Bandai Namco ne nous aura jamais fait remonter si loin dans le temps pour remettre au goût du jour un épisode de la série Tales of. Avec Tales of Eternia, on se retrouve quasiment aux prémices de la saga, avec seulement deux titres sortis avant lui, Phantasia (Super Nintendo, 1995) et Destiny (PSX, 1998). Cela n’empêche pas de voir que le jeu d’origine ne manquait déjà pas d’ambitions pour l’époque, en ayant parfaitement négocié le passage à la nouvelle génération de consoles en faisant le choix de rester sur des graphismes en 2D pour l’exploration des villes et pour les combats, tout en incorporant de la 3D pour les déplacements sur la carte.

L’ambiance générale se veut plutôt légère, bien loin d’un Tales of Symphonia pour ne citer que lui, avec des villages pittoresques à traverser et un scénario bien écrit, mais qui ne possède pas les fulgurances des épisodes sortis après lui, ce qui a par ailleurs participé à forger l’identité de la saga. Les thèmes abordés sont assez consensuels, pour finalement nous proposer un voyage qui nous emmène entre le monde d’Inféria et celui de Célestia. Les personnages principaux ont le mérite d’être attachants, avec des modèles 2D très réussis (dessinés par la regrettée Mutsumi Inomata) qui s’affichent désormais en 4K dans les menus. Seules quelques expressions du visage semblent un peu étranges durant certaines saynètes, mais globalement on se satisfait du résultat. En jeu, les personnages apparaissent désormais avec un rendu plus proche du pixel art que de la bouillie de l’époque. De leur côté, les décors sont nettement plus agréables à l’œil, et l’aliasing a totalement disparu des éléments disposés sur la map 3D. C’est assez peu de chose, mais cela permet tout de même de profiter de cet épisode dans les meilleures conditions possibles, sans dénaturer le matériau d’origine.
Autre point important, on peut désormais profiter pleinement du scénario du jeu, avec une traduction intégrale des textes en français, une première pour cet opus. Une nouveauté qui s’ajoute à tout un tas d’options de confort, pour permettre à chacun d’y trouver son compte, que vous soyez amateur du genre ou non. Comme sur la version PSP, on retrouve le choix de la difficulté, parmi trois proposées, et un format d’affichage en 16:9 qui évite de se retrouver avec des bandes sur les côtés de l’écran. Contrairement aux remasters de Tales of Xillia ou Tales of Graces f, cet épisode ne proposent pas de boutique d’améliorations avant de se lancer dans l’aventure, un manque néanmoins compenser par la possibilité d’ajuster plusieurs curseurs pour se faciliter, ou se compliquer, la vie. La présence d’un indicateur de quêtes, qui reste bien évidemment optionnel, permet de gagner un temps précieux au détriment du sentiment gratifiant procuré par la recherche d’une nouvelle ville ou d’un PNJ spécifique, lié à l’histoire principale ou à une mission annexe. Désactiver cet indicateur c’est aussi prendre le risque de passer à côté d’items importants comme le Compendium ou le Bestiaire.

Pour le reste, les développeurs ont introduit une option qui vient multiplier la vitesse des déplacements par deux. Une bonne idée, qui aurait mérité d’être activable et désactivable vient une combinaison de touches de la manette, à l’instar des derniers Trails in the Sky. Car les déplacements ne se font que dans huit directions (la première PlayStation n’avait pas de sticks au départ) ce qui entraine un gros manque de précision lorsqu’il s’agit de parcourir des villes et des donjons trop étroits. De son côté, le menu «boost» offre la possibilité de multiplier l’obtention d’XP et de galds jusqu’a x4, d’augmenter les dégâts causés aux ennemis, de diminuer la fréquence des combats aléatoires ou de réduire le temps d’obtention nécessaire pour gagner de nouvelles attaques spéciales, les fameuses artes. Tout est fait pour qu’on puisse découvrir le jeu à son rythme, en personnalisant entièrement son expérience de jeu comme c’est le cas avec la mise à jour déployée cette année pour FF7 Remake et Rebirth par exemple. Cela a le mérite de pouvoir satisfaire à peu près tout le monde, que ce soit celui qui cherche une bonne dose de défi ou celui qui souhaite se concentrer sur l’histoire.
