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Xbox Test de Star Wars Galactic Racer sur Xbox Series X, la course de podracers à son paroxysme

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GameActu
Star Wars Galactic Racer n’est pas qu’un simple jeu de course. Le titre imaginé par les développeurs anglais de Fuse Games fait le choix de nous embarquer dans une véritable aventure scénarisée, au cœur d’un univers mythique. Avec la chute de l’Empire, la pègre a fait son retour et a relancé les fameuses courses de podracers aperçues dans l’Episode 1 de la saga. Le pilote Kestar Bool est le champion incontesté de la discipline, ce qui ne manque pas d’attiser la colère de Darius Pax, le fondateur de la Ligue Galactique qui aimerait bien relever l’intérêt de la compétition avec un peu d’adversité. Pour y parvenir, l’homme d’affaires décide d’embaucher Shade, un pilote au passé trouble, mais suffisamment habile pour espérer pouvoir bouger les lignes. Un scénario qui s’intègre astucieusement dans l’ambiance de la saga, et qui sert de prétexte à enchaîner des courses aux objectifs variés.

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Après avoir passé une petite introduction qui nous met aux manettes durant quelques instants, puis sélectionné le mode de difficulté (trois modes disponibles, et un quatrième à débloquer), il est temps de passer à la personnalisation de notre héros. Pour cela, on fait face à un outil vraiment très limité avec la possibilité de choisir entre trois ensembles de vêtements, autant de casques et quatre voix. C’est peu, et il aurait finalement peut-être été mieux de ne proposer que le choix du genre, plutôt que de laisser le joueur face à une sélection d’éléments cosmétiques aussi restreinte. C’est d’autant plus dommage que Shade est un personnage central que l’on contrôle entre deux courses, à la troisième personne. Une sorte de hub qui donne l’occasion de discuter avec d’autres pilotes engagés dans la Ligue, de rencontrer Darius Pax en chair et en os, et de profiter de décors bien réalisés, autrement qu’en les voyant défiler à vive allure.

Côté courses, le studio a choisi d’opter pour le principe du roguelite. Concrètement, Darius Pax vous offre un jeton de Ligue pour pouvoir participer au championnat, et le perdre après une course vous oblige alors à tout recommencer à zéro. Cela peut être assez long et fastidieux, d’autant que votre progression est découpée en trois actes, eux-mêmes composés de quatre planètes et d’une douzaine de courses à chaque fois. Heureusement, toutes les courses ne sont pas éliminatoires, mais votre position à la fin de chacune d’entre elles reste déterminante dans la mesure où vous obtenez plus ou moins de crédits, qui servent ensuite à acheter diverses améliorations. Autrement dit, si vous ne parvenez pas à rendre votre podracer performant plus vite que vos adversaires, vous risquez de finir sur le carreau bien avant l’épreuve finale.

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Après chaque défaite, il est également possible de récupérer des améliorations définitives, ainsi que de nouveaux engins pour remplacer votre bon vieux Landspeeder de base. Le célèbre Motorjet, immortalisé lors de la course-poursuite sur la lune forestière d’Endor dans le Retour du Jedi, et le Speeder Skim, un véhicule inédit qui rappelle celui piloté par Anakin, sont également de la partie. Ces deux véhicules peuvent être débloqués avec des crédits gagnés durant vos participations à la Ligue, et bénéficient de compétences de base différentes en matière de vitesse, d’accélération ou de maniabilité. Il est également possible de leur attribuer des compétences spéciales, comme un bouclier ou une attaque enflammée par exemple, mais aussi des capacités passives qui peuvent faire tourner le destin en votre faveur. Plus vous jouez et terminez des courses, et plus vous obtenez des capacités différentes, qui peuvent ensuite être équipées en fonction des récompenses liées à votre classement et de la chance du moment. En arrivant sur une nouvelle planète, vous accédez également à la boutique, qui permet là aussi de dépenser des crédits dans diverses améliorations.

Si le principe est plutôt addictif, avec une rejouabilité justifiée par le scénario, cela se conjugue avec un gameplay aux petits oignons. Dès le départ, tout est fait pour nous mettre dans l’ambiance avec la nécessité d’entamer une procédure de démarrage en réussissant des QTE, ce qui active vos atouts, pour ensuite allumer les gaz. N’y allons pas par quatre chemins, les sensations de pilotage sont excellentes, et l’impression de vitesse bien présente. En plus d’une allure de croisière, chaque engin peut bénéficier d’un boost temporaire en activant ses statoréacteurs. Attention toutefois, si le principe oblige à être d’autant plus vigilant dans les virages serrés et les endroits exigus, il peut également mettre votre système en surchauffe et faire exploser votre véhicule. En plus de vous faire perdre généralement quelques places dans la course, la présence d’un nombre de «vies» limité peut vous coûter le retrait de votre jeton de Ligue. A l’inverse, il est intéressant de jouer des coudes avec les adversaires pour les envoyer dans le décor, pour se donner plus de chances de victoire.

