Connu sous le nom de Tatsujin au Japon, le shoot’em up Truxton a marqué son passage dans les salles d’arcade avec deux épisodes sortis respectivement en 1988 et 1992. L’adaptation sur Mega Drive et PC Engine du premier Truxton a grandement contribué à maintenir, quelque part dans un coin de l’esprit de passionnés, le souvenir d’une belle expérience. De quoi faire souffler un petit vent d’excitation, 34 ans plus tard, alors que Truxton Extreme sort sur Xbox Series X|S, Playstation 5, Switch 2 et PC. Si la série conserve avec ce nouvel épisode sa nature de shoot’em up à défilement vertical, elle surprend sans ambages avec son gameplay 2D se déployant dans un univers en 3D. Décors, vaisseau, ennemis sont entièrement modélisés sous cette forme, offrant naturellement une certaine profondeur aux environnements spatiaux et terrestres des six niveaux proposés. L’ensemble est plutôt bien réalisé, propre et stable. Si Truxton Extreme ne surprend jamais vraiment par sa touche artistique, il affiche cependant une régularité technique appréciable.

L’autre élément « signature » de ce Truxton Extreme est l’adoption d’une aire de jeu qui couvre totalement l’écran en 16/9. Une question d’habitude, diront les uns ; une hérésie, penseront probablement certains autres : en ce qui nous concerne, il faut avouer qu’un certain temps d’adaptation a été nécessaire pour libérer notre cerveau de certaines habitudes bien ancrées. Mais une fois que l’on sait ce que l’on a à faire, que l’on apprend peu à peu le placement des ennemis comme celui des items, les choses se passent bien. Comme ses ancêtres, Truxton Extreme est un shoot’em up qui marche à la force de l’habitude, plus qu’aux réflexes. Bien que les décors ne présentent aucun danger de collision et que les ennemis ne soient pas des acharnés de la nuée de boulettes, le défi est au rendez-vous : un projectile dans le buffet et c’est retour au checkpoint le plus proche.
Sans être aussi brutal et millimétré qu’un R-Type ou Gradius, Truxton Extreme place ainsi le joueur sous pression constante. Il y a donc cette « punition » que représente le retour au checkpoint, dont on note parfois quelques placements mal fichus. Si l’on perd face au boss du second stage par exemple, le retour en arrière nous inflige un énième passage par une phase de shoot sans intérêt, certes brève, mais qui semble durer une éternité. A cela qui nous pend au-dessus de la tête s’ajoute le fait que l’on dispose de trois vies par défaut (total augmentable à 5 dans les options) et d’aucun continue. Il faut réussir un niveau pour disposer par la suite de la possibilité de redémarrer une nouvelle partie à partir du suivant. Un principe fidèle à l’esprit Truxton mais qui peut, on l’imagine, rebuter les joueurs qui ont découvert le shoot’em up avec des titres pas forcément plus faciles, mais un peu plus permissifs. Truxton Extreme propose certes sur le papier un mode « facile », le Heart Starter, mais il n’en est pas vraiment un : c’est concrètement un échauffement d’une poignée de minutes sur un premier niveau raccourci, où les dommages reçus ne conduisent pas au checkpoint précédent mais immobilisent quelques instants. Il aurait probablement été intéressant de pousser le concept un peu plus loin, ou, du reste, de ne pas le présenter comme un mode à part entière.

Les six niveaux composant Truxton Extreme nous sont proposés dans leur configuration de base autour de deux modes. Un mode Histoire, où l’on suit chapitre après chapitre le combat d’un trio d’humains contre la menace extraterrestre. L’histoire est présentée sous forme d’un comic et le tout est à la fois suffisamment léger et soigné pour que l’on suive cela tranquillement. La présence de trois personnages n’apporte cependant pas grand-chose, si ce n’est différentes perspectives d’une même histoire. L’expérience de jeu, elle, demeure identique. L’autre mode de jeu principal est le mode Arcade où l’on enchaîne, sans élément scénaristique, les six niveaux. En jouant, on peut débloquer un mode entraînement, un défi de score de deux minutes (mode Arène) et zieuter de nombreux modèles graphiques dans la galerie et écouter les (bonnes) musiques du jeu. Enfin, notons que Truxton Extreme est jouable à deux, ce qui est une excellente surprise.
Truxton Extreme est à n’en pas douter un shoot’em up généreux. Il suffit d’ajouter aux nombreux modes de jeu le fait qu’une bonne heure est nécessaire pour terminer les six chapitres. C’est dans la moyenne nettement haute du genre et bien que l’on n’échappe pas à quelques passages qui tendent à traîner en longueur (ces breaks où l’on shoote sans danger de petits ennemis), on s’amuse bien. Les différentes armes proposées dont la puissance de feu augmente significativement avec les items récoltés participent à une progression plutôt engageante. Avec le tir classique, concentré, en plusieurs rayons puissants, ou de courte portée mais explosifs, et jusqu’au mitraillage à tête chercheuse, Truxton Extreme varie assez bien les plaisirs. « Assez bien », car dans la plupart des cas, mieux vaut conserver le système à tête chercheuse. Une barre se régénérant progressivement permet d’augmenter ponctuellement la puissance de feu (et le score au passage), tandis que l’on retrouve les traditionnelles bombes pour se sauver d’une situation périlleuse. Le niveau de vitesse de déplacement peut aussi être amélioré avec des items dédiés et ajusté au regard de la situation à l’instant T. Une configuration de jeu classique en somme, qui fonctionne bien, pour une expérience globalement plaisante bien que conseillable avant tout aux joueurs patients et un tant soit peu habitués à ce principe de mort instantanée qui n’est pas étranger à certains moments de frustration.