Pour parler du jeu en lui-même, l’ambiance old-school un peu naïve fonctionne encore assez bien aujourd’hui. Les combats reprennent l’essentiel de ce qui se faisait déjà sur Tales of Phantasia, cinq ans avant lui, avec des affrontements sur un plan en 2D. Cela signifie que nos héros se déplacent uniquement de gauche à droite, avec la possibilité de sauter pour atteindre un volatile ou éviter certaines attaques. Gros point noir, et contrairement à la plupart des épisodes de la saga, Tales of Eternia Remastered n’est jouable qu’en solo, alors qu’un mode multijoueur local était pourtant présent sur la version d’origine sortie sur PSX, avant de logiquement disparaitre sur la version PSP.
Pour ceux qui ne veulent pas se priver des combats tout en évitant d’y perdre trop de temps, une fonction «auto» avec une vitesse doublée est également présente, et reste finalement un bon compromis entre le besoin de conserver un bon rythme sans totalement dénaturer l’ADN de ce JRPG en temps réel. C’est aussi l’occasion de profiter de la montée en puissance de nos héros, qui débloquent des compétences de plus en plus impressionnantes, ainsi que des invocations très réussies. L’option pour sauvegarder quand on le souhaite se révèle également très utile, et fait office de garde-fou avant d’aborder un boss ou un donjon au level-design pas toujours très lisible. L’exploration est limitée mais présente, avec des coffres qui renferment généralement des armes et des équipements introuvables en magasin, capables de booster assez sérieusement les statistiques de nos héros.

De son côté, la direction artistique semble réellement intemporelle et le rendu graphique moderne rappelle un peu le travail qui a été fait sur Star Ocean: The Second Story R avec des personnages qui ont conservé leur design pixelisé et des décors aux textures lisses. Les musiques imaginées par Motoi Sakuraba sont impeccables, et bénéficient même de quelques petites améliorations acoustiques qui viennent faire oublier les limitations techniques de la puce audio de la première PlayStation. Dans les deux cas, qu’il s’agisse des graphismes ou de la partie musicale, il est possible de basculer vers la version originale du jeu en passant par les menus.
On en profite pleinement, avec les capacités de la Nintendo Switch exploitées comme il se doit. En mode TV, le jeu envoie un signal en 4K pour un framerate à 60fps qui ne bronche pas, même avec une vitesse doublée durant les combats. Même fluidité en mode portable, avec une résolution là aussi maximale, en 1080p. Petite particularité de cette version Switch 2 : certains mini-jeux peuvent utiliser le mode souris de la machine. Cela peut paraitre anecdotique, mais cela montre surtout la volonté de Bandai Namco d’exploiter au maximum le support.
https://youtu.be/mQzd_-yKblg
L’ambiance générale se veut plutôt légère, bien loin d’un Tales of Symphonia pour ne citer que lui, avec des villages pittoresques à traverser et un scénario bien écrit, mais qui ne possède pas les fulgurances des épisodes sortis après lui, ce qui a par ailleurs participé à forger l’identité de la saga. Les thèmes abordés sont assez consensuels, pour finalement nous proposer un voyage qui nous emmène entre le monde d’Inféria et celui de Célestia. Les personnages principaux ont le mérite d’être attachants, avec des modèles 2D très réussis (dessinés par la regrettée Mutsumi Inomata) qui s’affichent désormais en 4K dans les menus. Seules quelques expressions du visage semblent un peu étranges durant certaines saynètes, mais globalement on se satisfait du résultat. En jeu, les personnages apparaissent désormais avec un rendu plus proche du pixel art que de la bouillie de l’époque. De leur côté, les décors sont nettement plus agréables à l’œil, et l’aliasing a totalement disparu des éléments disposés sur la map 3D. C’est assez peu de chose, mais cela permet tout de même de profiter de cet épisode dans les meilleures conditions possibles, sans dénaturer le matériau d’origine.
Autre point important, on peut désormais profiter pleinement du scénario du jeu, avec une traduction intégrale des textes en français, une première pour cet opus. Une nouveauté qui s’ajoute à tout un tas d’options de confort, pour permettre à chacun d’y trouver son compte, que vous soyez amateur du genre ou non. Comme sur la version PSP, on retrouve le choix de la difficulté, parmi trois proposées, et un format d’affichage en 16:9 qui évite de se retrouver avec des bandes sur les côtés de l’écran. Contrairement aux remasters de Tales of Xillia ou Tales of Graces f, cet épisode ne proposent pas de boutique d’améliorations avant de se lancer dans l’aventure, un manque néanmoins compenser par la possibilité d’ajuster plusieurs curseurs pour se faciliter, ou se compliquer, la vie. La présence d’un indicateur de quêtes, qui reste bien évidemment optionnel, permet de gagner un temps précieux au détriment du sentiment gratifiant procuré par la recherche d’une nouvelle ville ou d’un PNJ spécifique, lié à l’histoire principale ou à une mission annexe. Désactiver cet indicateur c’est aussi prendre le risque de passer à côté d’items importants comme le Compendium ou le Bestiaire.
