Saros, c’est, en quelque sorte, le petit frère de Returnal. Mais comme nous sommes sur un site qui traitait exclusivement l’actualité Xbox, il y a quelques mois encore, un petit point sur le précédent jeu peut s’avérer intéressant. Returnal, c’est un TPS qui reprend le concept du rogue like et qui nous envoie sur une planète étrange où nous devons traverser toute une série de zones et de couloirs qui sont générés de manière aléatoire. Au détour de certains d’entre eux se trouvent bon nombre d’ennemis et toute une série de boss qui sont là pour entraver notre avancée. La mort fait partie de l’expérience de jeu, elle est même inévitable, et c’est en recommençant encore et encore les mêmes parcours que l’on finit par identifier les patterns de nos ennemis. Rogue-like en puissance, Returnal nous ramenait, à notre mort, au point de départ avec pour seul gain, l’expérience de jeu engrangée. Un système qui avait d’ailleurs été critiqué par toute une série de joueurs qui trouvait la difficulté nettement trop poussée. Et ce n’est pas nous qui dirions le contraire, cela dit en passant.
Venons-en maintenant à Saros, nouveau jeu de Housemarque, qui sort donc 5 longues années après son ainé, Returnal. Le studio reprend, dans les grandes lignes, le même principe de jeu : vous débarquez dans un contexte nébuleux et vous devez avancer au travers de zones et de couloirs qui sont parsemés de pièges et de monstres en tous genres. Le concept de base est relativement simple puisque Saros reprend la maniabilité de nombre de TPS : tir principal, tir secondaire, esquive, double saut et possibilités d’employer l’une ou l’autre technique / arme supplémentaire. Tout cela est relativement simple, bien que terriblement instinctif et intuitif. Prendre en main le jeu se fait facilement, mais pour le maitriser, c’est une toute autre histoire.

La raison de cette complexité vient de la difficulté du jeu. Pour faire simple, chaque rencontre est un véritable défi et la moindre attaque que vous subissez entame sèchement et rapidement votre barre de vie. Il vous faut donc agir avec prudence, tout en restant en mouvement de manière permanente. Rester sur place est suicidaire et vu le nombre de créatures qui peuvent vous attaquer dans certaines zones, il est impossible de se contenter de rester sur place et d’arroser vos adversaires. Cette tension, de tous les instants, fait partie de l’ADN du jeu et lui donne une saveur exceptionnelle dans le sens où chaque victoire est une réelle satisfaction.
Mais là où Returnal ne permettait pas vraiment de modifier ou de changer les choses, Saros nous propose de choisir l’expérience de jeu que l’on recherche. Pour faire simple, à partir d’un certain nombre de morts (et il y en aura), il devient possible de modifier la difficulté du jeu en agissant sur certains points bien précis : faire davantage de dégâts, être plus résistant, gagner un peu plus certains objets… Le problème, c’est que tout élément positif que vous activez et qui pourrait vous faciliter la vie va faire baisser une jauge que vous devez maintenir à l’équilibre. Pour ce faire, vous devez donc activer certains malus. Par exemple, dans notre cas, nous avons maximisé les dégâts mais nous avons annulé la possibilité de trouver un objet qui nous permet de débloquer certains avantages dans l’arbre de talents, l’une des autres nouveautés de Saros.
Le système est ingénieux, bien pensé et, surtout, il permet de personnaliser entièrement l’expérience de jeu. Si vous trouvez la proposition de base trop simple, vous pouvez donc faire en sorte que ce soit nettement plus difficile. À l’inverse, si vous souhaitez avancer le plus loin possible et profiter de l’histoire, vous pouvez donc activer des bonus qui vous facilitent la vie. Le choix se trouve entre vos mains et l’équilibre entre les joueurs exigeants et ceux qui souhaitent une difficulté correcte est tout bonnement parfait.
