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Xbox Test de Yerba Buena sur Xbox Series X, un puzzle-game aussi original que frustrant

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GameActu
Derrière le nom étrange de Yerba Buena se cache en réalité l’ancien nom de la ville de San Francisco. Cela tombe bien, les développeurs allemands de Mad About Pandas ont choisi la cité californienne pour nous embarquer dans cette aventure qui prend place en 1976. On y incarne Barb, une jeune femme qui vient de rater son entretien d’embauche à cause de la crevaison de son vélo. En passant par là, son ami Russell lui propose de la raccompagner à bord de son taxi, avant qu’un événement inattendu ne vienne chambouler les plans initiaux. Russell est pris en otage par un braqueur de banque, et Barb récupère un étrange appareil, l’oscillateur, un engin capable d’interagir avec certains éléments du décor, et qui va se révéler absolument indispensable pour mener à bien sa mission. Un concept de base qui se veut original, et qui prend la forme d’un puzzle-game en vue à la première personne.

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Si vous êtes coutumier du genre, vous retrouverez certainement un peu de Portal et de Superliminal dans Yerba Buena. Equipée de l’Oscillateur, Barbara doit réparée «des bugs» pour se créer un chemin. Le game-design tourne exclusivement autour de cet outil capable de remettre partiellement en état la ville de San Francisco, gangrénée par des anomalies qui prennent possession de certains éléments du décor. L’Oscillateur permet d’interagir directement avec ces objets qui se distordent de l’environnement, pour les déplacer ou leur donner une propriété particulière. En pointant notre outil sur un véhicule qui se déplace par exemple, on peut ensuite reproduire le mouvement sur un élément de décor infecté par le bug. Un concept à la fois simple et original, qui se complexifie assez rapidement, en ajoutant un peu de profondeur au fur et à mesure. En plus de gérer l’art du déplacement, il faut ensuite apprendre à manipuler le rebond, les surfaces collantes et la disparition.

Des capacités qui, mises bout à bout, rendent parfois les énigmes suffisamment complexes pour qu’on s’y attarde pendant plusieurs minutes. Le jeu adopte une structure linéaire et reste assez bien construit pour qu’on sache où chercher pour résoudre nos puzzles, généralement dans des zones restreintes. Il n’y a finalement que la toute dernière partie du titre qui offre un terrain de jeu plus ouvert, mais c’est aussi la séquence la plus frustrante et désespérante à laquelle nous avons eu affaire dans Yerba Buena. Dans cette zone, on a eu tendance à nous éparpiller et à baisser les bras pour tenter une autre énigme située à deux pas. Un constat que l’on peut faire de manière plus globale, le titre de Mad About Pandas dispose d’une difficulté assez frustrante, la faute à un concept parfois trop permissif et une difficulté liée au fait qu’on ne sait pas toujours ce que les développeurs attendent de nous.

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Plus que la logique, Yerba Buena oblige finalement le joueur à tâtonner pour trouver certaines solutions. Heureusement, Barbara a la possibilité de mettre en surbrillance les éléments du décor touchés par l’anomalie, ainsi que les objets en mouvement ou offrant une capacité comme un effet rebondissant ou collant. Cela permet de se concentrer sur l’essentiel, d’autant que les éléments interactifs ne sont finalement pas si nombreux. On prend néanmoins un certain plaisir à voir, par exemple, un bâtiment entier être déplacé, avec le sentiment de pouvoir résoudre une énigme d’une autre manière que ce qu’avaient imaginé les développeurs. A force de tentatives, il arrive qu’on se retrouve bloqué par moment mais, bien heureusement, chaque essai infructueux peut être réinitialisé très simplement. Cela n’empêche pas qu’il y a parfois de quoi se cogner la tête contre les murs, avant de trouver une solution qui n’était finalement pas aussi compliquée qu’on l’imaginait.

De longues minutes à se creuser la tête qui hachent complètement le rythme de ce Yerba Buena. On y ajoute une narration et une mise en scène qui manquent de maitrise, et on obtient un titre qui finit par nous tomber des mains au bout de quelques heures. Et malheureusement, la direction artistique ne contribue pas non plus à relever l’intérêt global du titre. Le chara-design est raté, et les environnements ne font qu’alterner entre la ville de San Francisco et une sorte de monde parallèle qui prend la forme d’un parc d’attractions. C’est assez peu inspiré dans l’ensemble, et même si le twist scénaristique qui arrive dans le dernier tiers du jeu est bien trouvé, c’est finalement bien trop peu. Il est même arrivé, à deux reprises, qu’il faille relancer le titre au dernier checkpoint, la faute à des bugs de collision qui nous ont totalement coincé dans le décor. Pas grand chose à dire concernant l’ambiance musicale, assez discrète et globalement peu emballante.​


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