Pour le reste, les développeurs ont introduit une option qui vient multiplier la vitesse des déplacements par deux. Une bonne idée, qui aurait mérité d’être activable et désactivable vient une combinaison de touches de la manette, à l’instar des derniers Trails in the Sky. Car les déplacements ne se font que dans huit directions (la première PlayStation n’avait pas de sticks au départ) ce qui entraine un gros manque de précision lorsqu’il s’agit de parcourir des villes et des donjons trop étroits. De son côté, le menu «boost» offre la possibilité de multiplier l’obtention d’XP et de galds jusqu’a x4, d’augmenter les dégâts causés aux ennemis, de diminuer la fréquence des combats aléatoires ou de réduire le temps d’obtention nécessaire pour gagner de nouvelles attaques spéciales, les fameuses artes. Tout est fait pour qu’on puisse découvrir le jeu à son rythme, en personnalisant entièrement son expérience de jeu comme c’est le cas avec la mise à jour déployée cette année pour FF7 Remake et Rebirth par exemple. Cela a le mérite de pouvoir satisfaire à peu près tout le monde, que ce soit celui qui cherche une bonne dose de défi ou celui qui souhaite se concentrer sur l’histoire.
Pour parler du jeu en lui-même, l’ambiance old-school un peu naïve fonctionne encore assez bien aujourd’hui. Les combats reprennent l’essentiel de ce qui se faisait déjà sur Tales of Phantasia, cinq ans avant lui, avec des affrontements sur un plan en 2D. Cela signifie que nos héros se déplacent uniquement de gauche à droite, avec la possibilité de sauter pour atteindre un volatile ou éviter certaines attaques. Gros point noir, et contrairement à la plupart des épisodes de la saga, Tales of Eternia Remastered n’est jouable qu’en solo, alors qu’un mode multijoueur local était pourtant présent sur la version d’origine sortie sur PSX, avant de logiquement disparaitre sur la version PSP.
Pour ceux qui ne veulent pas se priver des combats tout en évitant d’y perdre trop de temps, une fonction «auto» avec une vitesse doublée est également présente, et reste finalement un bon compromis entre le besoin de conserver un bon rythme sans totalement dénaturer l’ADN de ce JRPG en temps réel. C’est aussi l’occasion de profiter de la montée en puissance de nos héros, qui débloquent des compétences de plus en plus impressionnantes, ainsi que des invocations très réussies. L’option pour sauvegarder quand on le souhaite se révèle également très utile, et fait office de garde-fou avant d’aborder un boss ou un donjon au level-design pas toujours très lisible. L’exploration est limitée mais présente, avec des coffres qui renferment généralement des armes et des équipements introuvables en magasin, capables de booster assez sérieusement les statistiques de nos héros.
De son côté, la direction artistique semble réellement intemporelle et le rendu graphique moderne rappelle un peu le travail qui a été fait sur Star Ocean: The Second Story R avec des personnages qui ont conservé leur design pixelisé et des décors aux textures lisses. Les musiques imaginées par Motoi Sakuraba sont impeccables, et bénéficient même de quelques petites améliorations acoustiques qui viennent faire oublier les limitations techniques de la puce audio de la première PlayStation. Dans les deux cas, qu’il s’agisse des graphismes ou de la partie musicale, il est possible de basculer vers la version originale du jeu en passant par les menus.
On en profite pleinement, avec les capacités de la Nintendo Switch exploitées comme il se doit. En mode TV, le jeu envoie un signal en 4K pour un framerate à 60fps qui ne bronche pas, même avec une vitesse doublée durant les combats. Même fluidité en mode portable, avec une résolution là aussi maximale, en 1080p. Petite particularité de cette version Switch 2 : certains mini-jeux peuvent utiliser le mode souris de la machine. Cela peut paraitre anecdotique, mais cela montre surtout la volonté de Bandai Namco d’exploiter au maximum le support.
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