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Xbox Test du Seigneur des Anneaux : l’Ombre du Mordor / de la Guerre sur Switch 2, deux jeux pour nous gouverner tous

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L’Ombre du Mordor​


Premier jeu de la compilation, L’Ombre du Mordor est un jeu qui est sorti sur PlayStation 4 et Xbox One en 2014. C’est un titre qui nous emmène, comme son nom l’indique, au Mordor, sur la terre du Seigneur des Ténèbres, Sauron. Un postulat plutôt original qui manque tout de même d’un peu de relief puisqu’il s’agit avant tout et surtout d’une histoire de vengeance, celle de Talion, un homme tué par des orques après avoir assisté au massacre de sa famille. Et si toute son histoire pouvait s’arrêter là, il n’en est rien puisque la mort lui est refusée. C’est auprès de l’esprit de Celebrimbor, le légendaire forgeron elfique ayant participé à la conception des anneaux de pouvoir, que notre héros se réveille. Leur aventure commune va les emmener au cœur des forteresses ennemies avec un objectif simple mais porteur : celui de la vengeance et de la recherche de l’identité. Simple et efficace. Fait plutôt sympathique que les amateurs de la saga cinématographique apprécieront : le doublage en français de Gollum et de Galadriel sont ceux des films. Nous, en tout cas, ça nous plait beaucoup.

En termes de structure, L’Ombre du Mordor fait partie de ces titres qui embrassent le concept du monde ouvert avec plus ou moins de succès, surtout quand on le parcourt près de 12 ans plus tard. Sans être gigantesque – ce qui n’est pas un reproche, bien au contraire – il est surtout cloisonné derrière une construction assez simpliste qui consiste à escalader des tours (coucou Assassin’s Creed) afin de dévoiler une zone et les quêtes qui s’y cachent. On débloque alors toute une série de quêtes secondaires plus ou moins intéressantes qui ne sont pas scénarisées. C’est l’occasion d’explorer les différentes facettes du gameplay : exploration, infiltration, combat à distance et au corps-à-corps. Efficace, mais peu intéressant sur le fond. Ce n’est donc pas sur ce point que L’Ombre du Mordor se démarquera de la concurrence, surtout aujourd’hui. Le jeu accuse le poids des âges, c’est une évidence, mais il est sauvé par le concept essentiel du titre : le système Nemesis.

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C’est l’élément central des deux jeux de la compilation. Le système Nemesis est une mécanique de jeu qui consiste à gérer de manière autonome et intelligente l’armée de Sauron. Les ennemis que vous croisez gardent en mémoire vos rencontres, se montrent railleurs et peuvent même prendre une nouvelle place dans la hiérarchie en cas de victoire sur vous. En suivant cette dynamique, on retrouve également divers évènements comme les luttes de pouvoir pendant lesquelles il est possible d’intervenir. Votre objectif : couper la tête de l’armée et ainsi atteindre La Main Noire de Sauron. Si cela peut s’avérer très théorique, en réalité, ce système est toujours bluffant à l’heure actuelle. Entendre les réflexions des orques ou les voir se battre pour atteindre une nouvelle place dans la hiérarchie est un véritable plaisir. Un plaisir coupable qui rend l’expérience de jeu particulièrement attractive et addictive.

Passons maintenant à la partie technique du titre, le point essentiel de ce portage. Sur ce plan, Aspyr a fait preuve de retenue en nous proposant un jeu qui est bloqué à 30 ips. Que ce soit en portable (l’essentiel de notre test) ou en docké, le titre reste coincé à ce niveau de fluidité. En soi, ce n’est pas dérangeant, surtout que c’est particulièrement solide, mais on aurait aimé que ce soit possible de pousser le jeu un peu plus loin. C’est d’autant plus vrai que pour arriver à cela, les développeurs ont dû faire des concessions sur le plan visuel. La résolution, dynamique, change en fonction des situations. Il se peut ainsi, en cas de surcharge, que celle-ci change, ajoutant un petit flou qui n’est pas forcément dérangeant en portable. Par contre, quand c’est sur la télévision, c’est sensiblement plus compliqué et le jeu se montre moins joli que ce que l’on pourrait espérer. Après, encore une fois, il est probable, surtout si vous connaissez les jeux, que vous y jouiez principalement avec la machine dans vos mains, et de ce côté-là, c’est assez agréable en mains. Enfin, en ce qui concerne la maniabilité, les Joycon font le job, mais on aurait quand même envie de vous conseiller d’utiliser une manette pro qui est toujours plus intuitive, notamment pour les jeux d’action comme L’Ombre du Mordor.

