ». Cela vous pousse forcément à réfléchir à vos actions et à votre prise de décision. Surtout que vos parties vont être rythmées par vos rencontres avec des PNJ qui peuvent, eux aussi, vous aider à changer le cours de votre run. Si vous disposez par exemple de deux gemmes rares, vous pouvez la troquer contre une seule et unique pierre aux dégâts ravageurs. Attention toutefois que cette décision est irréversible au cours de votre partie. Vous avez également l’opportunité de dépenser de l’argent gagné au cours des combats. Soit pour prendre un bon repas (et récupérer des points de vie tout en bénéficiant de boosts intéressants), soit pour acheter des avantages pour votre héros (passifs). Même si vous recevez beaucoup d’informations, tout cela se met en place de manière très naturelle et instinctive. On salue d’ailleurs le travail réalisé par le studio qui délivre une expérience de jeu simple d’accès, mais complexe à maitriser, le tout en étant addictive et passionnante.
Une fois votre partie achevée, vous allez revenir, à l’instar d’Hades, dans une auberge qui fait office de Hub où se trouvent toute une série de PNJ ainsi que des éléments clés plus ou moins intéressants. Parmi ceux-ci se trouvent la ménagerie où il est possible de consulter les évolutions de votre familier, mais aussi et surtout où vous pouvez la nourrir afin qu’elle gagne des niveaux et améliore les dégâts qu’elle occasionne à vos adversaires. Plus intéressant encore, une stèle vous offre l’opportunité, moyennant matériaux, d’améliorer vos passifs. Que ce soit l’or récupéré, les dégâts infligés ou encore le taux d’obtention de tel ou tel objet, vous pouvez affiner vos capacités de manière définitive afin de vous faciliter la vie. En parlant de cela, c’est aussi dans ce Hub que vous pouvez choisir la difficulté, les plus importantes se débloquant au fur et à mesure de vos victoires. Ainsi, à chaque cycle terminé et dans lequel vous êtes victorieux, vous pouvez relancer l’aventure dans la difficulté supérieure, ce qui corse les combats tout en vous offrant l’opportunité de trouver de nouveaux objets plus rares. L’ensemble tient parfaitement la route, fonctionne à merveille, et même si c’est classique on se prend au jeu. Par contre, soyons clairs, la difficulté ne révolutionne pas l’expérience et le sentiment de répétitivité pointera forcément le bout de son nez. Quant à savoir quand, cela dépend forcément de votre patience et des attentes que vous placez pour ce genre de jeu.
Un petit mot sur le bestiaire du jeu qui, comme les biomes, s’avère assez diversifié. Les monstres que l’on croise changent régulièrement d’apparence et emploient des techniques variées qui nous forcent à agir en conséquence. Même son de cloche du côté des boss (et mini-boss de moitié de niveau) qui sont variés et proposent des expériences parfois positivement surprenantes. Ainsi, pour vaincre certaines créatures, il faut simplement repousser des vagues d’ennemis, tandis que d’autres nous imposent deux combats avec des patterns totalement différents qui nécessitent que l’on s’adapte rapidement au risque de se retrouver en situation d’échec. Au final, quand on recoupe l’ensemble et que l’on réfléchit au contenu qui est mis à la disposition des joueurs, on se dit que Realm of Ink est un rogue-like franchement généreux de par ses biomes variés, ses nombreuses créatures et personnages jouables, mais aussi et surtout grâce à toutes les possibilités de personnaliser l’expérience (gemmes, améliorations passives, familier…).
Sur le plan technique, le jeu s’est montré assez solide, en dépit de quelques baisses de framerate regrettables qui intervenaient surtout au cours des chargements ou en modifiant la gemme. Pour le reste, c’est surtout la direction artistique qui sort son épingle du jeu. En effet, le choix d’honorer la peinture traditionnelle chinoise est aussi pertinent que réussi. Les tableaux / biomes font honneur à cet art, et les quelques petites séquences / cinématiques qui introduisent les personnages / antagonistes sont tout aussi réussies. On salue également le « character design » des personnages qui s’inscrit parfaitement dans la mythologie dont il s’inspire. Le travail de fond est une vraie réussite qu’il faut saluer et qui peut être prolongée dans le menu en lisant le contenu annexe. Sur le plan musical, comme pour la direction artistique, on s’inscrit dans l’idée de proposer des morceaux qui se marient parfaitement avec l’univers dépeint. Sans être dérangeantes, on ne peut pas non plus dire qu’elles se montrent particulièrement marquantes. On dira simplement qu’elles font le job, ce qui en soi, n’est déjà pas si mal.
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