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Concrètement, les courses sont intenses et très plaisantes à jouer. Un sentiment renforcé par le fait d’avoir six planètes assez différentes à parcourir, avec Ando Prime et ses plaques de glace très glissantes, Sentinelle One et ses rivières de lave qui facilitent la surchauffe, Crait et ses mines exigues ou encore Jakku et ses épaves de croiseurs impériaux. Chacune de ces planètes propose plusieurs tracés, dont certains sont relativement courts qui nécessitent jusqu’à cinq tours, et d’autres plus longs qui vous amènent d’un point A à un point B. En bon roguelite, il est parfois possible de choisir le type d’épreuves auquel vous souhaitez participer. Vous pouvez ainsi privilégier un contre-la-montre, ou à une course à éliminatoire, mais dans tous les cas vous devrez apprendre à connaître votre environnement pour gagner de précieuses secondes, en anticipant un virage ou en empruntant un des nombreux raccourcis disponibles par exemple. Vos réflexes peuvent également être mis à l’épreuve si vos moteurs prennent un petit coup de chaud, avec la nécessité de les redémarrer dans le bon timing (un peu comme le rechargement du Lanzor de Gears of War) pour perdre le moins de temps possible. A l’inverse, la glace d’Ando Prime permet d’utiliser les stratoréacteurs plus longtemps, mais oblige à passer par de petits tunnels de chaleur pour ne pas finir congelé. Et c’est sans compter sur les commentaires et les hologrammes de vos adversaires qui contribuent à pimenter vos courses, pour un résultat très immersif, et donc particulièrement satisfaisant.

Rajoutez à cela qu’il n’y a pas qu’un mode Campagne dans Star Wars Galactic Racer. Les développeurs de Fuse Games proposent également un mode Scénario, dans lequel on incarne un pilote imposé, avec des capacités déjà attribuées. On se retrouve avec un principe un peu plus classique, avec la nécessité d’enchaîner quelques courses, d’augmenter votre engin entre chaque course, avant un affrontement final. Les scenarii se débloquent à force de jouer, en récupérant des styles de pilotages en fonction de votre comportement en courses. De son côté, le mode Arcade propose des courses uniques, assez variées, où l’on retrouve par exemple la Classique de la Boonta Eve de Tatooine, la course présente dans Star Wars Episode I : La Menace Fantôme. Cette fois-ci, c’est dans la peau de l’affreux Sebulba que vous devez remporter l’épreuve, un clin d’oeil qui ne manquera pas de séduire les fans de la saga.

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En plus de tout cela, Star Wars Galactic Racer invite également à se lancer dans des compétitions en ligne via un mode multijoueur pouvant accueillir jusqu’à 12 pilotes. En plus des courses à lancer rapidement, il est possible de participer à un mini-championnat de six courses, qui reprend le principe du mode Campagne. Cela signifie que votre position vous permet de gagner des crédits, à dépenser ensuite entre chaque étape afin d’améliorer sensiblement votre engin. L’ultime course détermine ensuite le véritable champion, tandis que l’expérience accumulée permet de débloquer de nouveaux pilotes et quelques éléments de personnalisation comme des badges. Avant chaque course, il est également possible de parier sur sa position finale, ce qui permet de récolter des éléments plus ou moins rares si vous tombez juste. Un principe intéressant, qui ne devrait avoir aucun mal à attirer les joueurs, et donc à remplir ses lobbies.

On termine avec la partie technique du jeu, avec des courses qui ne souffrent d’aucun ralentissement, ce qui n’est pas le cas des phases de repos entre chaque épreuve, avec de gros ralentissements et des chutes de framerates assez dérangeantes. On imagine qu’un patch viendra rapidement régler ce problème. Rien à redire en revanche concernant la direction artistique du jeu, absolument incroyable, avec des décors et une ambiance sonore qui nous plongent complètement dans l’univers. Le sound-design est parfait et les thèmes musicaux font logiquement écho au style de John Williams, pour un résultat très réussi. Le travail réalisé par Fuse Games est exemplaire, et offre à Star Wars Galactic Racer l’étoffe d’un grand jeu.​

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