Autre nouveauté particulièrement intéressante : l’arbre de talents. Vos différentes « runs » vous permettent de mettre la main sur toute une série de collectibles (une forme de monnaie, dira-t-on) que vous conservez en retournant à votre base, à la fin d’un biome. Si vous êtes mort, vous pouvez également récupérer une partie de vos récompenses, mais cela sera sensiblement moins intéressant. Bref, en discutant avec une machine du nom de « Première », vous pouvez dépenser toutes vos ressources pour améliorer vos capacités. Cela peut prendre plusieurs formes comme le fait d’améliorer les soins, d’en récupérer davantage. Vous pouvez également améliorer votre bouclier, mais aussi agrandir votre barre de santé. Les possibilités sont nombreuses et l’arbre gigantesque. Il y a là de quoi occuper les joueurs pendant de nombreuses heures et s’il faut « farmer » pour avancer le plus loin possible dans l’arbre, ce sont vos morts et vos échecs qui vont l’alimenter (bien malgré vous, aurait-on envie d’ajouter). Très simple d’accès, cet arbre de talents est une bouffée d’oxygène dans un jeu comme Saros. Il contribue, lui aussi, à faciliter l’expérience de jeu, sans pour autant la rendre simple ou accessible.

Question difficulté, le jeu de Housemarque s’avère donc un excellent compromis d’accessibilité. Mais attention, soyons clairs à propos de ce qui vous attend : Saros n’est pas un jeu facile que l’on traverse en une seule fois, même en activant un maximum d’avantages. Le titre est complexe et les combats contre les créatures « Alpha » ou même les boss réservent quelques grands moments de tension et de nombreuses morts en perspective. On peut d’ailleurs saluer le travail réalisé par le studio en ce qui concerne le bestiaire qui se renouvelle constamment au cours de vos péripéties. Vous affrontez toute une série de monstres – volants ou au sol, petits ou imposants – et chacun d’entre eux bénéficie de ses propres mouvements et attaques. Quand la zone est grande et que plusieurs créatures apparaissent dans le même temps, c’est à vous d’agir en conséquence et de vous déplacer pour éviter les menaces, peu importe la forme qu’elle prenne. Ce n’est pas simple, cela se montre même frustrant par moment, mais encore une fois, quand la victoire est au rendez-vous, c’est excessivement satisfaisant.
Un petit mot sur les boss que vous allez croiser au cours de votre aventure et qui, dans la plupart des cas, occupent la dernière salle du biome que vous êtes occupés à traverser. Imposants, mobiles, tantôt dans l’air, tantôt nombreux, les boss de Saros offrent un challenge de tous les instants qui s’avère plus ou moins équilibré. Il est nécessaire d’observer et de comprendre les mouvements et les techniques de votre adversaire au risque de perdre en quelques secondes, à peine. Honnêtement, au cours de notre partie, nous avons franchement galéré sur le premier, tandis que le second et le troisième ont été éliminés dès notre première rencontre. Nos ardeurs ont ensuite été froidement calmées par une créature volante gigantesque avant de plonger en direction de la dernière ligne droite qui, il faut bien le dire, ne manquait pas de piquant, elle non plus. Bref, si on aurait aimé un peu plus d’équilibre dans la proposition, il faut reconnaitre que là aussi le challenge est bien présent.

Sur le plan de l’histoire, Saros reprend, en termes d’ambiance tout du moins, le même principe que Returnal. On débarque sur une planète mystérieuse, en prenant le contrôle d’un homme, Arjun. Après son premier combat, et sa première mort, ce dernier revient dans la base où se trouvent ses coéquipiers et il assiste à la folie de l’un de ces derniers. C’est de cet endroit-là que vous partez systématiquement en missions. Chacune de vos avancées et chacun de vos retours, font progresser le scénario qui se déroule à la fois ici, sur la planète, et à la fois dans le passé. Le temps est d’ailleurs un élément clé de ce scénario qui n’aurait rien à envier à une histoire de Christopher Nolan. Ajoutez à cela une histoire d’amour avec une mystérieuse jeune femme et vous avez là toute une série d’éléments aussi intrigants et mystérieux qui vous tiennent en haleine tout au long de votre aventure. Cela étant, bien qu’intéressante, cette histoire est aussi diluée au cœur de l’expérience du jeu qui est centrée sur le gameplay et les affrontements. Certains apprécieront, d’autres pas. Cela dépendra surtout de vos affinités et de ce que vous recherchez dans un jeu.
