Et à ce petit jeu-là, il faut bien le dire, Capcom sait y faire. On l’a vu depuis des mois maintenant et on le verra encore dans les semaines à venir probablement avec le portage du dernier Monster Hunter, mais le studio japonais régale les possesseurs de Nintendo Switch 2 qui ont pu découvrir, dès le jour de sortie, des titres tels que Resident Evil: Requiem, Pragmata ou encore Monster Hunter Stories 3. Des jeux récents qui sont également disponibles sur les consoles de salon et qui pourtant, grâce au travail de Capcom, ont su exister sur Switch, et de bien belle manière qui plus est. De quoi nous laisser confiants en lançant Resident Evil 2, 3 et 4 ? Assurément.
Resident Evil 2 – 3
Raccoon City 1998. Le virus d’Umbrella envahit les rues de la ville, la plongeant dans le chaos et la mort. C’est dans ce contexte que Leon Kennedy, jeune recrue de la police, débarque et fait la connaissance de Claire Redfield, venue ici pour trouver son frère, Chris. Resident Evil 2 s’ouvre avec la possibilité de commencer votre aventure avec l’un ou l’autre de ces deux personnages. Des personnages qui se croiseront tout au long de l’aventure mais qui vivront les choses différemment malgré tout. Du commissariat aux égouts, en passant par le laboratoire, les évènements narrés par Resident Evil 2 sont portés par des cinématiques de haute volée qui n’ont pas pris une ride, pas même sur Nintendo Switch 2.

Pour notre test, nous avons traversé la campagne entière de Leon, en mode portable. C’est cette configuration que nous avons préférée et qui nous semble légitime dans la mesure où les fans auront sans doute déjà éprouvé le titre sur TV grâce à leur Xbox ou PlayStation. Partez en tout cas du principe qu’hormis une meilleure résolution sur votre écran grâce au dock, il n’y aura pas davantage de différence.
En ce qui concerne les cinématiques, en tout cas, c’est peu ou prou la même chose que sur les consoles de dernière génération. On a bien quelques éléments visuels en deçà, comme le feu ou même la barbe de certains personnages qui apparaissent comme de petits points pixelisés. Les arrière-plans sont également un peu moins nets, mais hormis cela, c’est tout à fait fidèle au rendu attendu. Une fois que l’on passe au jeu, il faut également reconnaitre que le travail de Capcom est bluffant, tout simplement. La première chose qui saute aux yeux, dès les premières images, c’est la fluidité de l’expérience proposée. Le titre tourne, tout au long de l’aventure, en 60 ips, sans aucune concession. On ne pouvait pas imaginer meilleure expérience en portable pour profiter de Resident Evil 2 qui bénéficie d’un soin tout particulier sur le plan visuel. Évidemment, son côté « fermé » aide probablement énormément, et il ne nous faut que quelques minutes de jeu pour replonger dans l’enfer du commissariat.

Finalement, la seule chose que l’on regrette, mais ce n’est pas propre au jeu, c’est la qualité des « noirs » qui auraient mérité de profiter d’un écran OLED. En effet, en dépit de l’activation du HDR, on se retrouve plus souvent devant un gris foncé, plutôt qu’un noir profond. Dommage pour l’ambiance. Cela étant, ne boudons pas notre plaisir, l’ambiance, justement, reste incroyablement soignée et les premiers pas dans le remake sont toujours aussi stressants, pour ne pas dire angoissants. Du côté de la maniabilité, les joycons font le job et nous assurent une réactivité à la hauteur de nos attentes. Ce n’est pas toujours évident, surtout lorsqu’il s’agit de FPS ou de TPS, de s’y retrouver sur la machine de Nintendo. Et même s’il est évident qu’une manette Pro reste inégalable en termes de sensation, jouer en portable reste suffisamment confortable pour une session d’une heure ou deux.
