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Xbox Test d’OPUS: Prism Peak sur Nintendo Switch, une aventure narrative sublime

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OPUS: Prism Peak nous permet de suivre Eugène, un homme d’une quarantaine d’années qui se rend à l’enterrement de son grand-père au volant de sa voiture. Brusquement, un épais brouillard se lève et le force à s’arrêter au beau milieu d’un tunnel. Totalement livré à lui-même, il est alors témoin d’événements étranges, jusqu’à la rencontre d’une jeune fille amnésique, et dont le corps s’efface petit à petit. D’après les rumeurs, seul le Clairvoyant serait capable de soigner notre nouvelle amie du mal qui la ronge. Autant vous le dire tout de suite, OPUS: Prism Peak est un titre qui mise beaucoup sur la narration et l’émotion, véritable marque de fabrique de Sigono. Les développeurs taïwanais se sont même surpassés de ce côté-là, en plus de livrer un scénario qui tient la route, capable de nous embarquer avec lui sans trop de difficulté.

Un constat qui tient tout d’abord au fait que tous les textes sont traduits en français, ce qui permet d’apprécier pleinement la qualité de l’écriture, et de suivre avec attention les échanges entre Eugène et les différents personnages croisés en cours de route. OPUS: Prism Peak sait être subtil comme il sait se montrer intense, mais toujours avec cette volonté de nous placer au cœur du sujet. C’est sans doute là sa principale force, et ce qui fait qu’il est très difficile d’en décrocher. On apprécie aussi les efforts réalisés côté direction artistique, dont le rendu rappelle l’animation japonaise. N’ayons pas peur de le dire, il y a un peu de Makoto Shinkai (Your Name, Suzume, 5 centimètres par seconde, …) dans OPUS: Prism Peak, avec une atmosphère qui alterne entre la mélancolie et la détermination, constamment baignée dans des contrastes de lumière cohérents.

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Mais cela ne signifie pas pour autant que le jeu de Sigono n’est qu’un film interactif, loin de là. Le gameplay tient une place prépondérante dans cette aventure, avec notamment l’omniprésence de l’utilisation de l’appareil photo d’Eugène. Dans un monde teinté de créatures fantastiques et de magie, le quadragénaire peut prendre des clichés pour résoudre des énigmes et débloquer des flashbacks. OPUS: Prism Peak pousse à la curiosité, et permet de prendre un nombre assez large de photos sans avoir à faire le tri régulièrement dans l’album. Que ce soit un paysage ou un objet anodin, tout peut être sujet à révéler les souvenirs d’Eugène, et à en apprendre plus sur l’enfance, l’adolescence et même la vie d’adulte de ce personnage auquel on finit par s’identifier. Si les clichés sont très simples à prendre au début du jeu, cela se complexifie par la suite, avec la nécessité de faire la mise au point manuellement ou d’ajuster la vitesse d’obturation pour obtenir un résultat exploitable. Des mécaniques de gameplay qui ne manqueront pas d’initier les néophytes à ce genre d’appareil.

Côté énigmes, le joueur se retrouve régulièrement face à des braseros qui vous lancent une devinette, à résoudre en offrant un cliché précis. C’est intéressant à jouer, sans être trop difficile, et cela oblige surtout à prendre un maximum de photos de tout ce qui nous entoure. Moins évident, le carnet de notes d’Eugène permet de dresser le portrait de divers personnages rencontrés au cours de l’aventure. Cela se traduit par la nécessité de compléter un questionnaire à choix multiples en fonction de ce qu’ils vous ont dit précédemment. Mais même en suivant assidûment chaque discussion, il n’est pas toujours simple de trouver la bonne combinaison, d’autant que votre nombre d’essais est limité. Même chose pour les «fresques», de grands dessins qui se fondent dans le décor et qu’il faut prendre en photo pour ensuite les répertorier dans votre carnet, au bon endroit, et obtenir ainsi des morceaux de lore.

Des éléments facultatifs qui ont le mérite d’être présentés autrement que par de simples documents à lire ou à écouter, et qui participent à approfondir le gameplay. Dans la même veine, on trouve également des stèles qui permettent de déchiffrer un alphabet inconnu, ce qui offre un petit travail de recherche plutôt appréciable là encore. Toutes ces actions facultatives ont toutefois une influence sur la fin du jeu, avec une vraie fin, et deux fins alternatives. En ce sens, le titre pousse à la rejouabilité afin de parvenir à satisfaire tous les personnages rencontrés, et révéler leur histoire. Après avoir terminé le jeu une première fois (entre 8h et 10h de jeu), il est toutefois possible de passer par un sélecteur de chapitres pour rejouer une séquence en particulier.

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Selon les phases de jeu, on contrôle Eugène à la première ou à la troisième personne. Si la vue subjective ne pose pas nécessairement de problème en soi, on regrette en revanche que les séquences à la troisième personne, assez majoritaires d’ailleurs, manquent de souplesse. On se retrouve à diriger un Eugène un peu lourdaud, entrainant un petit manque de précision quand il s’agit d’interagir avec des éléments du décor. Après avoir passé autant de temps en mode portable qu’en mode docké, on a pleinement ressenti le manque de moyens du studio dans les deux cas, avec une résolution limitée, quelques bugs d’affichage et un framerate peu stable.

Les petites faiblesses techniques sont en revanche largement compensées par la qualité de la direction artistique, avec des décors qui nous font parcourir le Japon entre ruralité et villes bétonnées. Là encore, la volonté de s’inspirer de l’animation japonaise se fait sentir. De nombreuses cinématiques réalisées en plans fixes viennent d’ailleurs le confirmer, et permettent de visualiser les flashbacks d’Eugène. Plutôt discrètes, les musiques sont capables de belles fulgurances avec des thèmes conçus pour faire monter la tension quand il le faut ou pour accompagner une séquence épique comme il se doit. Un petit mot sur les doublages en japonais pour finir, d’excellente qualité, et qui contribuent largement au cachet unique de ce titre à l’atmosphère incomparable.​


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