Sur le plan technique, Saros est un titre qui tourne admirablement. Nous avons testé le titre de Housemarque sur PlayStation 5 et le jeu s’est montré d’une fluidité impeccable tout au long de notre partie, et ce que l’on se trouve dans une gigantesque zone ou qu’un grand nombre d’ennemis nous attaquent. Aucun bug, ni problème, n’est venu ternir l’expérience qui est solide, comme souvent avec le studio. On souligne également un aspect visuel abouti avec une profondeur de champ épatante qui met en évidence la direction artistique du jeu qui est réussie et qui, par moment et parfois, nous rappelle Prometheus. Cette dernière, bien qu’excessivement qualitative, ne change malheureusement pas énormément. Certaines zones se ressemblent et la palette de couleurs proposée est sensiblement la même, ce qui peut rebuter et / ou lasser par moment. Sur le plan sonore, on salue la partie sonore du titre et notamment la présence de doublages en français qui sont de qualité. Les tirs sonnent parfaitement à nos oreilles, tandis que la musique d’ambiance ou des combats souligne les différents moments de notre aventure.
Venons-en maintenant à Saros, nouveau jeu de Housemarque, qui sort donc 5 longues années après son ainé, Returnal. Le studio reprend, dans les grandes lignes, le même principe de jeu : vous débarquez dans un contexte nébuleux et vous devez avancer au travers de zones et de couloirs qui sont parsemés de pièges et de monstres en tous genres. Le concept de base est relativement simple puisque Saros reprend la maniabilité de nombre de TPS : tir principal, tir secondaire, esquive, double saut et possibilités d’employer l’une ou l’autre technique / arme supplémentaire. Tout cela est relativement simple, bien que terriblement instinctif et intuitif. Prendre en main le jeu se fait facilement, mais pour le maitriser, c’est une toute autre histoire.
La raison de cette complexité vient de la difficulté du jeu. Pour faire simple, chaque rencontre est un véritable défi et la moindre attaque que vous subissez entame sèchement et rapidement votre barre de vie. Il vous faut donc agir avec prudence, tout en restant en mouvement de manière permanente. Rester sur place est suicidaire et vu le nombre de créatures qui peuvent vous attaquer dans certaines zones, il est impossible de se contenter de rester sur place et d’arroser vos adversaires. Cette tension, de tous les instants, fait partie de l’ADN du jeu et lui donne une saveur exceptionnelle dans le sens où chaque victoire est une réelle satisfaction.
Mais là où Returnal ne permettait pas vraiment de modifier ou de changer les choses, Saros nous propose de choisir l’expérience de jeu que l’on recherche. Pour faire simple, à partir d’un certain nombre de morts (et il y en aura), il devient possible de modifier la difficulté du jeu en agissant sur certains points bien précis : faire davantage de dégâts, être plus résistant, gagner un peu plus certains objets… Le problème, c’est que tout élément positif que vous activez et qui pourrait vous faciliter la vie va faire baisser une jauge que vous devez maintenir à l’équilibre. Pour ce faire, vous devez donc activer certains malus. Par exemple, dans notre cas, nous avons maximisé les dégâts mais nous avons annulé la possibilité de trouver un objet qui nous permet de débloquer certains avantages dans l’arbre de talents, l’une des autres nouveautés de Saros.
Le système est ingénieux, bien pensé et, surtout, il permet de personnaliser entièrement l’expérience de jeu. Si vous trouvez la proposition de base trop simple, vous pouvez donc faire en sorte que ce soit nettement plus difficile. À l’inverse, si vous souhaitez avancer le plus loin possible et profiter de l’histoire, vous pouvez donc activer des bonus qui vous facilitent la vie. Le choix se trouve entre vos mains et l’équilibre entre les joueurs exigeants et ceux qui souhaitent une difficulté correcte est tout bonnement parfait.
Autre nouveauté particulièrement intéressante : l’arbre de talents. Vos différentes « runs » vous permettent de mettre la main sur toute une série de collectibles (une forme de monnaie, dira-t-on) que vous conservez en retournant à votre base, à la fin d’un biome. Si vous êtes mort, vous pouvez également récupérer une partie de vos récompenses, mais cela sera sensiblement moins intéressant. Bref, en discutant avec une machine du nom de « Première », vous pouvez dépenser toutes vos ressources pour améliorer vos capacités. Cela peut prendre plusieurs formes comme le fait d’améliorer les soins, d’en récupérer davantage. Vous pouvez également améliorer votre bouclier, mais aussi agrandir votre barre de santé. Les possibilités sont nombreuses et l’arbre gigantesque. Il y a là de quoi occuper les joueurs pendant de nombreuses heures et s’il faut « farmer » pour avancer le plus loin possible dans l’arbre, ce sont vos morts et vos échecs qui vont l’alimenter (bien malgré vous, aurait-on envie d’ajouter). Très simple d’accès, cet arbre de talents est une bouffée d’oxygène dans un jeu comme Saros. Il contribue, lui aussi, à faciliter l’expérience de jeu, sans pour autant la rendre simple ou accessible.