Voir Truxton Extreme chez Micromania
L’autre élément « signature » de ce Truxton Extreme est l’adoption d’une aire de jeu qui couvre totalement l’écran en 16/9. Une question d’habitude, diront les uns ; une hérésie, penseront probablement certains autres : en ce qui nous concerne, il faut avouer qu’un certain temps d’adaptation a été nécessaire pour libérer notre cerveau de certaines habitudes bien ancrées. Mais une fois que l’on sait ce que l’on a à faire, que l’on apprend peu à peu le placement des ennemis comme celui des items, les choses se passent bien. Comme ses ancêtres, Truxton Extreme est un shoot’em up qui marche à la force de l’habitude, plus qu’aux réflexes. Bien que les décors ne présentent aucun danger de collision et que les ennemis ne soient pas des acharnés de la nuée de boulettes, le défi est au rendez-vous : un projectile dans le buffet et c’est retour au checkpoint le plus proche.
Sans être aussi brutal et millimétré qu’un R-Type ou Gradius, Truxton Extreme place ainsi le joueur sous pression constante. Il y a donc cette « punition » que représente le retour au checkpoint, dont on note parfois quelques placements mal fichus. Si l’on perd face au boss du second stage par exemple, le retour en arrière nous inflige un énième passage par une phase de shoot sans intérêt, certes brève, mais qui semble durer une éternité. A cela qui nous pend au-dessus de la tête s’ajoute le fait que l’on dispose de trois vies par défaut (total augmentable à 5 dans les options) et d’aucun continue. Il faut réussir un niveau pour disposer par la suite de la possibilité de redémarrer une nouvelle partie à partir du suivant. Un principe fidèle à l’esprit Truxton mais qui peut, on l’imagine, rebuter les joueurs qui ont découvert le shoot’em up avec des titres pas forcément plus faciles, mais un peu plus permissifs. Truxton Extreme propose certes sur le papier un mode « facile », le Heart Starter, mais il n’en est pas vraiment un : c’est concrètement un échauffement d’une poignée de minutes sur un premier niveau raccourci, où les dommages reçus ne conduisent pas au checkpoint précédent mais immobilisent quelques instants. Il aurait probablement été intéressant de pousser le concept un peu plus loin, ou, du reste, de ne pas le présenter comme un mode à part entière.
Les six niveaux composant Truxton Extreme nous sont proposés dans leur configuration de base autour de deux modes. Un mode Histoire, où l’on suit chapitre après chapitre le combat d’un trio d’humains contre la menace extraterrestre. L’histoire est présentée sous forme d’un comic et le tout est à la fois suffisamment léger et soigné pour que l’on suive cela tranquillement. La présence de trois personnages n’apporte cependant pas grand-chose, si ce n’est différentes perspectives d’une même histoire. L’expérience de jeu, elle, demeure identique. L’autre mode de jeu principal est le mode Arcade où l’on enchaîne, sans élément scénaristique, les six niveaux. En jouant, on peut débloquer un mode entraînement, un défi de score de deux minutes (mode Arène) et zieuter de nombreux modèles graphiques dans la galerie et écouter les (bonnes) musiques du jeu. Enfin, notons que Truxton Extreme est jouable à deux, ce qui est une excellente surprise.
Truxton Extreme est à n’en pas douter un shoot’em up généreux. Il suffit d’ajouter aux nombreux modes de jeu le fait qu’une bonne heure est nécessaire pour terminer les six chapitres. C’est dans la moyenne nettement haute du genre et bien que l’on n’échappe pas à quelques passages qui tendent à traîner en longueur (ces breaks où l’on shoote sans danger de petits ennemis), on s’amuse bien. Les différentes armes proposées dont la puissance de feu augmente significativement avec les items récoltés participent à une progression plutôt engageante. Avec le tir classique, concentré, en plusieurs rayons puissants, ou de courte portée mais explosifs, et jusqu’au mitraillage à tête chercheuse, Truxton Extreme varie assez bien les plaisirs. « Assez bien », car dans la plupart des cas, mieux vaut conserver le système à tête chercheuse. Une barre se régénérant progressivement permet d’augmenter ponctuellement la puissance de feu (et le score au passage), tandis que l’on retrouve les traditionnelles bombes pour se sauver d’une situation périlleuse. Le niveau de vitesse de déplacement peut aussi être amélioré avec des items dédiés et ajusté au regard de la situation à l’instant T. Une configuration de jeu classique en somme, qui fonctionne bien, pour une expérience globalement plaisante bien que conseillable avant tout aux joueurs patients et un tant soit peu habitués à ce principe de mort instantanée qui n’est pas étranger à certains moments de frustration.
Voir Truxton Extreme chez Micromania
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