S’il est possible d’acheter les deux jeux dont il est question séparément, nous avons fait le choix de tester le bundle tel qu’il est proposé dans son édition physique. D’un côté, on trouve Toy Story 3 Complete Edition, qui prend la forme d’un remaster du titre sorti en 2010 sur Xbox 360 et PS3, tandis que Toy Story Retro Roundup! est une compilation qui regroupe tous les autres jeux de la saga, auxquels on ajoute 1001 Pattes, qui est là aussi une adaptation d’un film Pixar. Pas de menu commun pour les deux jeux donc, et on lance l’un ou l’autre, selon l’envie, directement depuis l’interface de la console.
Toy Story Retro Roundup!
La collection Toy Story montre toute l’expertise de Digital Eclipse en la matière. Bien plus qu’une simple accumulation de titres, cette compilation prend des airs de petit musée, avec plusieurs bonus très intéressants. Le studio est parti à la recherche de personnalités qui ont travaillé sur les jeux d’origine, que ce soit chez Disney Interactive ou Traveller’s Tales, pour nous partager la genèse des titres inclus dans cette collection et les méthodes de travail des différents acteurs. C’est instructif, notamment sur le besoin des équipes à s’organiser en un temps record pour sortir des adaptations qui collent au maximum à l’histoire des films, sans même les avoir vus. C’est exactement ce que l’on attend de ce genre de bonus et même si les vidéos sont peu nombreuses et pas très longues, on apprécie grandement les efforts réalisés par le studio américain pour nous proposer ces échanges bourrés d’anecdotes sympathiques.

Concernant les jeux présents, on ne peut pas reprocher au studio une quelconque radinerie. En sachant qu’un même titre possède généralement des versions différentes selon son support, ce sont 11 jeux qui sont en réalité incorporés dans cette collection. En voici le détail :
Concernant les jeux présents, on ne peut pas reprocher au studio une quelconque radinerie. En sachant qu’un même titre possède généralement des versions différentes selon son support, ce sont 11 jeux qui sont en réalité incorporés dans cette collection. En voici le détail :
- Toy Story (Megadrive, Super Nintendo, Game Boy)
- Toy Story 2 (Game Boy Color, PlayStation)
- Toy Story Racer (Game Boy Color, PlayStation)
- Buzz Lightyear of Star Command (Game Boy Color, PlayStation)
- 1001 Pattes (Game Boy Color, PlayStation)
Bien évidemment, avec autant de titres différents, la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Globalement, on peut même dire que peu de titres sortent du lot, que ce soit la faute à un gameplay daté, une caméra capricieuse ou une difficulté horrible. Pour contrer ce dernier point, les développeurs n’ont pas oublié d’insérer quelques options de confort avec la possibilité de sauvegarder où on le souhaite et de rembobiner les dernières secondes de jeu. Chaque jeu propose également d’activer des codes de triche de manière très simple ce qui aura pour incidence de bloquer le déverrouillage des succès et des trophées. Pour l’aspect visuel, les titres peuvent être affichés dans leur format d’origine en 4:3, avec la possibilité d’étirer le tout en 16:9 si vous vous sentez prêts à sacrifier une partie de ce qui fait le charme de ces titres old-school. Même chose avec le filtre CRT qui impose des scanlines par défaut, et la possibilité d’appliquer un effet incurvé aux jeux sortis sur consoles de salon. Tout est fait pour reproduire le plus fidèlement possible les sensations de l’époque.