Question difficulté, le jeu de Housemarque s’avère donc un excellent compromis d’accessibilité. Mais attention, soyons clairs à propos de ce qui vous attend : Saros n’est pas un jeu facile que l’on traverse en une seule fois, même en activant un maximum d’avantages. Le titre est complexe et les combats contre les créatures « Alpha » ou même les boss réservent quelques grands moments de tension et de nombreuses morts en perspective. On peut d’ailleurs saluer le travail réalisé par le studio en ce qui concerne le bestiaire qui se renouvelle constamment au cours de vos péripéties. Vous affrontez toute une série de monstres – volants ou au sol, petits ou imposants – et chacun d’entre eux bénéficie de ses propres mouvements et attaques. Quand la zone est grande et que plusieurs créatures apparaissent dans le même temps, c’est à vous d’agir en conséquence et de vous déplacer pour éviter les menaces, peu importe la forme qu’elle prenne. Ce n’est pas simple, cela se montre même frustrant par moment, mais encore une fois, quand la victoire est au rendez-vous, c’est excessivement satisfaisant.
Un petit mot sur les boss que vous allez croiser au cours de votre aventure et qui, dans la plupart des cas, occupent la dernière salle du biome que vous êtes occupés à traverser. Imposants, mobiles, tantôt dans l’air, tantôt nombreux, les boss de Saros offrent un challenge de tous les instants qui s’avère plus ou moins équilibré. Il est nécessaire d’observer et de comprendre les mouvements et les techniques de votre adversaire au risque de perdre en quelques secondes, à peine. Honnêtement, au cours de notre partie, nous avons franchement galéré sur le premier, tandis que le second et le troisième ont été éliminés dès notre première rencontre. Nos ardeurs ont ensuite été froidement calmées par une créature volante gigantesque avant de plonger en direction de la dernière ligne droite qui, il faut bien le dire, ne manquait pas de piquant, elle non plus. Bref, si on aurait aimé un peu plus d’équilibre dans la proposition, il faut reconnaitre que là aussi le challenge est bien présent.
Sur le plan de l’histoire, Saros reprend, en termes d’ambiance tout du moins, le même principe que Returnal. On débarque sur une planète mystérieuse, en prenant le contrôle d’un homme, Arjun. Après son premier combat, et sa première mort, ce dernier revient dans la base où se trouvent ses coéquipiers et il assiste à la folie de l’un de ces derniers. C’est de cet endroit-là que vous partez systématiquement en missions. Chacune de vos avancées et chacun de vos retours, font progresser le scénario qui se déroule à la fois ici, sur la planète, et à la fois dans le passé. Le temps est d’ailleurs un élément clé de ce scénario qui n’aurait rien à envier à une histoire de Christopher Nolan. Ajoutez à cela une histoire d’amour avec une mystérieuse jeune femme et vous avez là toute une série d’éléments aussi intrigants et mystérieux qui vous tiennent en haleine tout au long de votre aventure. Cela étant, bien qu’intéressante, cette histoire est aussi diluée au cœur de l’expérience du jeu qui est centrée sur le gameplay et les affrontements. Certains apprécieront, d’autres pas. Cela dépendra surtout de vos affinités et de ce que vous recherchez dans un jeu.
Sur le plan technique, Saros est un titre qui tourne admirablement. Nous avons testé le titre de Housemarque sur PlayStation 5 et le jeu s’est montré d’une fluidité impeccable tout au long de notre partie, et ce que l’on se trouve dans une gigantesque zone ou qu’un grand nombre d’ennemis nous attaquent. Aucun bug, ni problème, n’est venu ternir l’expérience qui est solide, comme souvent avec le studio. On souligne également un aspect visuel abouti avec une profondeur de champ épatante qui met en évidence la direction artistique du jeu qui est réussie et qui, par moment et parfois, nous rappelle Prometheus. Cette dernière, bien qu’excessivement qualitative, ne change malheureusement pas énormément. Certaines zones se ressemblent et la palette de couleurs proposée est sensiblement la même, ce qui peut rebuter et / ou lasser par moment. Sur le plan sonore, on salue la partie sonore du titre et notamment la présence de doublages en français qui sont de qualité. Les tirs sonnent parfaitement à nos oreilles, tandis que la musique d’ambiance ou des combats souligne les différents moments de notre aventure.
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