En ce qui concerne Resident Evil 3, le constat technique que nous avons fait précédemment est exactement le même. Même en pleine ville, avec de nombreux éléments graphiques à l’écran, le jeu reste solide et fluide. On apprécie notre course dans cette Raccoon City en proie aux flammes et à la destruction. On vous rappelle d’ailleurs que cet épisode nous propose de contrôler Jill Valentine, héroïne du premier jeu, quelques jours après les évènements du manoir Spencer.

Si l’introduction nous plonge immédiatement dans l’ambiance en nous rappelant l’horreur vécue par la jeune femme, il ne faut que quelques minutes avant que le Nemesis ne débarque. L’antagoniste de cet épisode est d’ailleurs la pierre angulaire de ce troisième épisode qui nous met sous pression pendant les quelques heures de jeu qu’il faut compter pour achever cette aventure qui est définitivement trop courte. En effet, si le remake du second épisode étoffe avec brio une aventure originale devenue mythique, Capcom a fait un choix plutôt curieux avec le troisième en coupant littéralement certains passages du titre sorti sur PlayStation. Cela donne donc un opus court, terriblement court, qui, en dépit de ses qualités, nous donne l’impression d’être incomplet. C’est vraiment dommage car, pour le reste, le studio japonais nous livre un remake à la hauteur de ce qui a été proposé avec Resident Evil 2.
Resident Evil 4
Si nos essais sur les épisodes 2 et 3 se sont montrés concluants, nous étions impatients de découvrir la mouture Switch 2 du quatrième épisode. Les conditions de test sont similaires : comme pour les deux autres titres, nous avons opté pour un essai de longue durée en mode portable.
Ce quatrième opus nous place aux commandes de Leon S. Kennedy, quelques années après les évènements de Resident Evil 2. On profite d’ailleurs de l’occasion pour vous inviter à faire les jeux dans l’ordre chronologique, d’autant plus que la cinématique d’introduction livre quelques extraits du second épisode, ce qui pourrait vous gâcher le plaisir de la découverte. Bref, revenons un instant sur la cinématique d’introduction. Leon est dans une voiture, accompagné par deux agents de police particulièrement motivés. L’un des deux finit par disparaitre et notre héros part à sa recherche. Si la cinématique reste assez convenue et feutrée, il n’en demeure pas moins qu’elle est parfaitement fluide. On s’attendait à ce que Capcom ait dû faire des concessions notables sur ce plan, et ce n’est visiblement pas le cas. Tant mieux !

Cela étant, il ne faut pas attendre bien longtemps pour constater que cette version, plus imposante au point de départ, a nécessité quelques compromis de la part du studio japonais. Certains éléments scintillent, tandis que des textures apparaissent tardivement. La résolution est évidemment plus faible que sur les consoles de salon et l’on retrouve le même problème de texture au niveau des barbes et cheveux ou lors d’explosions. Capcom a dû faire des choix et, malgré une partie visuelle en deçà des consoles de salon, on se retrouve plongé dans l’horreur espagnole en quelques minutes à peine. La fluidité, tout comme la réactivité offerte par les joycons, sont au rendez-vous et même si ce n’est pas parfait, pour la Nintendo Switch 2, ce portage est une indéniable réussite.
Nos premiers pas, au cœur de la première maison / cabane, puis nos errements dans les bois donnent le ton : l’expérience est solide. Nous avions alors quelques inquiétudes quant à notre arrivée dans le village, zone semi-ouverte plus grande et surtout bien plus vivante (mais peut-on employer ce mot en parlant de Resident Evil ?), mais quand la cloche sonne et rappelle ses adorateurs agressifs, on pose la machine de Nintendo sur nos genoux et on apprécie le travail réalisé par Capcom. Fluidité, visibilité, intuitivité : le remake de Resident Evil 4 est parfaitement jouable en portable et le confort de jeu est au rendez-vous.

