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Xbox Test de Wild Blue Skies sur Xbox Series X, le Star Fox qui manque de personnalité

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GameActu
Quatre ans après le sympathique Cursed to Golf, Giles Goddard et son équipe ont décidé de troquer les sous-sols du purgatoire pour nous emmener faire un tour dans les cieux. Rien de plus naturel pour le créatif, qui a décidé de proposer une sorte de suite spirituelle de Star Fox, une franchise sur laquelle il a travaillé au début des années 90. Wild Blue Skies est une expérience entièrement solo, dans laquelle on incarne Bowie, un chien pilote. D’ailleurs, tous nos partenaires, ainsi que l’ensemble des antagonistes, sont des personnages anthropomorphes. Même le scénario ne surprendra pas les joueurs qui connaissent la franchise de Nintendo, puisqu’on y retrouve un grand méchant exilé, une armée d’ennemis robotisés, des boss imposants et une flotte de quatre pilotes mercenaires qui fera tout pour que vous ne remplissiez pas votre objectif. Des parallèles qui sont tout aussi intéressants que gênants, dans la mesure où Wild Blue Skies utilise des mécaniques de jeu efficaces, sans jamais parvenir à faire preuve de personnalité. Un manque de cachet qui le réduit finalement à une simple copie.

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Il faut dire que le nouveau jeu de Chuhai Labs ne prend pas beaucoup de risques et se présente naturellement comme un shooter sur rail assez classique. Il prend toutefois le temps d’accueillir ceux qui ne connaissent pas le genre avec un petit entrainement pour apprendre les commandes de base. Tir en rafale, tir chargé, bombes, accélération, freinage, virages serrés, sans oublier l’incontournable tonneau, la palette d’attaques et de mouvements est complète à défaut, là encore, d’être innovante. Il est en revanche assez étonnant de devoir alterner entre deux boutons pour utiliser les attaques classiques et les attaques chargées, d’autant qu’il n’est pas possible de tirer en continu en maintenant simplement le bouton des attaques de base. De leur côté, les bombes sont très efficaces, mais également très limitées, et il est nécessaire d’être attentif afin d’en récupérer quelques-unes en cours de mission.

Car, comme un bon vieux shoot’em up, Wild Blue Skies mise beaucoup sur l’obtention d’objets durant votre progression. Il est ainsi possible de récupérer une vie ou de la santé, mais aussi des power-up pour augmenter la puissance de votre attaque de base. Un principe qui permet de gagner en puissance progressivement, et de vous débarrasser des ennemis bien plus rapidement, boss compris. Autant dire que la clé de votre réussite réside ici. Un élément qui met un peu de pression sur le joueur puisque cet avantage disparait si vous vous faites toucher plusieurs fois, et vous oblige à composer avec des lasers peu efficaces en comparaison. Cela oblige à être attentif et à rester concentré tout du long. Les niveaux ne sont d’ailleurs pas très longs puisqu’ils se bouclent généralement en moins de cinq minutes, le titre s’appuyant sur une forte rejouabilité pour faire gonfler sa durée de vie.

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A l’instar de Star Fox, Wild Blue Skies incorpore quelques éléments qui donnent envie de refaire plusieurs fois les niveaux proposés, au-delà de devoir repartir à zéro en cas de Game Over. Les amateurs de scoring se laisseront facilement prendre au jeu, en cherchant à éliminer un maximum d’ennemis dans chaque lieu traversé. Des points bonus sont également accordés pour ceux qui termineront un chapitre sans se faire toucher, qui auront correctement défendu leurs coéquipiers et qui auront éliminé un boss sans perdre de temps. Il est également possible de récupérer les quatre lettres du mot WILD à la façon d’un Donkey Kong Country, même si la tâche demande une connaissance quasi parfaite du niveau. La courbe de progression fait disparaitre une éventuelle lassitude liée multiplication des runs, et on sent globalement que l’on gagne en maitrise au fil des heures. En plus de cela, certaines actions spécifiques permettent également de débloquer de nouveaux embranchements, pour accéder à des niveaux plus difficiles que ceux présents sur la route de base. Là encore, le principe donne envie d’y revenir afin de débloquer tous les secrets du jeu.

Mais s’il y a un point sur lequel on ne peut pas accabler Wild Blue Skies, c’est concernant sa réalisation, vraiment très propre pour ce type de production. On prend beaucoup de plaisir à naviguer dans les différents environnements, qu’ils soient fermés ou ouverts, avec une excellente variété des décors et des effets climatiques réussis. Pas de bugs d’affichage, mais quelques bugs de collision en revanche, qui nous ont parfois fait sortir des limites prévues par les développeurs. Dans un autre registre, on aurait bien aimé avoir des compositions musicales avec un peu plus de fougue, plus à même d’accompagner le rythme mis par le jeu. On se contente de thèmes assez plats, loin d’être inoubliables, et surtout incapables d’apporter un tant soit peu de tension à l’ensemble.​


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