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L’Ombre de la Guerre​


Second opus de la saga sorti en 2017, L’Ombre de la Guerre est l’exemple même de la suite réussie. Il reprend le concept de son ainé, venant même scénaristiquement à la suite des évènements du premier jeu, et le développe avec brio. Et ce, à tous les niveaux. Ainsi, si on parle du scénario, on quitte le principe de la vengeance et on découvre une histoire qui intègre bon nombre de personnages et de lieux tirés des livres et de la saga. Sauron, Arachne, les Nazguls, Minas Morgul, Minas Ithil… tant de noms qui font forcément écho aux fans qui peuvent découvrir un lore un peu plus étoffé et plus complexe que ce que l’on avait dans le premier titre. C’est évidemment l’un des grands plus de cet opus qui n’hésite pas non plus à s’emparer des codes de la licence. On pense par exemple à cet anneau forgé qui nous fait forcément penser à celui de pouvoir que Sauron souhaite récupérer tant bien que mal pour conquérir la Terre du Milieu.

Pour le reste, comme dit précédemment, L’Ombre de la Guerre voit tout en grand, en beaucoup plus grand. Le jeu vous invite dans un monde sensiblement différent qui s’éloigne des contrées grisâtres du premier épisode. La vengeance laisse place à une guerre interne qui offre des affrontements et des combats de grande envergure dans les forteresses, grande nouveauté de cet opus. On peut d’ailleurs ajouter que ce titre ajoute deux éléments essentiels. D’une part, il y a désormais un aspect RPG bienvenu qui nous permet de modifier notre équipement. C’était absent du premier titre, et cela fait un bien fou dans celui-ci. D’autre part, il est désormais possible de créer sa propre armée pour affronter celle de Sauron. Les possibilités sont infiniment plus complètes et plus complexes et ce sont des dizaines d’heures de jeu qui vous attendent. Des heures passionnantes bien que répétitives. C’est la contrepartie d’une structure aussi grande, aussi massive, et un syndrome de l’époque qui se traine d’ailleurs encore aujourd’hui dans certains jeux en monde ouvert.

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Cette évolution concerne évidemment le système Némésis qui brille encore plus. Les orques sont divisés en tribus et ont des cultures différentes qui se reflètent sur les forteresses que l’on doit défendre ou assaillir. On retrouve évidemment le principe de hiérarchie ainsi que les évènements spontanés qui s’invitent sur la carte, comme les luttes entre orques. Là où le jeu pousse le bouchon sensiblement plus loin, c’est sur le fait qu’il est désormais possible d’ordonner à l’un de nos orques d’infiltrer le camp adverse afin qu’il le poignarde dans le dos le moment venu. Il existe également un système de lien de sang qui a un impact concret sur les armées. Si vous tuez le frère de l’un de vos capitaines, ce dernier change de camp et devient votre ennemi. Enfin, sachez que si vous ne prenez pas soin de vos hommes (ou de vos orques, si vous me suivez), ils pourraient se retourner contre vous. C’est brillant, vraiment brillant, et aujourd’hui encore, on a rarement vu quelque chose d’aussi poussé et intéressant dans un jeu. Dommage que ce système Némésis n’ait pas été repris dans un troisième opus ou même sur un autre jeu.

Sur le plan technique, les constats que nous avons faits pour L’ombre du Mordor s’appliquent à l’identique au second titre. 30 ips, résolution dynamique, plus joli en portable que sur le dock, L’Ombre de la Guerre tourne de la même manière sur Nintendo Switch 2. Nos conclusions sont donc les mêmes bien qu’elles soient plus tempérées dans la mesure où ce second opus est plus grand, plus massif et donc plus complet. On comprend et on accepte donc plus facilement les concessions sur la fluidité qui, il faut tout de même le souligner, ne bronche pas (sauf lors des grandes batailles, ce qui ne choque pas, là non plus).​


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