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Xbox Test d’Ys Memoire: Revelations in Celceta sur Nintendo Switch 2, du Falcom à la carte

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GameActu
Si la chronologie des jeux Final Fantasy vous paraît compliquée du fait des différentes numérotations des épisodes, qu’ils soient sortis au Japon ou aux Etats-Unis, dites-vous bien que ce n’est rien à côté de la confusion provoquée par la franchise Ys. Dans les années 90, ce sont deux jeux Ys IV différents qui ont vu le jour sur deux supports distincts, avec Mask of the Sun sur Super Famicom d’un côté et The Dawn of Ys sur PC Engine de l’autre. Pour remettre les choses à plat, Falcom a décidé de retirer ces deux titres de la chronologie pour les remplacer par Memoire of Celceta (PS Vita, 2012). Un épisode unique qui reprend des éléments des jeux d’origine, et dont le scénario prend place avant celui d’Ys III. Sachez toutefois qu’il n’y a absolument pas besoin de connaître la franchise pour suivre cette aventure en compagnie d’Adol Christin, le héros récurrent de la série. Et pour cause, celui-ci a totalement perdu la mémoire et accepte la difficile mission de cartographier la forêt de Celceta, ce qui lui permet au passage de retrouver des fragments de ses souvenirs.

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Dans les faits, Ys Memoire: Revelations in Celceta n’est ni plus ni moins qu’un portage de la version originale sortie sur la portable de Sony. On y retrouve un scénario à l’identique, et des menus qui n’ont pas bougé d’un iota, laissant transparaître l’habituelle sobriété du studio japonais en la matière. Une nouvelle version qui apporte tout de même quelques petits ajustements techniques, avec une meilleure résolution (1080p en mode portable ou docké sur Switch 2), un framerate stable à 60fps, et la possibilité d’opter pour les musiques originales ou des versions réorchestrées. On regrette en revanche l’absence de traduction en français puisque le titre reste intégralement jouable en anglais, avec la possibilité de basculer les quelques dialogues enregistrés en japonais si on le souhaite. Il aurait été évidemment appréciable de voir l’éditeur Marvelous se pencher sur une traduction intégrale dans notre langue, d’autant que les épisodes canoniques inédits édités par NIS America (de Ys 8 à Ys 10) la proposent.

Les anglophobes passeront forcément à côté d’une partie du sujet en lançant Ys Memoire: Revelations in Celceta. Même si le jeu de Falcom ne propose pas un scénario particulièrement ambitieux, la structure narrative basée autour de la récupération des souvenirs demande un minimum de connaissance dans la langue de Shakespeare pour être réellement appréciée. C’est d’autant plus vrai avec certains dialogues à choix multiples, qui permettent de maintenir l’attention du joueur sans pour autant avoir une quelconque influence sur la suite des événements. Globalement, le titre est assez bien équilibré dans son ensemble, avec des séquences narratives qui ne s’éternisent pas, laissant ainsi un maximum de place aux phases d’exploration et aux combats. La progression est agréable, et ponctuée de rencontres avec de nouveaux personnages jouables dessinés par Katsumi Enami, le chara-designer principal de la franchise Trails. Les modèles sont d’ailleurs très réussis et on apprécie de voir que chaque héros dispose d’une vraie personnalité, et d’un but précis qui l’amène à rejoindre le groupe d’Adol.

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On peut également mettre à profit leur compétence propre pour résoudre certaines énigmes dans les donjons ou pour révéler de nouveaux passages dans la grande forêt de Celceta. Adol est ainsi le seul à pouvoir activer les fragments de mémoire quand Duren peut crocheter des coffres fermés à clé. Tout est fait pour impliquer l’ensemble de l’équipe et créer une vraie cohésion de groupe. On prend ainsi un certain plaisir à dévoiler petit à petit la carte de la forêt, grâce à ces compétences mais aussi grâce à des artefacts à récupérer dans les donjons, un peu à la manière d’un jeu de la franchise Zelda. L’exploration de la map se fait selon une progression qui rappelle les Metroidvania, puisqu’il est possible de revenir dans des lieux déjà visités pour débloquer des zones après avoir obtenu la bonne capacité (comme nager sous l’eau ou casser des rochers par exemple). On aurait toutefois bien aimé un peu plus de diversité dans les environnements, la forêt et les donjons n’invitant pas vraiment au message, mais plutôt à une promenade dans les bois.

Une balade agrémentée de combats en temps réel, avec la possibilité de changer rapidement le personnage que l’on contrôle. Au total, ce sont trois personnages qui sont à l’écran, avec l’impossibilité toutefois de jouer en coopération. Nos partenaires contrôlés par l’IA peuvent toutefois faire diversion, récupérer du loot et nous aider à éliminer les ennemis. Au total, ce sont quatre modes de difficulté qui sont proposés, ce qui ne devrait pas manquer de satisfaire un maximum de joueurs. Les menus sont très simples à utiliser, avec une gestion basique de l’équipement, la possibilité d’assigner des attaques spéciales et de sauvegarder à n’importe quel moment. On y ajoute la présence, un peu partout sur la map, de stèles capables de remplir vos barres de vie et de vous téléporter vers un autre lieu, et on obtient finalement un titre plutôt assez accessible et peu frustrant. C’est d’autant plus vrai qu’il est possible de sauvegarder quand on le souhaite.

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Les principaux défauts du titre sont à mettre au crédit des combats. Si les déplacements des personnages sont assez souples, avec la possibilité d’effectuer un dash pour se rapprocher rapidement d’un ennemi ou pour effectuer une esquive, on note un manque d’impact dans les coups, et un système de coups spéciaux un peu décevant. En revanche, le fait que chaque ennemi soit sensible ou résistant à un type d’attaque est assez bien trouvé puisqu’il oblige à switcher entre les personnages et à constituer un groupe homogène. Même satisfaction en esquivant ou en réalisant une parade parfaite, des actions qui déclenchent une séquence au ralenti qui permet de prendre un ennemi à revers ou d’enchainer les attaques durant quelques secondes, sans risquer de prendre des coups en retour. Pas nécessairement originaux, les affrontements de boss restent dans la même veine que le reste, à quelques exceptions près. Voir leur barre de vie gigantesque se vider à mesure que l’on frappe reste particulièrement gratifiant, à défaut de ressentir une véritable intensité.

Sur le plan technique, il faut bien se remettre en tête que cet Ys Memoire: Revelations in Celceta est en réalité une version à peine retouchée d’un jeu sorti sur une console portable il y a plus de 10 ans. Les moyens du studio Falcom n’auront évidemment pas permis de transformer le titre en profondeur, même si le framerate porté à 60fps ajoute déjà une belle plus-value. Même chose avec les modèles 3D, tout à fait satisfaisants malgré un manque de détails évident. On ne peut pas vraiment en dire autant des textures, assez pauvres et ternes, tandis que certains bugs d’affichage persistent, notamment en mode portable, avec un peu d’aliasing et quelques scintillements par moment. C’est en revanche un peu plus propre en mode docké, avec la disparition de l’aliasing (mais pas des scintillements), et un upscaling en 4K qui apporte logiquement de la finesse à l’ensemble, notamment aux vignettes présentes dans les fenêtres de dialogue. On n’ira pas jusqu’à dire que c’est beau, mais certains panoramas valent le coup d’œil et il existe un vrai gap entre The Oath of Felghana et cet épisode, ce qui n’est quand même pas négligeable.

Une manette qui sera ensuite envoyée à l’approche de la sortie du jeu, autour du 27 mai prochain.​

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