Un enrobage de qualité, mais qui ne fait que masquer les grosses carences en matière de gameplay. Car si la nostalgie influencera certainement certains joueurs qui ont connu les titres lors de leur sortie, il faut bien avouer qu’ils ont assez mal vieilli dans l’ensemble. A commencer par Toy Story 1 qui, malgré une volonté d’apporter de la variété dans sa proposition, souffre d’une maniabilité assez peu précise et d’une hitbox perturbante. Peu de positif à tirer des jeux Game Boy et Game Boy Color également présents, dont la jouabilité est critiquable là encore, tandis que le rendu graphique est très médiocre et les musiques souvent irritantes. On retient tout de même Toy Story Racer version PlayStation, un titre qui fait le pari de s’écarter un peu du concept de Mario Kart en proposant 200 défis, avec des batailles en arène, ou des courses à élimination par exemple. Sur la même machine, Toy Story 2 et Buzz Lightyear Star Command proposent respectivement une aventure en 3D découpée en chapitres, et des niveaux sous forme de courses-poursuites, avec des boss à affronter en fin de parcours. Dans les deux cas, c’est sympathique sans pour autant être mémorable, avec des jeux qui souffrent généralement d’un input lag beaucoup trop perceptible, même pour l’époque.
Un enrobage de qualité, mais qui ne fait que masquer les grosses carences en matière de gameplay. Car si la nostalgie influencera certainement certains joueurs qui ont connu les titres lors de leur sortie, il faut bien avouer qu’ils ont assez mal vieilli dans l’ensemble. A commencer par Toy Story 1 qui, malgré une volonté d’apporter de la variété dans sa proposition, souffre d’une maniabilité assez peu précise et d’une hitbox perturbante. Peu de positif à tirer des jeux Game Boy et Game Boy Color également présents, dont la jouabilité est critiquable là encore, tandis que le rendu graphique est très médiocre et les musiques souvent irritantes. On retient tout de même Toy Story Racer version PlayStation, un titre qui fait le pari de s’écarter un peu du concept de Mario Kart en proposant 200 défis, avec des batailles en arène, ou des courses à élimination par exemple. Sur la même machine, Toy Story 2 et Buzz Lightyear Star Command proposent respectivement une aventure en 3D découpée en chapitres, et des niveaux sous forme de courses-poursuites, avec des boss à affronter en fin de parcours. Dans les deux cas, c’est sympathique sans pour autant être mémorable, avec des jeux qui souffrent généralement d’un input lag beaucoup trop perceptible, même pour l’époque.
Toy Story 3 Complete Edition
Dans Toy Story 3, on retrouve la joyeuse bande de jouets qui se réunit autour d’un plateau de jeu. Le titre est découpé en deux parties bien distinctes, avec la possibilité d’enchaîner huit chapitres plus ou moins adaptés du film du même nom, ou de passer du temps dans le mode «Coffre à Jouets», une sorte de bac-à-sable où vous pourrez remplir des missions auprès de vos amis, dans un tout petit monde ouvert. De son côté, la partie scénarisée offre quelques heures de jeu, en solo ou en coopération à deux joueurs. De la chambre d’Andy à la décharge, on traverse des environnements typiques de la saga, auxquels on peut ajouter d’autres niveaux comme la forteresse de Zurg ou le train du far-west. Cette partie s’applique à mélanger les genres, avec de la plateforme 3D essentiellement, et un peu d’action, d’infiltration et de shoot selon les situations. C’est plaisant quoiqu’un peu trop court.

De son côté, le mode bac-à-sable est très plaisant à parcourir et propose un contenu suffisamment généreux pour nous donner envie d’y passer plusieurs heures. Remplir des missions rapporte de l’argent, ce qui permet ensuite d’acheter de nouveaux bâtiments, d’acquérir des personnages supplémentaires et de débloquer des zones supplémentaires pour agrandir le terrain de jeu. Le concept est simple mais addictif, et l’univers ne manquera pas de ravir les plus jeunes, avec de bons moments à passer en coopération. Cette Complete Edition ne change pas radicalement le jeu de base, mais apporte tout de même quelques éléments intéressants comme une résolution en 4K et un framerate à 60fps qui lui permet d’avoir encore fière allure, plus de 15 ans après sa première sortie. Le titre récupère aussi son doublage en français, avec les voix originales. Un excellent point là encore. Seul un méchant bug, déjà présent dans la version d’origine, nous a obligé à redémarrer une partie du Coffre à Jouets, car la sélection d’objets n’était plus accessible. On aurait espéré que Digital Eclipse profite de l’occasion pour corriger le tir, en espérant qu’un patch sera déployé dans un futur proche.
De son côté, le mode bac-à-sable est très plaisant à parcourir et propose un contenu suffisamment généreux pour nous donner envie d’y passer plusieurs heures. Remplir des missions rapporte de l’argent, ce qui permet ensuite d’acheter de nouveaux bâtiments, d’acquérir des personnages supplémentaires et de débloquer des zones supplémentaires pour agrandir le terrain de jeu. Le concept est simple mais addictif, et l’univers ne manquera pas de ravir les plus jeunes, avec de bons moments à passer en coopération. Cette Complete Edition ne change pas radicalement le jeu de base, mais apporte tout de même quelques éléments intéressants comme une résolution en 4K et un framerate à 60fps qui lui permet d’avoir encore fière allure, plus de 15 ans après sa première sortie. Le titre récupère aussi son doublage en français, avec les voix originales. Un excellent point là encore. Seul un méchant bug, déjà présent dans la version d’origine, nous a obligé à redémarrer une partie du Coffre à Jouets, car la sélection d’objets n’était plus accessible. On aurait espéré que Digital Eclipse profite de l’occasion pour corriger le tir, en espérant qu’un patch sera déployé dans un futur proche.
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