C’est donc dans votre poche que se trouve désormais la version Gold de Resident Evil 4. Une version qui comprend le jeu de base, évidemment, mais également son extension. Cette dernière a également été testée dans nos colonnes et, non content d’étoffer l’histoire et de combler certains vides, elle nous permet de prolonger l’expérience de jeu. On peut d’ailleurs souligner la présence du mode « Mercenaires » ainsi que de plusieurs éléments plus ou moins intéressants présents dès le lancement de votre partie : cosmétiques, armes supplémentaire et même une carte dévoilant les trésors qui se trouvent sur la carte. Le confort de jeu est maximum, le plaisir tout autant.
Resident Evil 2 – 3
Raccoon City 1998. Le virus d’Umbrella envahit les rues de la ville, la plongeant dans le chaos et la mort. C’est dans ce contexte que Leon Kennedy, jeune recrue de la police, débarque et fait la connaissance de Claire Redfield, venue ici pour trouver son frère, Chris. Resident Evil 2 s’ouvre avec la possibilité de commencer votre aventure avec l’un ou l’autre de ces deux personnages. Des personnages qui se croiseront tout au long de l’aventure mais qui vivront les choses différemment malgré tout. Du commissariat aux égouts, en passant par le laboratoire, les évènements narrés par Resident Evil 2 sont portés par des cinématiques de haute volée qui n’ont pas pris une ride, pas même sur Nintendo Switch 2.
Pour notre test, nous avons traversé la campagne entière de Leon, en mode portable. C’est cette configuration que nous avons préférée et qui nous semble légitime dans la mesure où les fans auront sans doute déjà éprouvé le titre sur TV grâce à leur Xbox ou PlayStation. Partez en tout cas du principe qu’hormis une meilleure résolution sur votre écran grâce au dock, il n’y aura pas davantage de différence.
En ce qui concerne les cinématiques, en tout cas, c’est peu ou prou la même chose que sur les consoles de dernière génération. On a bien quelques éléments visuels en deçà, comme le feu ou même la barbe de certains personnages qui apparaissent comme de petits points pixelisés. Les arrière-plans sont également un peu moins nets, mais hormis cela, c’est tout à fait fidèle au rendu attendu. Une fois que l’on passe au jeu, il faut également reconnaitre que le travail de Capcom est bluffant, tout simplement. La première chose qui saute aux yeux, dès les premières images, c’est la fluidité de l’expérience proposée. Le titre tourne, tout au long de l’aventure, en 60 ips, sans aucune concession. On ne pouvait pas imaginer meilleure expérience en portable pour profiter de Resident Evil 2 qui bénéficie d’un soin tout particulier sur le plan visuel. Évidemment, son côté « fermé » aide probablement énormément, et il ne nous faut que quelques minutes de jeu pour replonger dans l’enfer du commissariat.
Finalement, la seule chose que l’on regrette, mais ce n’est pas propre au jeu, c’est la qualité des « noirs » qui auraient mérité de profiter d’un écran OLED. En effet, en dépit de l’activation du HDR, on se retrouve plus souvent devant un gris foncé, plutôt qu’un noir profond. Dommage pour l’ambiance. Cela étant, ne boudons pas notre plaisir, l’ambiance, justement, reste incroyablement soignée et les premiers pas dans le remake sont toujours aussi stressants, pour ne pas dire angoissants. Du côté de la maniabilité, les joycons font le job et nous assurent une réactivité à la hauteur de nos attentes. Ce n’est pas toujours évident, surtout lorsqu’il s’agit de FPS ou de TPS, de s’y retrouver sur la machine de Nintendo. Et même s’il est évident qu’une manette Pro reste inégalable en termes de sensation, jouer en portable reste suffisamment confortable pour une session d’une heure ou deux.
En ce qui concerne Resident Evil 3, le constat technique que nous avons fait précédemment est exactement le même. Même en pleine ville, avec de nombreux éléments graphiques à l’écran, le jeu reste solide et fluide. On apprécie notre course dans cette Raccoon City en proie aux flammes et à la destruction. On vous rappelle d’ailleurs que cet épisode nous propose de contrôler Jill Valentine, héroïne du premier jeu, quelques jours après les évènements du manoir Spencer.
