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Xbox Test de Will: Follow the Light sur Xbox Series X, le walking-simulator qui a du mal à briller

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GameActu
Will: Follow the Light nous emmène quelque part en mer du Nord en compagnie de Will, le personnage éponyme. Tout débute sur un bateau, au milieu d’une tempête, prétexte un peu brutal pour nous apprendre les rudiments de la navigation maritime. Face aux vagues immenses, on doit gérer les voiles, la barre, avant de nous réveiller dans une cabane perdue aux abords d’un phare. Cette fois, c’est la maintenance du bâtiment et les relevés météorologiques qui sont au centre des préoccupations, avec des tâches précises à réaliser, guidées par un contact radio nommé Cassandra. Pas de transition entre l’introduction du jeu et ce premier chapitre, avec des environnements peu hospitaliers pour seul point commun. Will: Follow the Light est d’ailleurs assez confiant dans sa capacité à nous faire passer d’une situation à l’autre, mais prend tout de même le risque de nous perdre parfois en route.

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Côté scénario, on retient surtout que cette aventure est avant tout la quête d’un père qui part à la recherche de son fils, parti en bateau avec le père de Will. Pour cela, le jeu se découpe en une petite huitaine de chapitres et adopte une structure très linéaire avec différents lieux à explorer pendant environ 6 heures de jeu. Le tout se traverse à la manière d’un walking-simulator à la première personne, dans lequel on passe la plupart du temps sur la terre ferme, mais avec tout de même quelques phases de jeu à passer à bord de votre bateau. L’alternance des situations offre un résultat assez équilibré à l’ensemble, avec un rythme plutôt bien maitrisé même s’il manque quelques vraies fulgurances pour tenir un scénario qui a tendance à s’effilocher à mesure que l’on avance dans l’aventure. Will: Follow the Light n’est pas spécialement bien écrit et ne dispose pas de moments véritablement mémorables.

Un comble pour un walking-simulator, puisque le genre s’appuie généralement sur sa narration pour compenser un game-design très basique. On se déplace dans des zones restreintes pour récupérer des indices, des éléments de lore et des objets clés, et pour répondre à des objectifs listés dans un journal de bord. Il arrive, de temps en temps, qu’il faille déplacer une caisse pour pouvoir atteindre un endroit surélevé, ou manipuler un mécanisme pour déplacer une grue ou faire avancer un chariot, mais rien de bien compliqué en soi. En revanche, Will: Follow the Light mise beaucoup sur ses énigmes, qui se veulent généralement assez logiques, parfois dans un style très point’n click. C’est d’ailleurs l’un des soucis majeurs du jeu, puisque certains puzzles semblent vraiment pensés pour être joués à la souris, comme quand il faut réparer un objet en sélectionnant une vis ou un autre élément minuscule, ce qui n’a absolument rien de pratique à la manette.

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Mais dans l’ensemble, les énigmes sont agréables. De ce côté-là, le jeu gagne même un peu en profondeur avec la découverte d’une lanterne capable de déclencher des souvenirs ou d’y voir plus clair à travers le brouillard. Un élément qui introduit un petit côté fantastique au jeu, sans que cette facette ne soit véritablement exploitée sur la durée. C’est dommage, d’autant que l’on sent que les développeurs sont restés coincés entre l’envie de proposer un univers cohérent et le besoin d’amener un peu d’originalité et de folie à l’ensemble. Au final, on se retrouve avec un univers très sage, où les quelques éléments surnaturels ne mènent finalement nulle part. A cela, on peut ajouter des explications maladroites pour certaines énigmes et quelques passages pénibles. On pense notamment à cette phase de jeu en bateau, plongée en plein brouillard, dans laquelle nous sommes guidés par un autre navire pour sortir d’une zone remplie de rochers qu’on peine à voir. Un passage à faire au casque (sans que le jeu ne le précise) afin de se repérer grâce au son du klaxon du bateau ami.

Autre défaut majeur, l’absence d’un sélecteur de chapitres, même après avoir terminé le jeu. On avait pourtant pris un certain plaisir à fouiller chaque recoin pour trouver des maquettes de bateau ou des répliques miniatures des planètes du système solaire et on aurait bien voulu partir à la recherche des éléments manquants sans devoir recommencer de zéro. Développé sous Unreal Engine 5, Will: Follow the Light est plutôt joli à regarder, et la mer est suffisamment crédible lors des sorties en mer. On ne peut pas en dire autant des personnages rencontrés, dont les visages sont inexpressifs et les animations beaucoup trop rigides. Grosse déception également avec le passage en chiens de traîneau, incapable de transmettre la moindre émotion. On peut toutefois soulever la qualité de quelques thèmes musicaux, qui parviennent à se fondre dans les décors glaciaux de la région parcourue.​


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