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Xbox Test de Star Ocean: The Second Story R sur Nintendo Switch 2, entre pixels et modernité

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Comme pour les franchises Final Fantasy et Dragon Quest, chaque épisode de la saga Star Ocean est totalement indépendant des autres. Pas besoin d’avoir fait le premier jeu pour suivre les événements de The Second Story, même si certains éléments sont communs aux deux titres. Principalement, on y retrouve la rencontre entre deux mondes, avec un personnage issu d’une civilisation à la technologie avancée, et un autre qui vit sur une planète plus primitive. Cet épisode laisse d’ailleurs le choix d’incarner l’un ou l’autre, avec des séquences scénaristiques exclusives pour chacun. Que l’on choisisse de suivre Rena ou Claude, on fera forcément face à quelques ellipses, à découvrir en se lançant dans une second run. Un argument en faveur de la rejouabilité, en sachant que le titre pousse clairement en ce sens, avec une durée de vie qui tourne autour des 20h de jeu. Relancer ce Star Ocean, c’est aussi l’occasion d’opter pour une difficulté plus relevée, parmi les quatre proposées (contre 3 dans le jeu original).

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Dans Star Ocean: The Second Story R, nos deux héros doivent résoudre le mystère qui entoure la chute d’un astre que les locaux nomment le Globe de Sorcellerie, et qui est à l’origine de la recrudescence des monstres. Pour des motifs différents, Rena et Claude font équipe, avant d’être rejoints par plusieurs nouveaux membres. La petite particularité du jeu se trouve d’ailleurs dans le fait que tous les recrutements sont facultatifs, et qu’il est tout à fait possible de finir l’histoire avec seulement Rena et Claude dans l’équipe. Si vous faites ce choix, autant dire que votre aventure sera nettement plus compliquée, et cela même si nos deux héros se veulent assez complémentaires de base, avec des coups au corps-à-corps puissants pour Claude, et la possibilité d’utiliser des magies offensives et de soins pour Rena. Il reste donc préférable d’obtenir d’autres alliés, en sachant que certains sont très simples à obtenir, et d’autres beaucoup moins.

Pour les phases de combats, Star Ocean: The Second Story R rappelle le style de la série Tales of (tout comme les items illustrés d’ailleurs) avec une liberté laissée au joueur dans ses déplacements. Les groupes d’ennemis sont visibles sur la carte du monde et dans les donjons, représentés par un gluant vert, violet ou rouge, selon la puissance des ennemis. Pas de rencontres aléatoires donc et, une fois en combat, il est possible de tourner autour de l’adversaire comme on le souhaite. Pas de jauge d’ATB non plus, et on peut enchaîner les attaques comme dans un bon vieux beat’em up, au risque de rendre l’action très confuse. Néanmoins, les ennemis peuvent contrarier vos combos en utilisant des charges, qu’il faut alors parer ou esquiver pour prendre un avantage certain. C’est même indispensable de maitriser cet aspect du jeu dans les modes de difficulté les plus élevés, puisque cela permet de casser plus rapidement une jauge de boucliers qui empêche d’infliger de lourds dégâts.

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Globalement, tout est une question de maitrise avec Star Ocean: The Second Story R, ce qui en fait d’ailleurs un jeu difficile à appréhender pour quelqu’un qui n’a pas l’habitude des JRPG. C’est d’autant plus vrai que le jeu possède quelques pics de difficulté assez incompréhensibles, obligeant parfois à farmer de l’expérience pour combler des écarts d’une dizaine de niveaux avec un boss. Heureusement, le leveling n’est pas aussi long et fastidieux que dans la plupart des jeux du genre. Il est d’ailleurs recommandé de rassembler plusieurs ennemis dans une même zone de la map pour augmenter sensiblement le multiplicateur de points d’expérience récoltés. C’est plus difficile à mettre en place et compliqué de se débarrasser de vagues successives, mais c’est aussi bien plus lucratif. Pour optimiser cela, il devient intéressant de prendre les ennemis à revers pour engager le combat avec un avantage, tandis que ce remake ajoute la possibilité de reprendre le combat directement après un Game Over, ce qui pousse à persévérer sans prendre le risque de retourner systématiquement à la dernière sauvegarde en perdant toute l’expérience accumulée jusque-là.

Dans tous les cas, il vaut mieux être prêt à affronter des adversaires coriaces, et pour cela, Star Ocean: The Second Story R propose un système de compétences assez original. En gagnant des niveaux et en battant des ennemis, nos héros récupèrent des PC, à attribuer dans les menus du jeu. Ces compétences permettent de se spécialiser dans des activités très diverses, comme l’artisanat, l’art, la médecine, la pêche ou le vol à la tire, et offrent ainsi la possibilité de récupérer des objets très utiles, et notamment des armes et des armures nettement plus puissantes que celles qui sont vendues dans les boutiques. C’est une étape absolument incontournable pour optimiser l’équipe et faire face aux pics de difficulté décrits plus haut. Il faut néanmoins viser à varier les spécialités selon les personnages, afin d’obtenir différentes compétences au sein du groupe entier. Un système qui valorise clairement la curiosité du joueur et sa capacité à tenter certaines combinaisons.

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Côté graphismes, Star Ocean: The Second Story R est un vrai remake, là où Star Ocean: Second Evolution (PSP, 2008) était plutôt un remaster de la version d’origine. Les développeurs ont fait le choix d’apporter un vrai contraste entre les décors, dans une 3D qui fait plutôt écho à la génération PS2, avec des personnages qui rappellent plutôt l’ère des 16-bit et ses gros sprites. Même si nos héros paraissent un peu plus trapus et plus pixelisés que ceux d’origine, l’ensemble fonctionne plutôt bien, et on prend beaucoup de plaisir à parcourir les différents villages ainsi que la carte du monde. On apprécie aussi le fait que le design des personnages principaux ait été totalement retravaillé par Yukihiro Kajimoto (Star Ocean: The Divine Force), pour nous offrir des versions plus détaillées lors des dialogues, et surtout bien plus en phase avec le caractère de chacun. C’est notamment le cas pour Rena, qui passe d’un design adolescent pour proposer une version plus mature. Rien à redire concernant les thèmes musicaux, avec des morceaux légèrement retravaillés par Motoi Sakuraba (Tales of, Valkyrie Profile, Golden Sun, …), déjà à l’œuvre sur la version d’origine.

Techniquement, le jeu est très propre et propose une résolution en 1080p et un framerate à 60fps, que ce soit en mode portable ou en mode TV. Nous avons quand même eu droit à quelques ralentissements par endroits, notamment en tournant la caméra sur la map, mais rien de bien dérangeant puisque le jeu est toujours resté très stable durant les combats malgré de nombreux effets de particules. A noter que les temps de chargement ont été nettement raccourcis par rapport à la version Nintendo Switch 1 également. On pourra toujours regretter l’absence de mise à niveau d’une version à l’autre, avec l’impossibilité de transférer ses sauvegardes pour ceux qui choisiront d’acheter le jeu une seconde fois. Pour les amateurs de JRPG qui n’avaient pas encore franchi le pas, et qui ne sont pas effrayés par le dématérialisé ou les Game Key Card, on ne peut que vous conseiller de vous lancer en compagnie de Rena et Claude !


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