Si l’introduction nous plonge immédiatement dans l’ambiance en nous rappelant l’horreur vécue par la jeune femme, il ne faut que quelques minutes avant que le Nemesis ne débarque. L’antagoniste de cet épisode est d’ailleurs la pierre angulaire de ce troisième épisode qui nous met sous pression pendant les quelques heures de jeu qu’il faut compter pour achever cette aventure qui est définitivement trop courte. En effet, si le remake du second épisode étoffe avec brio une aventure originale devenue mythique, Capcom a fait un choix plutôt curieux avec le troisième en coupant littéralement certains passages du titre sorti sur PlayStation. Cela donne donc un opus court, terriblement court, qui, en dépit de ses qualités, nous donne l’impression d’être incomplet. C’est vraiment dommage car, pour le reste, le studio japonais nous livre un remake à la hauteur de ce qui a été proposé avec Resident Evil 2.
Resident Evil 4
Si nos essais sur les épisodes 2 et 3 se sont montrés concluants, nous étions impatients de découvrir la mouture Switch 2 du quatrième épisode. Les conditions de test sont similaires : comme pour les deux autres titres, nous avons opté pour un essai de longue durée en mode portable.
Ce quatrième opus nous place aux commandes de Leon S. Kennedy, quelques années après les évènements de Resident Evil 2. On profite d’ailleurs de l’occasion pour vous inviter à faire les jeux dans l’ordre chronologique, d’autant plus que la cinématique d’introduction livre quelques extraits du second épisode, ce qui pourrait vous gâcher le plaisir de la découverte. Bref, revenons un instant sur la cinématique d’introduction. Leon est dans une voiture, accompagné par deux agents de police particulièrement motivés. L’un des deux finit par disparaitre et notre héros part à sa recherche. Si la cinématique reste assez convenue et feutrée, il n’en demeure pas moins qu’elle est parfaitement fluide. On s’attendait à ce que Capcom ait dû faire des concessions notables sur ce plan, et ce n’est visiblement pas le cas. Tant mieux !
Cela étant, il ne faut pas attendre bien longtemps pour constater que cette version, plus imposante au point de départ, a nécessité quelques compromis de la part du studio japonais. Certains éléments scintillent, tandis que des textures apparaissent tardivement. La résolution est évidemment plus faible que sur les consoles de salon et l’on retrouve le même problème de texture au niveau des barbes et cheveux ou lors d’explosions. Capcom a dû faire des choix et, malgré une partie visuelle en deçà des consoles de salon, on se retrouve plongé dans l’horreur espagnole en quelques minutes à peine. La fluidité, tout comme la réactivité offerte par les joycons, sont au rendez-vous et même si ce n’est pas parfait, pour la Nintendo Switch 2, ce portage est une indéniable réussite.
Nos premiers pas, au cœur de la première maison / cabane, puis nos errements dans les bois donnent le ton : l’expérience est solide. Nous avions alors quelques inquiétudes quant à notre arrivée dans le village, zone semi-ouverte plus grande et surtout bien plus vivante (mais peut-on employer ce mot en parlant de Resident Evil ?), mais quand la cloche sonne et rappelle ses adorateurs agressifs, on pose la machine de Nintendo sur nos genoux et on apprécie le travail réalisé par Capcom. Fluidité, visibilité, intuitivité : le remake de Resident Evil 4 est parfaitement jouable en portable et le confort de jeu est au rendez-vous.
C’est donc dans votre poche que se trouve désormais la version Gold de Resident Evil 4. Une version qui comprend le jeu de base, évidemment, mais également son extension. Cette dernière a également été testée dans nos colonnes et, non content d’étoffer l’histoire et de combler certains vides, elle nous permet de prolonger l’expérience de jeu. On peut d’ailleurs souligner la présence du mode « Mercenaires » ainsi que de plusieurs éléments plus ou moins intéressants présents dès le lancement de votre partie : cosmétiques, armes supplémentaire et même une carte dévoilant les trésors qui se trouvent sur la carte. Le confort de jeu est maximum, le plaisir tout autant.
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